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Civic Tech : c'est quoi ?

C’est quoi la Civic Tech ?

16 janvier 2016 • By

Après les taxis, les libraires, les hôtels, … la classe politique risque bien d’être la prochaine à se faire ubériser. Plateforme web pour des primaires citoyennes, comparateurs en ligne de programmes politiques, outils de gestion de la relation au citoyen, applications pour évaluer et contribuer aux politiques publiques, organisations de hackatons pour « hacker » la démocratie, …

Les initiatives privées comme publiques se multiplient en France et à l’étranger pour montrer le chemin d’un nouveau rapport entre gouvernants et gouvernés. Au menu : aller d’une société de la représentation vers celle de la participation.

Civic Tech : une définition ?

Le concept de « Civic Tech » est encore un peu confus, les différents acteurs de ce secteur ne sont pas encore tombés d’accord sur une définition commune. Ci-après, quelques définitions :

« Alors que le logiciel est en train de dévorer le monde, comme le proclame l’investisseur libéral Marc Andreessen, les relations citoyennes dans l’espace public entre les gens, les communautés, les villes, les gouvernements et les Etats, semblent résister aux avancées logicielles. Les Civic Tech sont un mouvement qui visent à revitaliser et transformer nos institutions sociales, explique-t-il, mais les définitions en proposent des interprétations assez différentes les unes des autres. »

Lawrence Grodeska – fondateur de Civic Makers – sur Medium

Pour Techcrunch, les Civic Tech sont des technologies visant à permettre aux citoyens ou à les aider à « rendre le gouvernement plus accessible, efficient et efficace ».

Pour la Knight Foundation qui consacrait en 2013 un rapport sur l’émergence de la Civic Tech, le secteur doit être « à la croisée de la technologie, l’innovation, d’un gouvernement ouvert et de l’engagement du citoyen »

Pour le journaliste Alex Howard, les Civic Tech comptent « tout outil ou processus que les individus ou les groupes peuvent utiliser pour influer sur la scène publique ».

Pour Micah Sifry, de Personal Democracy et de Civic Hall, ces technologies « ne peuvent pas être neutres » et seules celles qui peuvent être « utilisées dans l’intérêt général et qui améliorent les conditions de vie du plus grand nombre, et pas seulement de quelques-uns, » peuvent entrer dans cette catégorie.

Source : Knight Foundation report “The Emergence of Civic Tech” - 2013

Source : Knight Foundation report “The Emergence of Civic Tech” – 2013

Civic Tech : les enjeux ?

Alors qu’aujourd’hui les décisions sont – essentiellement – prises par des partis politiques qui ne cessent de perdre de la crédibilité et qui ne représentent que 0,58% de la population française…. Les enjeux de la « technologie civique » pourraient être :

  • élargir « massivement » le nombre de participants à la décision publique ;
  • éclairer l’avis des citoyens : ouverture des données publiques, transparence, donner les moyens de comprendre le présent et d’appréhender l’avenir… ;
  • co-construire des politiques publiques plus efficaces, les améliorer en continu ;
  • accélérer le processus démocratique avec la technologie : et si la lenteur administrative n’était pas due aux fonctionnaires mais à une organisation et des moyens non adaptés ?

Civic Tech : un business ?

Les institutions ont besoin de se doter de solutions pour gérer leur relation au citoyen, devenir plus agiles, rapides et transparentes. La défiance envers les pouvoirs publics n’a jamais été aussi forte.

Dans Forbes (Why civic tech is the next big thing), Mike Montgomery écrit que les dépenses en technologies « civiques » représentent 24% de celles réalisées en technologies de l’information. Il précise que les investissements en Civic Tech progressent 14 fois plus vite que les autres :

« Local and state government will spent an estimated $25.5 billion on information technology this year. Civic tech makes up just 24% of that, according to IDC. But spending on civic tech is growing 14 times faster than spending on traditional technology. »

Dans le même article, on apprend que ce n’est que le début et que les Civic Tech ont un fort potentiel de développement :

« Insiders say there is still a ton of potential in the civic tech market. Srinivasan says he expects the role of technology in government to soar »

 

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Liens de la semaine

Les liens de la semaine #1

16 janvier 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens de la semaine #1 Civic Tech

 

Pour l’ouverture réelle et complète des données publiques  – Les Echos.fr

« Nous nous réjouissons donc de l’esprit du projet de loi porté par Axelle Lemaire qui, tout en veillant au respect de la vie privée, confirme une donnée libre et réutilisable par défaut dès lors qu’elle est issue d’une mission de service public »

« Cela ne peut que favoriser le développement de nouveaux secteurs économiques, tels les Civic Tech, ces entreprises qui développent des outils pour la modernisation de la pratique démocratique et des services publics ; ou encore les entreprises de traitements Big Data dont les algorithmes requièrent les données publiques à analyser en masse pour tenter de résoudre des problèmes complexes dans la santé ou la gestion des villes. »

Debugging Democracy : what is it we’re doing here, people ? – Par Emily Shaw, US Civic Technologies researcher pour MySociety

« In the field we are building a clear definition of civic tech. It has to do with the way we believe we improve democratic self-management. We want to improve everyone’s ability to transmit information about their preferences into government. We want to improve everyone’s ability to get the information they want out of government. And we want to see what happens as information is processed in the middle. Civic technology seeks to improve government input/output, while opening the process to full view. »

La civic-tech veut inventer la démocratie de l’ère internet – Par Valentin Chaput

« L’intérêt croissant du monde numérique pour le monde politique — et réciproquement — nous rapproche doucement mais sûrement de la vision d’une « Gitlaw » énoncée par Clay Shirky en juin 2012, c’est-à-dire une écriture collaborative de la loi comparable à la conception d’un programme informatique open source. Utiliser la plateforme Github — qui permet aux développeurs de comparer les différentes versions des fichiers de code informatique — pour rendre visible l’historique des modifications successives des textes de loi est une première étape décisive. Le développeur allemand Stefan Wehrmeyer l’a fait dès 2012 en publiant les lois fédérales allemandes sur Github. En 2015, le projet Archéo-Lex de Sébastien Beyou et surtout l’initiative médiatisée de Steeve Morin ont permis aux codes de loi français de bénéficier du même traitement »

Un Hackathon pour renforcer la sécurité dans Paris – Paris.fr

« Suite aux attentats, l’écosystème parisien de l’innovation a manifesté la volonté de se mobiliser face au terrorisme. La Ville de Paris et la Préfecture de Police ont entendu cet appel et organisent, du 15 au 17 janvier, un Hackathon inédit en partenariat avec l’École 42 (17e) »

« Après deux jours à réfléchir sans interruption, une dizaine de projets seront sélectionnés pour une présentation finale, en plénière, devant la Maire de Paris, le Préfet de Police, des représentants des autorités, des ministères, mais aussi des personnalités issues du monde de l’innovation, de la recherche et du design. À l’issue de ce hackathon, les participants volontaires pourront poursuivre et accélérer le développement de ces solutions »

Police, médias, partis : quelles sont les institutions adorées ou détestées des Français ? Le JDD

 

« En bas de l’échelle, les banques, les syndicats, les médias et les partis politiques font partie des institutions rejetées par les Français. Seulement 12% des Français disent avoir confiance dans les partis politiques (+3 points/décembre 2014), 24% dans les médias (-1 point/décembre 2014), 27% dans les syndicats (stable), et 29% dans les banques (-3 points). »


Blog

Pourquoi ce blog ? Pourquoi l’annuaire Civic Tech ?

10 janvier 2016 • By

Curieux des transformations du monde liées au numérique, je m’intéresse particulièrement au développement de la participation citoyenne dans le débat public grâce aux outils de communication digitaux et à l’influence de ces derniers sur les organisations publiques et privées.

Civic Tech

J’ai décidé de créer ce blog pour partager mes réflexions et la veille « Civic Tech » qui y est associée, sans volonté d’objectivité ou d’exhaustivité (les journées ne font que 24 heures ;).

Après quelques recherches, je n’ai pas trouvé de site qui recense les différents acteurs du secteur. J’ai donc également créé un – modeste – annuaire : il est ouvert à tous, n’hésitez pas à l’enrichir !

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