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Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #16

8 mai 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Liens CivicTech de la semaine #16 Civic Tech

 

« La révolution sera numérique » : le manifeste de John Doe, le lanceur d’alerte des « Panama papers » – Le Monde

Au sein de l’Union européenne, le registre du commerce de chaque Etat-membre devrait être librement accessible et comporter des données détaillées sur les bénéficiaires économiques finaux des sociétés. Le Royaume-Uni peut être fier de ses initiatives, mais a encore un rôle crucial à jouer en mettant fin au secret financier sur ses territoires insulaires [comme les îles Vierges britanniques, Jersey ou Guernesey], qui sont incontestablement la pierre angulaire de la corruption institutionnelle à travers le monde. Les Etats-Unis ne peuvent plus faire confiance à leurs 50 Etats pour prendre des décisions éclairées sur les données de leurs entreprises. Il est plus que temps pour le Congrès d’entrer en jeu et d’imposer la transparence en fixant des standards pour la divulgation et l’accès public à ces informations.

C’est une chose de louer les vertus de la transparence gouvernementale lors de sommets et dans les médias, mais c’en est une autre de la mettre en œuvre effectivement. C’est un secret de polichinelle qu’aux Etats-Unis, les élus passent la majorité de leur temps à lever des fonds. Le problème de l’évasion fiscale ne pourra être réglé tant que les officiels élus dépendront de l’argent des élites qui ont le plus de raisons de vouloir échapper à l’impôt. Ces pratiques politiques iniques sont arrivées à la fin d’un cycle et elles sont irréconciliables. La réforme du système déficient des financements de campagnes électorales américaines ne peut plus attendre.

Les outils du collaboratif peuvent-il changer la politique ? – 20 minutes

Car pour ces membres de la civic tech, pas question de se couper des politiques. «Tout le monde dit que le système est pourri. Mais à l’intérieur du système, beaucoup d’élus font le même constat et essayent de faire évoluer les choses», confie le fondateur de Démocratie Ouverte, Armel le Coz. Le trentenaire dit notamment vouloir fournir des «solutions aux élus».

Parmi les projets nés sur Démocratie Ouverte, le site «Parlement et Citoyens» offre à tout un chacun de co-construire une loi. 10 000 personnes ont ainsi participé à la proposition de loi sur la bio diversité. Les inscrits étaient invités à donner leurs avis sur chaque article et à apporter des sources ou des précisions supplémentaires.

 

Civic Tech : et si l’innovation vous rendait le pouvoir ? – Contrepoints

La Civic Tech regroupe l’ensemble des technologies et innovations au service de la participation citoyenne et de la démocratie ouverte. Une technologie civique dont la finalité serait de renforcer le lien démocratique entre citoyens et gouvernements, afin de permettre, tantôt d’accroître le pouvoir des citoyens sur la vie politique, tantôt de rendre un gouvernement plus accessible et plus efficient. Là encore, il convient de distinguer d’une part les initiatives gouvernementales, le plus souvent axées sur l’ouverture du gouvernement, des initiatives citoyennes, concentrées autour de la participation et de l’inclusion.

 

Voie collaborative vs démocratie représentative – L’Hémicycle

Regroupées sous le vocable encore flou de civic tech, ces initiatives citoyennes, qui incluent plates-formes participatives, crowdfunding ou encore applications mobiles, ne s’inscrivent donc pas uniquement dans une optique contestataire. Tout comme le pendant numérique du mouvement Nuit debout, elles traduisent une même reven­dication : la transformation du système pour plus d’impli­cation des citoyens dans le fonction­nement démocratique, notamment par une plus grande collaboration entre le législateur et la société civil.

L’État ne reste pas sourd à ces demandes d’ouverture citoyenne. En témoigne la mission Étalab. Fondée en 2011 et placée sous l’autorité du Premier ministre, elle administre le portail data.gouv.fr destiné à rassembler et à mettre à disposition librement l’ensemble des informations publiques de l’État, de ses établissements publics et, si elles le souhaitent, des collectivités territoriales. En outre, la France préside, depuis le 20 avril, le Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), auquel elle a adhéré en avril 2014. Cette organisation, créée en 2011, regroupe 65 pays autour des enjeux de transparence de l’action publique et de participation de la société civile aux décisions. Le gouvernement a d’ailleurs présenté, en juillet dernier, un plan d’action numérique pour l’ouverture des données publiques aux citoyens et plus d’interaction dans la création des textes de lois. Une volonté traduite dans les faits par l’organisation, à l’automne dernier, d’une grande consultation sur le projet de loi pour une République numérique. Quelque 8 500 contributions d’internautes et près de 15 000 votes ont été enregistrés sur la plate-forme republique-numerique.fr dédiée à l’opération.

Une démarche ambitieuse sur la forme mais un fiasco sur le fond pour Benjamin Sonntag : « Les propositions des citoyens n’ont pas été retenues. Ça a viré au simulacre de démocratie direct, piloté par les défenseurs à tous crins du copyright ». Et le cofondateur de La Quadrature du Net de constater : « Beaucoup d’administrations restent encore frileuses. Les projets de coconstruction et de collaboration entre citoyens et administrations sont des processus longs à mettre en place. »« Mais, conclut-il , si ce genre de consultations n’est pas suivie d’effets, il faudra s’attendre à un retour de bâton de la part de la société civile ».

 

Gilles Babinet : « les politiques ont une façon dépassée de fabriquer le consensus » – La revue politique et parlementaire

  • Le problème est que le pays est resté très technocratique avec des débats qui sont par nature politiques et mal administrés. La classe politique actuelle ne connaît pas ou mal les enjeux du numérique et de la révolution en cours. Nos responsables politiques sont simplement restés au XXème siècle. Il faudrait qu’ils passent la main à la génération suivante ; je rappelle que nous avons l’une des plus vieille classe politique d’Europe. J’ai parfois l’impression de perdre mon temps avec eux lorsqu’au bout d’un tiers de l’entretien j’en suis encore à l’explication de texte. Je sais alors qu’il ne sortira pas grand chose de la discussion. Le dialogue avec les responsables d’autres pays européens, comme l’Estonie, la Slovénie,  les pays du Nord, ou le Royaume-Uni, sont d’un autre niveau. On passe directement aux sujets sérieux : comment donner plus de pouvoir aux citoyens ? Comment établir un cloud ouvert qui permette de conserver sa souveraineté ? etc.

  • Il faut aplanir le monde et placer le citoyen au cœur de l’Etat. Je suis pour la fabrication du consensus par le numérique, la co-construction, la collaboration. Les mouvements citoyens ont pris de l’importance, surtout dans les pays de l’Est et scandinaves, moins en France. Quoi qu’il en soit, la question d’une nouvelle gouvernance est un vrai débat.  La seule note positive vient du travail qu’a fait Axelle Lemaire : lors la concertation pour sa Loi, près de 20,000 citoyens ont participé. Le résultat est remarquable. Peu ou pas de critiques de la société civile qui s’est rangé derrière cette loi. Les seules idioties ont été réintroduites plus tard, par des parlementaires. C’est emblématique de ce qui marche et de ce qui ne marche pas.

 

Loi numérique : satisfecit réservé du Conseil national du numérique – Numerama

Établissant un « bilan mitigé » des discussions, le CNNum « s’inquiète d’un certain nombre de reculs, tant par rapport au projet de loi initial qu’au texte adopté par l’Assemblée nationale ».

« C’est le cas par exemple en matière de fouille de texte et de données (text and data mining, TDM), de portabilité, de protection des données personnelles ou encore s’agissant de la possibilité, introduite à l’Assemblée, pour des associations d’agir en justice pour défendre le domaine public », regrette l’institution. Le Conseil avait porté le texte à bout de bras depuis sa genèse, avec l’organisation d’une consultation publique inédite qui est certainement pour beaucoup dans la qualité globale des débats, remarquée par tous les bancs.

Mi-institution publique mi-lobby, le CNNum prévient que quel que soit le résultat de la CMP, il « continuera à porter ces débats au niveau européen en prévision des réformes à venir ».

 

Découvrir la #CivicTech et son impact sur les investissements IT – eMedia

Ce type de dépenses IT devraient damer le pion à celles des investissements IT traditionnels, entre 2013 et 2018, avec une croissance 14 fois plus rapide. Plateformes open data et Cloud, services mobiles, solutions de mobilité pour les fonctionnaires sont les principaux postes.

Le mouvement est aussi un booster pour la transformation digitale des gouvernements, un biais technologique pour limiter les coûts en améliorant leurs process.  Mais organiser le partage d’informations entre les différents départements et agences, de même que les services numériques aux administrés et l’expression citoyenne constituent également des challenges. Parce qu’à l’heure du digital, les attentes des citoyens sont élevées en matière de service public : accès 24h/24, par smartphone, tablette ou ordinateur, possibilité  de s’exprimer via des réseaux sociaux, des forums en ligne, mesurer l’efficacité des actions des institutions grâce à l’ouverture des données.

 

Généralisation de l’open data dans les marchés publics à horizon 2018 – Marchés publics PME

Supporté notamment par l’association Open Data France regroupant des collectivités, le mouvement en faveur de l’ouverture des données publiques se voit appuyé par le décret du 27 mars 2016 portant sur les marchés publics. En effet, l’article 107 du décret se veut structurant en ce qu’il exige des acheteurs publics qu’ils garantissent « un accès libre, direct et complet aux données essentielles ». Seules les informations « dont la divulgation serait contraire à l’ordre public » se trouvent exclues du périmètre de cet article.

 

« Sans investissement civique et politique, le repli et le rejet triompheront » – Raphaël Glucksmann revient dans Libération sur l’évolution de la relation au politique, notamment la question de l’horizontalité.

Il n’y a plus de parole a priori légitime. L’horizontalité entraîne à la fois une explosion positive de la prise de parole et le retour d’idéologies que l’on pensait bannies à tout jamais, mais qui étaient juste censurées. Il faut donc mener le combat là où les gens s’informent le plus : sur les réseaux sociaux, les blogs, les places. En septembre, face à l’afflux des réfugiés, en arguant de l’état de l’opinion pour ne pas ouvrir notre pays aux boat people du XXIe siècle, le gouvernement français l’a confirmé : le repli et le rejet de l’autre ont réellement progressé dans notre société. Or, ce n’est pas seulement la responsabilité des politiques, mais aussi celle des intellectuels, des organisations qui fondent la société civile d’essayer de comprendre où on a échoué et de repartir au combat.

 

Comment les politiques espèrent dépoussiérer les meetings de campagne – 20 minutes

Distancé dans les sondages, François Fillon jouait gros mardi soir. Le candidat à la primaire de la droite et du centre tenait un meeting à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Un meeting participatif et connecté « d’un genre nouveau », affirme son entourage. Comme lui, Bruno Le Maire ou Emmanuel Macron ont voulu dépoussiérer ce rite de campagne. Avec des méthodes parfois utilisées dans le passé.

 

Législatives partielles: des affiches-miroir à Strasbourg – BFMTV

Affiches Ma Voix législatives

Afin de « faire de la politique autrement », le collectif alsacien « Ma Voix », qui a tiré au sort son candidat pour les législatives partielles, a collé des affiches-miroir dans Strasbourg.

 


Ils font la Civic Tech

Change.org est devenu un outil incontournable pour les citoyens mais aussi pour les responsables politiques

4 mai 2016 • By

Vote d’une loi obligeant les supermarchés à distribuer leurs invendus alimentaires, démission de Agnès Saal, grâce présidentielle accordée à Jacqueline Sauvage, retravail de la loi El Khomri, sauvetage du statut des auto-entrepreneurs… La pétition semble aujourd’hui faire l’opinion.
Comment Change.org agite les français, les médias et les élus ? Décryptage avec Benjamin des Gachons, directeur de Change France, ils font la Civic Tech cette semaine.

Change.org semble avoir remis au gout du jour un vieil instrument démocratique : la pétition. Comment expliquez-vous ces incroyables mobilisations et ces résultats ?

Logo Change.org Civic Tech CivicTechChaque heure dans le monde, une pétition initiée sur notre plateforme aboutit à une victoire déclarée par un utilisateur sur la base de décisions et mesures concrètes prises par des décideurs politiques ou économiques en réponse à une pétition. Ces résultats s’expliquent par le fait que Change.org n’est pas simplement un site de pétitions en ligne mais une plateforme de production de changements : les internautes peuvent y construire des mouvements d’opinion à partir de leurs pétitions, accéder à différents outils de mobilisation et de viralisation mais aussi dialoguer avec les décideurs qui sont de plus en plus nombreux à prendre au sérieux ces mobilisations horizontales, participatives et citoyennes.

Nous avons en effet voulu renouveler ce vieil instrument de la pétition en le rendant plus accessible et plus efficace grâce à la puissance d’internet. Mais ce qui est le plus fascinant et le plus réjouissant, c’est la créativité de nos utilisateurs (parfois très jeunes) qui se saisissent des outils de notre plateforme, des réseaux sociaux mais aussi d’expressions plus traditionnelles de mobilisation (comme les manifestations) pour inventer de nouvelles formes d’expression citoyenne mêlant le online et le offline, comme on l’a vu dans le succès de la mobilisation #LoiTravailNonMerci.

Pour que ces bonnes pratiques développées par nos utilisateurs bénéficient au plus grand nombre, nous mettons d’ailleurs en ligne dans les prochains jours un “guide du lobbying citoyen” mettant en avant de manière didactique les ressorts d’une mobilisation citoyenne réussie. Sur le modèle des formations au crowdfunding dispensées par les sites de financement participatif, notre ambition est de former toujours plus de citoyens au crowdcampaigning, à ces mobilisations citoyennes participatives dont l’impact va croissant.

 

Un des grands enjeux des différentes solutions dites « Civic Tech » est de toucher une large audience et d’arriver à engager les publics. Quelle est l’audience française de Change.org ? Quelle est votre stratégie pour ré-engager les citoyens dans le débat public ? 

On compte aujourd’hui 140 millions d’utilisateurs actifs dans le monde dont plus de 7 millions en France. Avec plus de 3 millions de nouveaux utilisateurs par mois dans le monde, Change.org connaît une croissance exponentielle qui traduit une envie d’agir des citoyens et leur souhait d’accéder à des outils simples et efficaces leur permettant de s’exprimer et de rallier des gens aux causes qui leur tiennent à cœur. C’est selon moi cette accessibilité, cette ouverture et cette neutralité qui expliquent le succès de notre site. Ce qui nous différencie des autres sites, c’est aussi la possibilité pour chacun d’y construire de véritables mouvements (communication avec les signataires via un système de mises à jour) et celle de dialoguer avec les décideurs (possibilité pour des élus et des entreprises de répondre aux pétitions via leurs Profils vérifiés).

 Profil vérifié de la Ministre Najat Vallaud-Belkacem

Profil vérifié de la Ministre Najat Vallaud-Belkacem

Tous ces aspects poussent de nombreux citoyens à venir s’engager régulièrement sur notre plateforme, et il faut dire que les sujets et les causes ne manquent pas, tant au niveau local, régional que national. Face à cette envie d’agir, on est en quelque sorte devenu le média de l’engagement, l’outil d’expression citoyenne de proximité.

 

Mexico mène actuellement une incroyable expérience démocratique en proposant à ses 9 millions d’habitants de co-construire une nouvelle constitution via Change.org. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette expérimentation ? 

C’est en effet tout à fait incroyable et cela montre que notre plateforme est devenu un outil incontournable pour les citoyens mais aussi pour les responsables politiques qui ont l’intuition de la puissance du numérique pour inventer de nouvelles relations citoyens/représentants.

Change.org est devenu un outil incontournable pour les citoyens mais aussi pour les responsables politiques

De quoi s’agit-il ? Nous avons lancé sur Change.org une fonctionnalité baptisée “Page mouvement” permettant à toute entité (association, collectif, institution) de fédérer des mobilisations individuelles portant sur un objectif commun. Pour la ville de Mexico, cette fonctionnalité répondait parfaitement à leur besoin d’une solution technique permettant d’organiser une consultation à grande échelle, intégrant la viralité des réseaux sociaux et permettant la participation la plus large, pour écrire leur nouvelle constitution. Ainsi, cette page mouvement rassemble à l’heure actuelle plus de 260 pétitions qui sont autant de propositions concrètes que la ville peut prendre en compte sur la base d’un seuil fixé à 10.000 signatures.

Mouvement · Voces ciudadanas en la nueva Constitución de la CDMX

Cet outil est ouvert à tous et il est donc probable que l’exemple de Mexico crée un précédent. Chaque collectivité souhaitant organiser une consultation de ce type peut très facilement mettre en place une solution similaire en contactant l’équipe de Change.org.

 

Pourrait-on imaginer que, demain, Change.org devienne le parlement des citoyens et qu’à partir d’un certain niveau de participation, les propositions citoyennes basculent dans un autre parlement : l’Assemblée nationale ?

Pourquoi pas ? La route sera longue en France où les résistances sont parfois plus fortes que dans des pays comme l’Allemagne déjà dotés de puissants outils participatifs. Mais de fait, comme on l’a vu avec l’adoption de la loi contre le gaspillage alimentaire largement impulsée par la pétition initiée sur Change.org, les propositions citoyennes basculent déjà dans l’Assemblée nationale. Il est à mon avis aussi intéressant de voir que des institutions comme le Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui sont dotées d’un droit de pétition légalement reconnu, réfléchissent à intégrer la puissance des pétitions en ligne pour faire fonctionner ce droit, et ont souhaité consulter Change.org sur ce point il y a quelques semaines.

Conseil Economique Social et Environnemental - CivicTech Civic Tech

 

Pour finir, estimez-vous faire partie d’un mouvement, d’une communauté Civic Tech ? Quelles sont, selon vous, les perspectives de ce secteur en France et à l’international ?

Je crois beaucoup à la notion d’écosystème et en tant que plateforme ouverte, c’est dans l’ADN de Change.org de participer à l’émergence de nouvelles tendances. En ce sens, on se rallie avec enthousiasme sous la bannière Civic Tech qui recouvre des initiatives très diverses mais qui ont pour point commun l’idée de mettre l’innovation technologique au service d’une expérience démocratique renouvelée.

À un an de la présidentielle, il y a en France un fourmillement d’initiatives estampillées Civic Tech qui est très stimulant et qui prolonge le développement du secteur en cours un peu partout dans le monde. Mais comme on l’a vu dans d’autres secteurs d’innovation technologique, il y aura à mon avis besoin d’une reconnaissance forte de la part de la puissance publique pour que le secteur Civic Tech gagne encore plus en visibilité et en audience. Le sommet du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert présidé cette année par la France, qui aura lieu en décembre prochain à Paris, est l’occasion de donner ce coup de projecteur attendu, et d’impulser de nouvelles initiatives et des partenariats entre institutions, gouvernements, élus et acteurs Civic Tech.

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #14

24 avril 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens Civic Tech de la semaine #14 CivicTech

Gouvernement ouvert : la France met l’accent sur le numérique et la contribution citoyenne – Modernisation de l’action publique

Gouvernement ouvert PGO

La France encourage les alliances entre l’administration et la société civile en misant sur les technologies numériques, dont les approches sont déjà mises en œuvre avec l’open data, pour bâtir un gouvernement ouvert. Cette volonté se traduit dans plusieurs engagements de son plan d’action national pour la période 2015-2017, notamment en matière de coproduction législative.

Mexico City is crowdsourcing its new constitution using Change.org in a democracy experiment – Quartz

Voces ciudadanas en la nueva Constitución de la CDMX

Mexico City just launched a massive experiment in digital democracy. It is asking its nearly 9 million residents to help draft a new constitution through social media.

 The crowdsourcing exercise is unprecedented in Mexico—and pretty much everywhere else. Chilangos, as locals are known, can petition for issues to be included in the constitution through Change.org (link in Spanish), and make their case in person if they gather more than 10,000 signatures. They can also annotate proposals by the constitution’s drafters via PubPub, an editing platform (Spanish) similar to Google Docs.

The idea, in the words of the mayor, Miguel Angel Mancera, is to “bestow the constitution project (Spanish) with a democratic, progressive, inclusive, civic and plural character.”

13 propositions pour une version améliorée de l’État, sa posture et son équilibre démocratique – Renaissance numérique

Démocratie : mise à jour

Alors que fleurissent les initiatives de réinvention de la politique, « En marche » d’un côté, « Nuit debout » de l’autre, le think tank Renaissance Numérique délivre « 13 propositions pour une version améliorée de l’Etat, sa posture et son équilibre démocratique » dans le livre blanc : Démocratie : mise à jour.

Paru le 18 avril 2016, ce rapport présente les opportunités qu’offre le numérique pour faire évoluer l’Etat et la démocratie vers davantage de transparence et de représentativité. Il se présente comme une feuille de route nécessaire pour tout décideur politique qui souhaite faire évoluer son mode de gouvernance.

Nuit Debout : mais qui contrôle le site NuitDebout.fr ? – Numerama

Le site Nuit Debout

Au-delà de l’intérêt porté au mouvement, le site nuitdebout.fr a attiré notre curiosité lorsque l’on a découvert au hasard d’une recherche WHOIS que le nom de domaine avait été acheté par une agence de communication parisienne, RAIZ.

Or cette appropriation fait grincer des dents malgré tout. Julien Bayou est Conseiller régional d’Île-de-France et porte-parole d’EELV. Co-fondateur de Génération précaire et du collectif Jeudi Noir, il est l’un des pionniers du mouvement Nuit Debout. Au détour d’un débat sur la place de l’éducation et de la censure dans la démocratie, sur la place de la République, il nous confie qu’il n’est pas un grand fan de l’initiative.

« Plus jamais de loi Travail, c’est-à-dire sans concertation alors qu’elle concerne tout le monde », explique Mounir Mahjoubi – L’Usine Digitale

Vous ne travaillez pas sur la démocratie, l’engagement numérique, alors qu’avec Nuit debout ou la mobilisation contre la loi Travail, on voit bien de nouvelles formes émerger. Pourquoi ce paradoxe ?

Nous avons un chantier sur ce sujet, puisque nous allons dresser le bilan de l’expérimentation sur la loi République numérique. Nos travaux s’inscriront dans la présidence française de l’Open Government Partnership (OGP) qui s’ouvrira à l’automne.

Il faut consulter les Français sur les lois qui les concernent vraiment, car il y a une vraie envie, un vrai besoin de participation. J’ai envie de dire « plus jamais de loi Travail ! », c’est-à-dire une loi qui concerne tout le monde et pour laquelle on ne consulte personne. Je ne dis pas que c’est une bonne ou une mauvaise loi. Je ne me prononce pas sur ce sujet. Mais je regrette qu’on n’ait pas organisé une consultation à son sujet.

La “démocratie liquide” ou comment repenser la démocratie à l’âge numérique – Frédéric Martel

Comment améliorer la démocratie ? Quels outils pour permettre aux citoyens de participer ? Comment voter, décider, choisir, pétitionner en ligne ? “Démocratie liquide”, “démocratie participative”, “démocratie 2.0” : autant d’expressions qui permettent de penser non pas contre la démocratie mais pour une meilleure démocratie. Des associations, des collectifs, des mouvements, de nouveaux outils nous aident aussi à imaginer ces solutions post-démocratiques.

démocratie participative

Montréal s’associe avec Google pour se débarrasser de ses bouchons de circulation – Branchez vous

En échangeant des données en temps réel avec Waze, Montréal souhaite améliorer la circulation sur son réseau automobile.

Selon Radio-Canada, la ville de Montréal a conclu une entente à coût nul avec l’application Waze dans le cadre d’un programme de collaboration entre la division de Google et les grandes villes.

D’un côté, Montréal transmettra à Waze les données compilées des caméras, capteurs et radars installés sur son réseau, en plus d’informations liées aux événements prévus au calendrier et des chantiers de construction planifiés sur ses routes. De l’autre, Waze transmettra les données fournies par les 103 000 utilisateurs montréalais qui seront acheminées au Centre de gestion de la mobilité urbaine de Montréal, où les employés de la ville contrôlent notamment les centaines de feux de circulation.

Un député veut que les internautes soient consultés sur chaque projet de loi – NextInpact

Alors que la France accueillait hier le sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert (ou « OGP »), le député Patrice Martin-Lalande déposait au même moment une proposition de loi organique visant à rendre la consultation des citoyens obligatoire, via Internet, pour tous les projets et propositions de lois.

«En marche» : le bébé du ministre Macron fait ses premiers pas – Liberation

Le parti a débuté samedi la formation de ses «marcheurs», qui devront en mobiliser d’autres selon un principe d’enrôlement pyramidal inspiré de la campagne d’Obama. Objectif : rencontrer le maximum de Français d’ici l’été.

Démocratie participative : de Paris à Reykjavik, des outils au service des citoyens – La gazette des communes

Les initiatives de collectivités territoriales visant à permettre aux citoyens d’exprimer leurs souhaits quant à l’aménagement ou au fonctionnement des services de leurs villes, se multiplient. Paris ou Nantes en France, Reykjyavik à l’étranger, ont mis en place des outils participatifs permettant à leurs habitants de s’exprimer.

Reboot démocratique : pour une démocratie directe augmentée – Les Echos

Il serait illusoire de penser que dans cette France 2020, chaque citoyen serait à même de devenir, en quelques jours de formation, un expert raisonné, crédible et légitime. D’où l’idée de combiner le régime de démocratie participative avec un réseau dynamique de pôles d’expertise, véritables communautés d’experts internationaux habilités à formaliser des recommandations à l’attention des citoyens réunis en « délibérantes », sur des sujets de politique intérieure (via Webcast, visio-conférence, etc.).

La France sous pression sur la gouvernance ouverte – Contexte

Le besoin de créer des liens entre l’État et la société civile, qui est au cœur du projet du partenariat, reste fort en France. Les administrations sont encore frileuses face aux activistes.

Lors de son intervention au lancement de la présidence française du PGO, mercredi 20 avril, la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, n’a pas évoqué la collaboration avec la société civile dans ses axes de travail, montrant ainsi, en creux, une absence d’intérêt pour ce qui est au cœur du partenariat.

Benjamin Jean, initiateur du projet « open law » et organisateur d’un hackathon sur les Civic Tech, regrette que seuls les plus impliqués, à savoir Etalab et le SGMAP, soient venus au hackathon :

« Le gouvernement regarde avec attention ce qui se passe, mais toutes les administrations ne suivent pas de manière active. Le seul acteur étatique vraiment présent sur le sujet, c’est Etalab, car ils sont dans une logique agile et peuvent contribuer aux projets à nos côtés. »

Civic Tech : le numérique pour réconcilier citoyens et politique – Smart attitude

Civic Tech = relation entre les collectivités, les citoyens et les entreprises

Nombreux sont ceux qui voient dans le numérique le moyen idéal pour une participation citoyenne moderne.  Est-il une véritable opportunité pour envisager de nouvelles formes de démocratie ? Focus sur le dynamisme de la « civic tech » française qui espère bien réconcilier le citoyen avec la vie politique.

Retour sur le lancement du Sommet PGO – Etalab

Le 20 avril, la France a initié le processus de co-création du Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert, lors d’un événement de lancement inauguré par Jean-Vincent PLACE, Secrétaire d’Etat en charge de la Réforme de l’Etat et de la Simplification.

Partenariat pour un gouvernement ouvert

 

 


Ils font la Civic Tech

Mettre les citoyens à la fabrique des décisions politiques : interview de DemocracyOS France

15 avril 2016 • By

DemocracyOS a pour ambition de transformer le rapport des citoyens à la politique, à l’heure où internet a changé presque tous les aspects de notre vie quotidienne… sauf le fonctionnement de nos démocraties. Inventée en 2012 par des développeurs et politologues en Argentine, elle est reprise dans le monde: Mexique, États-Unis, Espagne… et désormais en France.

Depuis, la solution fait parler d’elle dans les médias français et en ligne, c’est d’ailleurs une des initiatives Civic Tech qui est la plus citée dans les interviews publiées sur ce CivicTechno. Retour sur l’arrivée de de la plateforme dans l’hexagone avec cette interview de l’équipe française de DemocracyOS, ils font la Civic Tech cette semaine.

Logo DemocracyOS France

Comment ce projet est-il arrivé sur le territoire français ? Pourquoi selon vous, la plateforme intéresse plus que d’autres acteurs ? 

DemocracyOS intéresse parce que c’est une belle histoire en plus d’être une bonne plateforme. Tout a commencé en Argentine avec une équipe désireuse de transformer le rapport des citoyens à la politique. Ils ont fondé le Partido de la Red et la plateforme DemocracyOS, avec en tête un projet assez proche de ce que cherche à réaliser #MaVoix aujourd’hui : permettre aux citoyens de reprendre leur place à la table des décisions. Puis la renommée de DemocracyOS a dépassé les frontières argentines grâce à la conférence TED de Pia Mancini en 2014 et la sélection au prestigieux Y Combinator. La plateforme étant très facilement réplicable, elle a été traduite et utilisée à travers le monde, par le gouvernement mexicain, par des activistes tunisiens pour travailler sur une révision constitutionnelle, par la coalition dont faisait partie Podemos à Barcelone.

 

Et puis en France, avec notre association qui existe depuis déjà un an. Cela paraît peu, mais quand nous avons lancé le meetup Open Source Politics au printemps 2015, il n’y avait que quelques initiatives réellement civictech en France, notamment Regards citoyens et Voxe.org. Depuis, c’est l’ébullition, et ce site en est une illustration. Enfin, dernier facteur important, nous sommes l’une des rares plateformes de débat et de vote à faire le choix de l’open source. Pour nous, l’opengov est avant tout une démarche de transparence il est donc absolument essentiel que les consultations citoyennes ne se passent pas sur des plateformes propriétaires dont le code est par définition fermé et non consultable par les citoyens.

Vous vous attendiez à ce que des députés votent une loi de « modernisation » de l’élection présidentielle qui vise à verrouiller un peu plus le système en place ?

On ne s’y attendait pas car cela va à l’encontre de ce que nous voyons autour de nous dans la sphère de l’innovation citoyenne qui veut justement ouvrir le champ de la représentation au-delà des partis politiques traditionnels. Que ce soit volontaire ou non, cela démontre encore le décalage entre des élus installés depuis des années dans des carrières politiques professionnelles et l’insatisfaction d’une très large majorité de Français.

Concrètement, comment fonctionne la plateforme ?

Contactez-nous ! DemocracyOS est une plateforme open source, donc son code est disponible sur Github et vous pouvez directement et gratuitement déployer votre propre instance. Nous améliorons régulièrement la documentation pour vous aider à utiliser l’outil. Nous pouvons évidemment apporter un support supplémentaire pour aider quelques projets porteurs auxquels nous croyons. Enfin, si votre collectivité souhaite que nous adaptions la plateforme à ses besoins ou que nous créions des fonctionnalités supplémentaires, nous pouvons convenir d’une convention pour financer ces développements. C’est ce que nous avons fait avec les mairies de Nanterre et Paris.

Vous écrivez dans votre manifeste « qu’il est temps d’utiliser cet outil (…) pour une démocratie plus ouverte, de remettre sur la table la promesse qui est celle de Notre République : le gouvernement de tous, par tous et pour tous. » Comment comptez vous mettre DemocracyOS entre les mains des citoyens, des politiques et des institutions ?

Avec un an de recul, nous avons compris qu’un temps était nécessaire pour se familiariser avec les outils avant de se servir de tout leur potentiel. En 2015, nous avons lancé plusieurs débats test sur des sujets d’actualité comme le projet de loi renseignement et sur la COP 21. Cette année, nous avons un partenariat avec la ville de Nanterre pour rendre accessible en ligne un maximum de consultations publiques et nous avons expérimenté une restitution de mandat en ligne avec la mairie de la Paris. Nous voulons continuer à développer ces usages. Nous savons que les jeunes urbains diplômés y ont plus facilement accès que le reste de la population à l’heure actuelle. Il est essentiel que l’Etat et les collectivités territoriales nous aident à toucher les publics les plus défavorisés et les moins connectés en investissant dans des consultations grand public et en soutenant l’écosystème civictech.

Retrouvez le bilan d’activité de DemocracyOS France pour ce début d’année ici 

Réflexions

Demain, un « chat » avec des bots d’élus et d’institutions

13 avril 2016 • By

L’annonce de l’arrivée des bots sur Facebook Messenger (900 millions d’utilisateurs) mobilise déjà les médias, les entreprises et les marques, qui cherchent à toucher l’énorme audience du réseau social tout en utilisant la messagerie instantanée, outil incontournable aujourd’hui.

Bots de messagerie instantanées pour les villes, mairies, régions, départements, élus, partis politiques - Civic Tech CivicTech

Et si les élus, les institutions, les civic start-ups devaient eux aussi s’intéresser de près à ces bots et à l’audience de grands réseaux sociaux ou messageries instantanées ?
Et si la réussite des Civic Tech, qui visent à « rendre le gouvernement plus accessible, efficient et efficace », passait aussi par Facebook, What’s App, We Chat, et les autres ? Ces plateformes permettent aujourd’hui de créer et d’alimenter les relations personnelles et commerciales (service clientèle, promotion, animation de communauté…), elles  réunissent également les conditions pour gérer la relation au citoyen.

Finies la recherche traditionnelle en ligne et les applications

Après Microsoft et son Bot Framework, c’est au tour de Facebook de se lancer dans l’aventure des « bots », ces robots de messagerie qui pourront, comme ceux de Uber, CNN ou KLM,  répondre à nos demandes directement via Facebook Messenger.

Nos usages sont devenus profondément mobiles et vraiment focalisés sur les plateformes de messagerie instantanées. Il faut donc repenser la relation en ligne et les interfaces traditionnelles. Les internautes sont en attente de services plus efficaces, qui donnent une information immédiate et personnalisée.

En France, Voyages-Sncf est déjà sur les rangs et serait un des premiers partenaires français du réseau social de Mark Zuckerberg.

La botification : prochaine révolution de la relation au citoyen et des Civic Tech 

Et si demain, cette technologie était mise au service de la transparence démocratique ? Demain, tout un chacun pourrait facilement, en mobilité ou non, depuis sa messagerie instantanée ou son réseau social :

  • Interroger le bot de son député sur sa présence à l’Assemblée nationale, ses votes, ses interventions et contributions…  et donner son avis sur les décisions à prendre par l’élu ou sur son mandat.
  • Demander au bot de l’Assemblée nationale ou du Sénat des informations sur leur fonctionnement,  sur les travaux parlementaires en cours, sur les textes votés, sur les séances…
  • Comparer les programmes politiques en interrogeant le bot de Voxe, mieux comprendre les questions au Gouvernement en interrogeant celui de Accropolis,  donner son avis en tant que membre du collectif #MaVoix, …
  • Participer à des consultations, se renseigner sur l’avancée d’un projet ou de travaux…
  • Signaler un problème sur la voie publique, proposer des améliorations.
  • S’informer sur l’actualité de sa mairie, son département, sa région ou sur les aides, subventions et appels à projets.

Les nouvelles possibilités offertes par ces robots de messageries mobiles sont une excellente opportunité de valoriser auprès du plus grand nombre les données open data, d’installer plus de transparence pour les élus et d’impliquer davantage les citoyens dans le processus démocratique.

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #12

10 avril 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens Civic Tech de la semaine - CivicTech

Pour une « Repossession Démocratique » en urgence – Frédéric Lefebvre sur le HuffPost

Mais n’est-ce pas aussi au politique de dessiner les moyens d’une expression citoyenne?
En faisant appel aux citoyens par le développement de la démocratie digitale. J’ai lancé les premières assises de la démocratie digitale à l’Assemblée nationale, la première consultation digitale des Français du monde entier.

Je vais lancer la première votation digitale ciblée, d’initiative parlementaire, sur la liberté d’affiliation au RSI…

Avec des élus du PS et des écolos, je travaille avec l’Estonie, petit pays d’Europe, pionnier de la e-gouvernance, je consulte Audrey Tang, icône mondiale, Hackctiviste démocratique à Taïwan sur la consultation des citoyens, et j’ai ainsi fait voter, à l’unanimité, le principe de la consultation des Français sur l’ensemble des projets de loi et propositions de loi au Parlement.

Au-delà de ces nouveaux moyens de participation, je veux poser la question cruciale d’une Repossession Démocratique par le vote. Et pour cela des changements radicaux doivent être mis en œuvre.

#NuitDebout : la ville virtuelle en accès ouvert sur Stig Beta – Stig

Nous avons en conséquence créé dans Stig Beta une ville virtuelle Nuit Debout afin que les citoyens puissent y exprimer leurs idées.

L’accès à la beta pour cette ville virtuelle est ouvert (pas besoin d’invitation). Inscrivez-vous à Stig via ce lien depuis votre smartphone pour participer : https://sti.gr/nuitdebout

Stig est et reste totalement neutre et fournit son outil à titre d’expérience de gouvernance collective. Stig est un outil de démocratie participative et n’a aucun lien direct ou indirect avec un quelconque parti ou organisation politique.

Primaire de la droite : NKM utilise aussi NationBuilder – Numerama

NationBuilder fait l’unanimité pour la conquête de la présidentielle française, de Jean-Luc Mélenchon à Alain Juppé, et désormais NKM. Nous avons jeté un coup d’œil au code source du site de campagne de la candidate et comme on peut le voir dans la capture ci-dessous on y observe de nombreuses références à NationBuilder.

Peu de candidats déclarés se passent  des services du CMS leader de la techpol. Une véritable homogénéisation du militantisme web est en train de se produire autant à gauche qu’à droite, où on retrouve partout les outils de NationBuilder — moins celui de son concurrent français Digitalebox.

Voyage dans l’univers des démocrates militants – Agora 2017 pour AgoraVox

En effet, pendant que le système médiatico politique fournit ses armes pour nous saouler pendant les 12 prochains mois avec la présidentielle, il se crée en ce moment de nombreux mouvements qui souhaitent une rénovation profonde de notre système politique pour aller vers plus de démocratie. Il y a plusieurs galaxies dans cet univers des démocrates militants plus ou moins radicaux.

Retrouvez les initiatives (inscrites par Agora2017) qui veulent faciliter l’information, l’expression et l’action des citoyens dans le cadre actuel dans ce post.

Succès du Civic Bar Camp pour la Nuit des Débats – Mairie du 18e, Paris

Grâce à l’expérience des équipes de DemocracyOS, de la mairie du XVIIIe et des Studios Singuliers, mettant à disposition leurs scribes et facilitateurs, ainsi que la plate-forme DemocracyOS en live, les participants se sont réorganisés par tables thématiques, avec comme objectif de développer la réflexion jusqu’à émettre des propositions citoyennes pour chacun de ces sujets. Assez spontanément, des personnes d’horizons différents se rencontrant pour la première fois ont réussi à se coordonner en groupes de travail au sein de ce qui ressemblait à un petit parlement citoyen.

Envie de participer au prochain Hackathon citoyen ? Toutes les infos dans le post de la Mairie.

LaPrimaire.org, un casting en ligne pour faire émerger un candidat citoyen – Le Figaro

Democratol - LaPrimaire.org

  • D’ici au au second semestre 2016, les créateurs de LaPrimaire.org veulent mobiliser 100.000 citoyens . Plus de 20.000 internautes et 200 candidats ont déjà adhéré au projet, fondé sur la culture collaborative du 2.0 et le constat du manque de représentativité des formations politiques. «Nous ne sommes pas un parti politique. Nous ne portons pas de programme politique», proclame le manifeste de la primaire. «Nous ne sommes pas un mouvement citoyen de démocratie directe, précise David Guez. Nous ne prônons pas de réforme des institutions.» L’ambition des créateurs de LaPrimaire.org est de sortir de la «professionnalisation de la politique».

  • L’important n’est pas là à ses yeux: «L’idée, c’est d’être pleinement opérationnels pour les européennes en 2019.» Autrement dit, créer une dynamique, d’abord citoyenne, ensuite électorale. Hormis le numérique, quelle différence avec un parti politique? «Dans les partis, la parole est verrouillée, regrette l’élue rennaise. Allez à une réunion d’une section locale: il ne s’y passe rien.» Tout le contraire, selon David Guez, des rencontres organisées par LaPrimaire.org. «Dans une même salle, j’ai un altermondialiste et un libéral», explique-t-il. «Il n’y a pas de ligne, abonde Charlotte Marchandise, on n’a pas besoin d’être le petit doigt sur la couture du pantalon.»

Présidentielle : les nouvelles règles suscitent l’ire des «petits» candidats – Les Echos

Un « tripatouillage », un « rapt » voire même un « attentat »…. La double proposition de loi, organique et ordinaire , visant à réformer certaines modalités de l’élection présidentielle, qui devrait être adoptée définitivement ce mardi par l’Assemblée nationale, a suscité des critiques virulentes. Elles émanent des « petits » candidats, qui considèrent que ces nouvelles dispositions les empêcheront de concourir de façon équitable contre ceux des « grands » partis – comprendre « le PS, Les Républicains et le Front national », qui, eux, voient dans ce double projet de loi une modernisation des règles.

Le gouvernement ouvre le code source du calculateur des impôts

Découvrez Communecter, l’application web qui remet le citoyen au coeur de sa localité !


Liens de la semaine

Les liens Civic Tech de la semaine #6

21 février 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens Civic Tech de la semaine #6

Une large majorité de Français pourraient voter pour un candidat non affilié à un parti – Challenges

Une large majorité de sondés 78% se disent prêts à voter à une élection présidentielle pour un candidat qui ne serait « ni issu ni soutenu par un parti politique », selon un sondage Elabe.

« Ma Voix », ce mouvement politique qui veut faire élire des anonymes à l’Assemblée – We Demain

Le mouvement entend donc mettre en place des outils modernes dans l’hémicycle : La formation à l’activité de député, par exemple, se fera grâce à des MOOC, des cours gratuits en ligne. Une école que Quitterie de Villepin définit comme « un simple cours d’éducation civique 3.0 » et dont elle précise les modules : « Qu’est-ce que l’Assemblée Nationale ? », « Quel est le rôle du député ? », « Quel est le chemin de la loi ? », « Quel sera le rôle de ce député ‘augmenté’ ? »

Le coup de gueule de France Digitale contre l’inculture digitale de certains députés – L’usine digitale

Le projet de loi République Numérique porté par Axelle Lemaire, notre Secrétaire d’Etat, auquel France Digitale a contribué, a été voté en première lecture à l’Assemblée Nationale. Son processus législatif fut novateur, il contient de réelles avancées (open data, neutralité du net…) mais nous restons insatisfaits de la façon dont ont été traités certains enjeux (portabilité des données, traitements automatisés des emails et « loyauté des plateformes »). Nous espérons que la navette avec le Sénat permettra de rendre ce projet de loi favorable à la fois au consommateur et à l’essor de l’économie numérique…

Connaissez-vous DigitaleBox, le concurrent français de NationBuilder ? – Numerama

  • Puisque Jean-Luc Mélenchon et Alain Juppé l’utilisent, la France découvre en ce moment NationBuilder. Mais des entreprises françaises n’ont pas attendu que l’Américain soit à la mode pour proposer leur propre solution de gestion de campagne politique numérique. En France, DigitaleBox propose aussi des solutions, plus abordables.
  • « Je me suis dit à l’époque qu’il fallait aller plus loin que ces outils déjà existants mais surtout, créer un outil qui soit adapté aux cadres européen et français  ». 
  • «  C’est quand même plus logique que l’argent public des campagnes électorales soit dépensé en France via des plateformes françaises plutôt qu’en Californie »
  •  « Dans tous les partis politiques, il y a une culture de la donnée qui existe depuis bien avant la révolution numérique. Pendant 40 ans, Charles Pasqua tenait des petites fiches et ces dernières valaient de l’or. Et elles valent de l’or, car toutes ces données, les politiques peuvent les convertir en voix. »

De la radicalité démocratique avant toute chose – Léa Damotte-Martinovic, Mathieu Guibard et Adrien Peschanski sur MediaPart

La bonne nouvelle est qu’il existe un espace politique à vocation majoritaire pour une véritable radicalité démocratique. Le succès du simple appel aux primaires lancé par des acteurs essentiellement hors du champ politique, l’émergence des «civic tech» et le maintien d’une vie associative extrêmement riche à laquelle participent plusieurs millions de nos concitoyens en sont des illustrations probantes.

La civic-tech renouvelle les outils pour mobiliser les citoyens – Point d’aencrage

L’enjeu de la civic-tech est là : sur de nombreux sujets, les citoyens doivent réussir à imposer un rapport de force aux institutions sans attendre une hypothétique consultation pour avaliser des décisions déjà ficelées. Le succès de Meu Rio au Brésil en témoigne : soixante politiques publiques locales ont été modifiées sous l’influence de ce « lobby citoyen » qui inonde les messageries des élus pour faire entendre les voix des 250 000 inscrits sur la plateforme de mobilisation nossascidades.org. Grâce à l’ouverture de son code, qui rend donc l’outil facilement réplicable, le mouvement se répand dans des dizaines de villes d’Amérique du Sud.

Pourquoi 2016 est l’année de l’engagement citoyen et du local ? – Fluicity sur Medium

Comme on l’a vu ensemble juste avant, les possibilités ouvertes par les nouvelles technologies permettent aux citoyens de s’émanciper des moyens de participation plus traditionnels et officiels, et peuvent créer des liens, des moyens de communiquer leur avis plus facilement aux décideurs politiques. La teneur et les frontières de la notion de “démocratie électronique” sont donc repensées, et s’élargissent pour comprendre toute la multiplicité et la complexité des formes de prises de parole en ligne. Une prise de parole que la civictech souhaite guider et aider à se développer.

 


Liens de la semaine

Les liens de la semaine #2

24 janvier 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Liens Civic Tech de la semaine #2

 

Democracy OS France : 9 mois après sa création – DemocracyOS sur Medium

Maintenant que vous savez tout c’est le moment de revenir sur cette incroyable année qu’a été 2015 pour cette toute jeune association. En un peu de moins de 9 mois nous avons :

 

Civic Tech in 2016: Predictions and Questions – Microsoft Bay Area

 I hope we’ll see growing pressure on candidates to embrace the power and promise of civic technology. government_tech_cartoonAny discussion of civic tech’s future has to account for the tumult the 2016 election cycle will inevitably bring.  One the one hand, there’s a certain level of uncertainty about ongoing support for civic innovation initiatives as leadership changes in cities, states, and D.C.  On the other hand, the cost savings and laudable level of service that United States Digital Services, 18F, and organizations like Code for America bring to government work appeal to both sides of the aisle (even in the currently fractured Congress).  Not every city council member needs to be a coder, but modern candidates for elected office should, at the very least, be cognizant of what technology can do to improve government services (and be able to define the phrase ‘open data’).1  Without the public sector’s support, all of the efforts of the private and nonprofit proponents of civic tech won’t amount to that proverbial hill of beans. 

Code for america recrute :

La République numérique ? Opinion Internationale

Les citoyens s’organisent, décidés à agir : il est intéressant de regarder d’un peu plus près ce que les nouvelles initiatives citoyennes, qui éclosent un peu partout sur le web, ont à proposer. D’abord, les plus importantes au niveau international comme Avaaz ou Change.org qui ont connu un succès et une croissance incroyables en seulement quelques années, mais aussi de plus petites, en France, comme Laprimaire.org ou Vox.org qui se sont très rapidement faites remarquées.

This Week in Civic Tech: NYC Launches Public Wi-Fi Beta, Nigeria Experiments with Sewage Mapping – GovTech.com

This Week in Civic Tech presents a lineup of notable events in the space that connects citizens to government services. Topics cover latest startups, hackathons, open data initiatives and other influencers. Check back each week for updates.

La Transition, une alternative « citoyenne » pour préparer 2017 – We Demain

« Je sais que cela ressemble à l’escalade de l’Himalaya par la face nord avec des tongs, mais on en surprendra plus d’un dans un an. »
Pour y parvenir, lui et ses soutiens, parmi lesquels l’essayiste Zohra Bitan, le chef d’entreprise Xavier Alberti et le président de la Fédération des médecins libéraux, Djamel Dib, prévoient de mobiliser les réseaux sociaux et de rassembler ainsi le plus de citoyens possible.

#OpenDemocracyNow – Storify

Vendredi 22 au soir, NUMA nous rassemblait pour hacker la démocratie. Petit récap pour fondus ou newbies de la Civic Tech.

Pour une République numérique – Gouvernement.fr

République numérique

La République du 21e siècle sera nécessairement numérique. Pour relever ce défi, le projet de loi éponyme, co-créé avec les internautes, vise à anticiper les changements à l’œuvre, en saisir pleinement les opportunités, et dessiner une société conforme à ses principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres, le 9 décembre 2015. Il est discuté en première lecture à l’Assemblée nationale jusqu’au 26 janvier.

LaPrimaire.Org VS Jean-Pierre Raffarin dans CPolitique – France5 (vers 55:00)

LaPrimaire.org VS Jean-Pierre Raffarin

Can Civic Tech Prevent More Oregon Standoffs ? – Lorelei Kelly sur Medium

We don’t yet know how the drama in Oregon will turn out. But one way we can support peaceful civic progress in future disputes is through new civic technologies that allow group participation in lawmaking. After all, the best way to prevent armed actions is to discourage unlawful permissive environments by creating opportunities for legitimate self-governance.

Proudly serving your city – Proudly

ProudCity

Le fondateur du blog GovFresh, Luke Fretwell, annonce le lancement de Proud City en se concentrant sur ​​la fourniture de services numériques pour les villes. 

Next wave of civic innovation – GovTech

The editors of Government Technology together with e.Republic Labs, a sister organization focused on civic innovation and new market entrants, have developed the inaugural GovTech100, a listing of the leading 100 companies focused on government as a customer, having developed an innovative or disruptive offering to improve or transform government, or having created new models for delivering services. These companies are active in one or more market segments: administrative, service delivery, intelligent infrastructure and civic tech focus areas.

N’hésitez pas à me proposer vos liens, je serai ravi de les partager dans les prochains Liens de la semaine