21 Search Results for

société civile

Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #24

18 juillet 2016 • By

Vous pouvez habituellement retrouver ici chaque dimanche les liens Civic Tech de la semaine : tout ça a pris un peu de tard avec une actualité professionnelle assez chargée et peut être aussi suite à l’arrivée des beaux jours 😉

Voici donc les liens des trois dernières semaines. Le rythme de publication sur ce blog sera probablement perturbé jusqu’en septembre. 

Les liens CivicTech de la semaine #24 CIvic Tech

 

« Civic Tech » : des applis pour doper la démocratie en ville – Le Monde 

Elles s’appellent Vooter, City2Gether, Fluicity, ou Neocity… Créées par de jeunes entrepreneurs, ces start-ups ont pour ambition de renouveler la vie démocratique locale. Alors que 40 % des citoyens se détournent des urnes aux élections municipales, elles veulent les inciter à donner leur avis, alerter sur d’éventuels dysfonctionnements des services publics ou proposer des pistes d’améliorations pour leur ville. « La vie politique a besoin d’outils de retour citoyen et de décision pour les élus », estime Stéphane Béquin, co-créateur de Vooter, lancée en 2015 et actuellement testée par la municipalité de Bougival (Yvelines).

 

200 candidats, 50 000 électeurs : LaPrimaire.org poursuit sa route vers 2017 – We Demain

Si les fondateurs de LaPrimaire.org aspirent à renouveler la classe dirigeante, leur plateforme tend à reproduire certains des déséquilibres existants dans la politique en France. Les hommes restent surreprésentés avec plus de 160 candidats, pour seulement une quinzaine de candidates. À noter également, une forte concentration de candidatures en région Île-de-France avec plus de 40 candidats. L’âge et les secteurs d’activité des candidats sont, en revanche, relativement variés, de même que leurs programmes.

Parmi ces candidats auto-déclarés, une dizaine sont déjà qualifiés pour la suite de la primaire. Avant le vote décisif en décembre, les finalistes devront débattre et ajuster leurs propositions avec les citoyens inscrits sur la plateforme. Une fois son candidat à la présidentielle désigné, LaPrimaire.org l’accompagnera pour recueillir les 500 parrainages, organiser sa campagne de financement et créer son parti politique. La route sera encore longue pour porter la voix de la société civile en 2017.

 

Politique : la révolution citoyenne qui vient – Contrepoints

Pour les Régions aussi il est probable que le passage aux 13 nouvelles entités favorisera ce mouvement vers l’apparition de nouveaux lieux de pouvoir : les présidents de région, s’ils gèrent bien, seront les nouveaux profils vers lesquels les citoyens se tourneront — car il les auront vus à l’œuvre — au détriment des chefs de partis, de leurs apparatchiks et des représentants de l’État central dont les rôles et pouvoirs perdraient en poids et en attrait. Alors s’imposera la redéfinition des pouvoirs du monarque qui se fait appeler « président de la république », en vue de diminuer dans la vie politique française, les effets de ce que Ghislaine Ottenheimer a dénoncé dans un récent livre Le poison présidentiel.

Difficile de dire aujourd’hui dans quelle mesure l’évolution esquissée ci-dessus influencera les modalités des élections de 2017, les profils des candidats, leurs programmes. Il sera intéressant d’observer la façon dont les électeurs prendront en compte ces opportunités de changement du paysage politique, exprimeront leurs souhaits y compris par d’éventuelles manifestations avant les élections à propos des différentes « primaires », puis le jour du vote… ou d’une abstention-frustration encore plus marquée.

 

Démocratie et citoyenneté: la France peut-elle s’inspirer du community organizing à l’américaine ? – Slate

Et cette forme de mobilisation de la société civile est originale à plusieurs titres. Contrairement aux autres mouvements sociaux spécialisés dans une cause (logement, sans-papiers…), le community organizing n’a pas de combat prédéfini mais ambitionne de formaliser et d’accompagner les revendications issues de la base.

Pour ce faire, les community organizers (organisateurs de communauté), sorte de syndicalistes de la société civile, identifient les revendications des habitants et les aident à décider lesquelles qui seront prioritaires. Ils ont aussi pour rôle de repérer et de former des leaders, susceptibles de s’impliquer et de mobiliser les troupes en vue d’une action. Les community organizers ne sont en aucun cas des porte-parole des habitants. D’ailleurs, leur règle d’or est de «ne jamais faire pour les autres ce qu’ils peuvent faire pour eux-mêmes».

Chaque campagne menée est autant une fin en soi qu’un moyen de retisser la société civile et de développer la capacité d’agir des citoyens. «Il s’agit de faire que les gens se rencontrent autour d’un projet commun, de recréer une vie de quartier, et de faire renaître la confiance entre les gens. En menant ces actions, les citoyens développent des compétences d’animation, de présentation et d’expression», explique Hélène Balazard, auteure d’une thèse sur le sujet.

 

[ #PDFFrance ] Le printemps de la CivicTech. 10 Juin 2016 – Storify

Dans le cadre de l’édition 2016 du Festival Futur en Seine, Pesonal Democracy Forum et la 27ème Région organisaient à la Gaîté Lyrique à Paris « Le printemps de la civictech », un rendez-vous avec la communauté des technologies civiques et politiques. Compte-rendu en tweets Plateau média.

 

La Bulgarie impose l’open source dans l’administration – Numerama

Pour cela, la Bulgarie a revu son texte de loi sur la gouvernance numérique, en ajoutant à l’article 58A des prérequis à respecter dans les cahiers des charges pour les commandes informatiques gouvernementales.

« Lorsque le sujet d’un contrat inclut le développement de programmes informatiques, ces programmes doivent suivre les critères des logiciels open source ; tous les copyrights et droits liés, leur code source, le design de leurs interfaces, et la base de données en lien avec la commande doivent, pour l’intérêt général, n’avoir aucune limitation d’usage, de modification ou de distribution ; et le développement du programme devra être réalisé dans le dépôt logiciel maintenu par l’agence ».

À cela s’ajoute la création d’un GitHub d’État afin d’héberger les projets du gouvernement.

 

La politisation de la question technologique, condition d’un nouveau contrat social – Le HuffPost

Face à un système en crise jusque dans ses structures les plus profondes, les objectifs d’un nouveau contrat social font consensus : des institutions tout à la fois motrices de l’innovation et vecteurs d’une solidarité inclusive, à même de lutter contre la montée des inégalités et le repli sur soi. Suffirait-il alors de numériser le contrat social ? Pas le moins du monde.

L’idée qu’il suffit d’introduire une dose de numérique dans le contrat existant sans toucher à ses fondements est erronée et dangereuse. Elle conduit à lester la technologie et l’entrepreneuriat de missions qu’ils ne sont pas en mesure de conduire seuls : création d’emplois, adaptation des acteurs traditionnels, croissance, redistribution de la valeur, création de nouveaux modèles socio-économiques, inclusion sociale. Ces missions, que les gouvernants ne sont plus capables de mener à bien, ne trouveront pas une solution magique à coup de baguette numérique. Elle requièrent au contraire la construction d’une vision politique totale qui ne se réduise pas à une fétichisation de la technologie et de la figure de l’entrepreneur.

 

La data et le politique : de la base de donnée aux réseaux sociaux, les technologies numériques ont-elles changé la donne ? – ZdNet

Des printemps arabes à Nuit Debout, en passant par la Manif Pour Tous, les technologies numériques suscitent de nouvelles formes d’engagement du citoyen dans l’action politique. Big data, bases de données, techniques de ciblages et utilisation intensive des réseaux sociaux ont également permis de renouveler des pratiques militantes traditionnelles comme le porte-à-porte, à l’instar des deux campagnes électorales américaines d’Obama en 2008 et 2012. Cette large utilisation des technologies numériques, jointe à leur développement accru soulèvent plusieurs enjeux. Des enjeux techniques : quelles bases de données sont utilisées (INSEE, bases de données de géo-marketing…) ? Comment les utiliser, quels croisements effectuer, quels outils mettre en œuvre ? Pour quelle utilisation : optimisation de l’action politique ? Optimisation des messages politiques afin de mieux ajuster le discours en fonction de micro-cibles électorales ? Des enjeux éthiques : la politique est-elle un marché de niches ? Jusqu’où la constitution et l’exploitation de ces données est-elle compatible avec les libertés publiques et notamment la garantie de la préservation de la vie privée ? Comment les citoyens peuvent-ils eux-mêmes s’approprier et contrôler l’usage qui est fait des données dans le marketing politique ? Des enjeux ethnologiques : jusqu’où internet et les bases de données comportementales ont modifié la politique et la démocratie ?

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #23

26 juin 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens civic tech de la semaine - Civictech #23

La Civic Tech invente la démocratie 2.0 – La Croix 

La modernisation des institutions, longtemps restées à l’écart des évolutions technologiques, est considérée comme un marché à fort potentiel. À l’échelle du monde, les Civic Tech représentent déjà 5,7 milliards d’euros, sur un marché global des dépenses institutionnelles dans les technologies de l’information de presque 23 milliards d’euros.

 

Civic Tech : les innovations démocratiques en questions – InternetActu

Les transformateurs” cherchent, eux, à changer le système de l’intérieur. Ils travaillent auprès des institutions et des décideurs pour les aider à changer de méthode, de modes d’organisation ou de posture. Ils utilisent la formation et les méthodes d’accompagnement au changement. Dans cette famille on trouve à la fois les Territoires hautement citoyens qui développent des outils, des méthodes, des formations et des analyses autour de territoires qui mettent la démocratie au coeur de leur fonctionnement, à l’image de Mulhouse, Trémargat, Kingersheim, Grigny, Grenoble, ou Mouans-Sartoux (qui gère tous ses services publics en régie municipale directe), ou encore, l’un de ceux qui est devenu le plus emblématique, Saillans. Dans cette famille on ne trouve pas seulement des territoires qui font la preuve de ce qui est possible par l’exemple ou qui libèrent les énergies citoyennes. On trouve aussi des institutions qui cherchent à réinventer les institutions comme, à leurs mesures, le Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique ou Etalab. Faire autrement les politiques publiques, c’est l’enjeu également de la 27e Région qui depuis les méthodes du design expérimente des logiques de transformation des politiques publiques.

 

Le Civic Hall, ce lieu pionnier qui aimante les politiques français – Les Echos

Seul principe à respecter : devenir membre en s’acquittant d’une cotisation et passer un entretien pour expliquer ce que l’on attend du centre et ce qu’on peut lui apporter. Résultat, une entité qui vit sans aucun subside municipal, mais avec l’appui financier de deux sponsors, Microsoft et Omidyar Network, et l’organisation d’événements (400 en un an). La secrétaire d’Etat semble conquise. Et prévient d’emblée : « Je sais que la maire de Paris travaille sur ce sujet, mais cela doit être porté par le gouvernement, et ne pas être cantonné à Paris. »

 

CivicTech : les 5 start-up qui pourraient faire bouger la démocratie – Microsoft 

Avec l’arrivée prochaine des élections présidentielles aux Etats-Unis et en France, Futur en Seine a souhaité mettre un coup de projecteur sur le secteur des Civic Tech. La Civic Techregroupe le champ des initiatives publiques, privées ou associatives cherchant à renforcer l’engagement citoyen, la participation démocratique et la transparence des gouvernements via les outils du numérique.

Personal Democracy France avait donc invité des intervenants tels que Jessica Morales, Digital Organizing Director de la campagne Hillary For America, ou Pablo Soto, élu de Podemos chargé de la participation citoyenne, de la transparence et de la gouvernance ouverte à la ville de Madrid. Mais également les porte-parole de la commission numérique de Nuit Debout, ou les représentants de start-up déjà installées de la Civic Tech comme Voxe.org ou Laprimaire.org.

L’évènement s’est terminé par 10 pitchs de start-up de la Civic Tech. Voici les 5 projets qui ont retenu notre attention. Le futur Uber de la politique en fait peut-être partie…

Répétez : « La politique sur Facebook c’est tabou, nous en viendrons tous à bout ! » – ZDnet

La diversité, au sens large, s’est plus encore imposée comme un sujet pour Facebook après la publication d’un article de Gizmodo relatif à la composition des « trending topics » sur le réseau social. D’après d’anciens salariés, les employés en charge de la gestion de cette fonctionnalité s’assureraient que les actualités pro-conservateurs ne remontent pas et donc ne bénéficient pas de visibilité.

Électeurs démocrates et républicains peuvent rester sur Facebook et s’écharper entre eux (ou débattre de politique en toute courtoisie). La firme met à disposition ses produits. Et puis, quelles que soient leurs opinions politiques, leurs données personnelles n’ont pas d’odeur.

Facebook continuera donc de les collecter et de les exploiter à des fins commerciales. Après tout, le libéralisme est sans doute ce qui rassemble les deux (trois) camps. Au 1er trimestre 2016, US et Canada représentaient 173 millions d’utilisateurs actifs quotidiens, mais surtout 50% de ses revenus (2,7 milliards de dollars). Mais chut, entre amis, on évite de parler d’argent… et de politique.

 

Comment les administrations vont (enfin) devenir plus accessibles et efficaces grâce à une meilleure interconnexion de leurs plateformes numériques – Atlantico

Gilles Babinet : Le fait de standardiser les échanges de données avec l’extérieur a fait l’objet de nombreuses réticences de la part de certaines administrations. Cette mise à disposition d’API offre une forme de garantie de normalisation des données. Si les données sont de qualité, elles devraient susciter l’émergence d’un écosystèmes de développeurs, startups, civic-tech, etc. conséquent. Une illustration de la conséquence des API consiste à ne plus voir la société civile et les acteurs privés comme faisant face à l’Etat, mais comme s’y trouvant finalement au coeur. Ils peuvent souvent développer des services commerciaux ou citoyens plus vite, plus efficaces et plus accessibles que l’Etat (et les grandes administrations de services publiques) lui-même.

 

« Pour une action publique transparente et collaborative » : un premier bilan à mi-parcours mis en consultation – Localtis

Membre actif du Partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP) dont elle prendra la présidence à l’automne, la France a lancé en juillet 2015 son Plan d’action national « pour une action publique transparente et collaborative ». A mi-parcours, la mission Etalab publie un rapport d’étape pour rendre compte de l’avancement des différents engagements pris. Ce document intermédiaire, dont la version finale devrait paraître en juillet, fait l’objet d’une consultation publique jusqu’au 30 juin prochain.


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #22

19 juin 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens Civic Tech de la semaine 22 - CivicTech

 

Civic Tech : vie urbaine et démocratie – Carlos Moreno

Quand l’économie bascule par les plateformes et que les nouveaux usages ré-inventent nos vies urbaines, les CivicTech sont une voie pour réinventer la collaboration, la participation et donner une autre tonalité à la vie démocratique, avec transparence et contrôle des engagements. Les Civic Tech sont une arme puissante pour aller de la démocratie vécue par procuration sur un mandat, vers la « démocratie itérative »… Il ne s’agit pas de « tout dire avant pour tout faire après » mais de s’engager avant, pendant et après dans un processus d’écoute et de transformation y compris de ceux qui portent (ou prétendent la porter) une parole.

Depuis la « société ouverte » développée par H. Bergson, revisitée par K. Popper jusqu’au développement des « hackers civiques », c’est un mouvement de fond, qui traverse nos sociétés et ne peut plus être ignoré. Il trouve sa racine dans cette triple convergence qui fait la particularité du XXIème siècle : un monde urbain, hyper connecté, sans frontières.

A l’heure où des batailles politiques se jouent ou vont se jouer sur l’être national, le repli identitaire, les racines historiques du peuple, nos enjeux de l’avenir sont plus que jamais sur la capacité de nos sociétés urbaines, avec nos villes-monde, à être les hérauts de l’ouverture et de la construction d’une démocratie d’engagement et d’action. Les Civic Tech, qui émergent dans plusieurs villes du monde et dont un Civic Hall vient d’être annoncé à Paris, seront le fer de lance de ce renouveau de la vie politique et sociétale. Ils sont un vecteur clé pour que ce double lien de la culture urbaine et technologique avec l’humain au centre, le citoyen au cœur, soit mis au service de nouvelles manières d’agir face au grands enjeux de nos sociétés qui sont la lutte contre l’exclusion, les inégalités, pour une croissance inclusive, la transition urbaine, la préservation de la nature, la lutte pour le climat, le développement d’une société et des villes pour tous, à côté du développement économique, l’innovation sociale, culturelle, et technologique.

Engagement Tools for Election Officials, White House Honors Makers – GovTech

  • Facebook has launched a new feature that may be the closest thing a social network has done to “social work.” The Silicon Valley giant released a new suicide prevention feature to help people report potentially suicidal users. With the National Center for Health Statistics reporting suicides at an all-time high, the feature’s goal is to decrease incidents through early detection from friends and family, while at the same time providing educational resources for support.

  • There are many polling and political platforms for voters, but it’s hard to find a platform uniquely tailored to the need of local governments. This is why Tiana Epps-Johnson, a technology and democracy fellow at the Harvard Kennedy School’s Ash Center for Democratic Governance and Innovation, has developed a civic engagement toolkit specifically for election officials. Her platform, which was sponsored in part by the John S. and James L. Knight Foundation, equips election organizers with an array of tools that help create election websites and infographics, as well as apps for locating polling stations and predicting their wait times.

 

Présidentielle : combien les candidats investissent-ils pour gagner votre voix ? – Rue89

Après s’être progressivement laissés convaincre par Facebook, Twitter, YouTube, Instagram ou Tumblr, il ne restait plus aux hommes et femmes politiques qu’à mettre tous ces outils en musique avec des « gestionnaires de communauté ».

Ils s’appellent Nation Builder, Blue State Digital ou NGP VAN  : ces logiciels tout droit arrivés des États-Unis sont proposés à des entreprises, des associations mais aussi, et c’est ce qui nous intéresse, au personnel politique. Dans la bataille de la primaire des Républicains, plusieurs candidats ont décidé de s’en équiper.

Utiliser le Big Data contre le populisme – Les Echos

Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York, a coutume de dire : « In God we trust. Everyone else, bring data. » Toute action politique doit être motivée et quantifiée. Or, les pouvoirs publics font aujourd’hui un usage insuffisant de l’immense quantité d’informations qu’ils collectent. En son temps, Montesquieu, assoiffé de comprendre le monde, se donnait comme objet d’étude « l’histoire entière de tous les hommes qui ont vécu ». Comme le souligne Louis Althusser, « ce qui jadis n’était que thèmes à compiler, bizarreries à combler les passions d’érudits devient comme le miroir des inquiétudes présentes, et l’écho fantastique de ce monde en crise. » Eh bien, l’outil moderne des thèmes à compiler, ce sont les mégadonnées, le Big Data.

Il ne s’agit pas d’augmenter la précision des prévisions économiques comme on l’entend dire parfois, ni de tomber dans une quelconque religion des statistiques. Nous proposons simplement de suivre l’exemple des entreprises et des investisseurs institutionnels, qui utilisent le maximum d’informations disponibles pour mieux comprendre leurs clients et les marchés. Dans la sphère politique, les mégadonnées doivent permettre de mesurer pour chaque catégorie de citoyen l’impact des politiques publiques, idéalement sur un horizon de temps le plus long possible, alors qu’aujourd’hui on doit se contenter de données moyennes qui ne reflètent personne en particulier, ne donnent que très peu d’idée des gagnants et des perdants, et expliquent très peu le futur.

 

Open Government Partnership : quand la société civile imagine le gouvernement ouvert à Futur en Seine – Microsoft 

  • Une manière « d’attraper les hacktivistes là où ils sont et de provoquer la concertation », reprend celui qui fut à la tête d’Etalab, la mission qui pilote la politique d’ouverture et de partage des données publiques, sous l’autorité du Premier ministre. Désormais dirigé par Laure Lucchesi, cette mission est justement à l’initiative de l’organisation de ces journées, dans la perspective du Sommet de l’OGP.

  • S’ensuit une demi-heure de réflexion en petits groupes, afin de plancher sur les propositions, avant une deuxième phase de pitchs et la publication sur le site dédié. Qui coïncide avec l’arrivée de Jean-Vincent Placé, venu prendre la température. Le Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la réforme de l’Etat et de la simplification insiste : « la politique d’ouverture des données n’est pas qu’un sujet technologique, c’est un sujet politique, même s’il y a bien évidemment besoin d’un support technologique pour asseoir ce type de stratégies. »

  • Au-delà de la société civile, l’événement intéresse également au plus haut point l’administration, elle aussi au cœur de la mise en œuvre des politiques de gouvernement ouvert. C’est d’ailleurs ce qu’explique Laure de la Bretèche, Secrétaire générale pour la modernisation de la l’action publique : « La transformation de l’action publique n’est pas que l’affaire de l’Etat, mais aussi des collectivités locales et de l’ensemble de ceux qui participent au service public », rappelle-t-elle.


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #21

12 juin 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Liens CivicTech de la semaine #21 civic tech

 

Projet France, jeunes avec Arnaud Montebourg… les bras armés de Montebourg pour 2017 – Challenges

Bienvenue au premier apéro du Projet France une plateforme lancée le 22 mai dernier par les disciples d’Arnaud Montebourg. Elle répond à « l’appel du Mont-Beuvray » formulé par l’ancien ministre de l’Economie pour bâtir « un grand projet alternatif » autour de deux questions fortes: « Comment changer la politique? Comment redémarrer l’économie? » L’initiative rappelle les « civic tech » qui émergent en France ou les militants trentenaires qui cherchent à « hacker la politique » chez Europe-Ecologie Les Verts.

 

What Can Civic Tech Learn From Social Movements? – Gov Labs

  1. Grassroots activity is expanding across the US – Activity is no longer centralized around San Francisco and New York; it’s rapidly growing and spreading across the US – in fact, there was an 81% increase in the number of cities hosting civic tech MeetUps from 2013 to 2015, and 45 of 50 states had at least one MeetUp on civic tech in 2015.

  2. Talk is turning to action – We are walking the talk. One way we can see this is that growth in civic tech Twitter discussion is highly correlated with the growth in GitHub contributions to civic tech projects and related Meetup events. Between 2013-2015, over 8,500 people contributed code to GitHub civic tech projects and there were over 76,000 MeetUps for civic tech events. 

  3. There is an engaged core, but it is very small in number – As with most social movements, civic tech has a definite core of highly engaged evangelists, advocates and entrepreneurs that are driving conversations, activity, and events and this is growing. The number of Meetup groups holding multiple events a quarter grew by 136% between 2013 to 2015. And likewise there was a 60% growth in Engaged Tweeters in during this time period.  However, this level of activity is dwarfed by other movements such as climate action.

 

Les pétitions en ligne : un nouveau moyen de se faire entendre – La voix du nord 

Change.org, premier site du genre, lancé en France en 2012, compte aujourd’hui 150 millions d’utilisateurs dans 196 pays, 7 millions dans l’Hexagone. Pour autres exemples, avaaz.org en enregistre 4,3 millions ; mesopinions.com, 4 millions. Les Français seraient parmi les plus contributeurs au monde. À chaque jour, ou presque, sa nouvelle cause, à défendre d’un clic.

Les Français auraient trouvé là un nouveau moyen de s’exprimer, hors des partis, des syndicats, des associations, dans lesquels ils ne se reconnaissent plus forcément. Comme ils le font aussi à coups de hashtags sur Twitter ou de like sur Facebook… La pétition 2.0 est un des outils de la famille des « civic tech », comme sont appelées dans le jargon les nouvelles technologies à disposition des citoyens.

 

Société collaborative : ce qu’attendent les Français – Contrepoints

Un défi colossal pour l’ensemble des plateformes de civic tech, qui ne manquent pas d’imagination et d’inventivité afin de séduire des Français déçus par la politique. La « Civic tech »séduit essentiellement les jeunes, les chiffres sont d’ailleurs encourageants pour la tranche des 18-24 ans. En revanche, une requête est unanime et intergénérationnelle : 70 % des Français jugent leurs institutions trop fermées et demandent plus d’inclusion et une meilleure prise en compte de leurs avis dans le débat public.

« Civic tech » à la traîne, mais « crowdfunding » en pleine essor : que faut-il en conclure ?

La raison de cette croissance à double vitesse des secteurs révèle qu’au-delà des logiques économiques et de l’intérêt financier, c’est la valeur « partage » qui reste le dénominateur commun des initiatives collaboratives. L’argent n’est pas la motivation principale des sondés. Pour 40% d’entre eux, le collaboratif c’est, avant tout, le partage et la solidarité quand seulement 7 % du panel évoque le souhait de faire des économies. L’étude nous donne également des indices sur les thématiques et les secteurs dans lesquels les Français souhaitent s’impliquer à l’avenir.

En tête des priorités, on retrouve la préservation de l’environnement et le développement durable. 47 % des sondés évoquent la lutte contre les déchets et le gaspillage lorsque 41 % se déclarent en faveur d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Autre sujet phare, la lutte contre les exclusions et la pauvreté. De quoi ajouter de l’optimisme et un nouveau souffle dans le renouveau social autour de schémas participatifs et collaboratifs.

 

Civic tech : de la fracture numérique à la fracture démocratique – Contrepoints

Il est indéniable que la civic tech améliore l’accès aux institutions et opère ainsi une « démocratisation de la démocratie ». Pourtant, quand on y regarde de plus près, cette numérisation de la vie civique comporte un effet pervers majeur, celui de l’exclusion des personnes non-connectées. Ainsi, en voulant rapprocher les citoyens de la politique, la civic tech en exclurait d’autres…

Cette fracture se ressent aussi au niveau politique. Certains jouent beaucoup sur la participation en ligne et la co-construction, comme Arnaud Montebourg qui vient de mettre en place une plate-forme participative (leprojetfrance.fr). D’autres mettent cet aspect totalement de côté, comme Donald Trump qui a fait une campagne quasiment sans numérique, sans pour autant y perdre…  Par ailleurs, le mouvement « En Marche ! » lancé par Emmanuel Macron mise sur le terrain pour se connecter aux gens, en organisant une gigantesque opération de porte-à-porte et non un sondage géant en ligne. Les outils numériques, même s’ils sont extrêmement prometteurs, sont donc encore loin d’être les remèdes magiques pour la vie civique.

 

How Can Civic Tech Contribute to Public Safety? – Granicus

During emergencies, citizens and response teams need to be as informed as possible. Government Technology contributor David Raths reported that social media has been previously used as an information-sharing tool during natural disasters. Emergency management teams are also beginning to experiment with social media to improve situational awareness for first responders. It’s helping public information officers and first responders alike to identify best practices and keep government operations more transparent.

 

Faire vivre la démocratie autrement – La Croix 

En commençant par des initiatives pour redonner la parole aux citoyens. Mulhouse, dans le Haut-Rhin, expérimente ainsi la démocratie participative. Il y a deux ans, un grand forum a réuni 5 000 habitants, 5 % de la population.« Nous avons un mandat pour mener à bien un programme mais il existe aussi un droit à la contribution », résume le maire Jean Rottner (Les Républicains). S’inspirant de la ville de Québec, il a créé une agence de la participation chargée d’animer le débat public et s’appuie sur les nouveaux outils numériques.

Jean Rottner sait que c’est un travail de long terme et assume les échecs. « Nous avions changé la composition des comités de quartier pour impliquer davantage les citoyens, avec tirage au sort. Mais les résultats furent décevants. Les gens se sont découragés. Il faut trouver un bon équilibre entre l’ouverture à la société civile et le savoir-faire des politiques. »

 

À quoi sert l’Agence du numérique créée par l’État ? – Numerama

En pratique, l’Agence du numérique obéira aux objectifs annuels fixés par le ministre en charge du numérique, actuellement Emmanuel Macron et sa secrétaire d’Etat Axelle Lemaire, et réunira en son sein plusieurs missions jusque là dispersées, toutes orientées vers le développement des territoires :

  • Le pilotage et la mise en oeuvre du plan « France Très Haut Débit » (France THD), qui doit rendre disponible un accès à internet d’au moins 30 Mbps pour 50 % des foyers d’ici 2017 (nous en sommes loin) et 100 % d’ici 2022 ;

  • Le pilotage et la mise en oeuvre du label « French Tech » avec ses « quartiers numériques ». Son rôle consiste essentiellement à aider les territoires à travers le label, mais elle pourra aussi être « consultée sur les évolutions du cadre réglementaire relatif au financement des entreprises innovantes et à l’encouragement à l’entrepreneuriat »  ;

  • L’encouragement à la « diffusion des outils numériques et (au) développement de leur usage auprès de la population ». L’Agence du numérique devra ainsi lutter contre la fracture numérique, aussi bien en terme d’accessibilité à internet que d’usages, pour les collectivités territoriales, les associations ou encore les réseaux d’entreprises.. Elle pourra en outre être associée « aux mesures prises pour le développement des services publics numériques ». Il s’agit en clair des fonctions jusque là occupées par la Délégation aux usages de l’internet (DUI), créée en 2003 et supprimées par le décret.

 

(Mise à jour) 13 propositions pour une version améliorée de l’État, sa posture et son équilibre démocratique – Renaissance numérique

Alors que fleurissent les initiatives de réinvention de la politique, « En marche » d’un côté, « Nuit debout » de l’autre, le think tank Renaissance Numérique délivre « 13 propositions pour une version améliorée de l’Etat, sa posture et son équilibre démocratique » dans le livre blanc : Démocratie : mise à jour.

Paru le 18 avril 2016, ce rapport présente les opportunités qu’offre le numérique pour faire évoluer l’Etat et la démocratie vers davantage de transparence et de représentativité. Il se présente comme une feuille de route nécessaire pour tout décideur politique qui souhaite faire évoluer son mode de gouvernance.

 

Paris, future reine des Civic Tech? – FrenchWeb

Le secteur public comme carburant pour réinventer la démocratie, mais l’engouement sera-t-il suffisant pour réellement renouveler l’offre politique, tant au niveau local que national? Sur Paris, seuls 7% des répondants déclarent avoir participé à des concertations en ligne organisées par des administrations publiques, (à l’image du budget participatif de la ville de Paris) comme le révélait une étude du think tank Renaissance Numérique. «Parmi ceux qui considèrent que les pétitions en ligne ne sont en aucun cas prises en considération avec les élus, les jeunes (15-34 ans), les Parisiens et la catégorie sociale « inactifs » sont les plus représentés», montrait-elle également.

Or, les attentes sont fortes. Plus d’un Français sur deux (53%) attendent en priorité des pouvoirs publics qu’ils développent des services administratifs en ligne (impôts, passeports, etc.), et qu’ils soient plus transparents concernant les budgets administratifs, d’après ce même sondage.

«Il doit y avoir une vraie volonté politique derrière. En même temps que l’ouverture d’un incubateur, il faut aussi accepter une gouvernance partagée, de distribuer son pouvoir, de décentraliser», observe Camille Vaziaga, la déléguée générale à Renaissance Numérique. «D’autres questions vont aussi immanquablement se poser, comme de savoir comment l’État construit ses propres outils numériques, à qui vont appartenir ces infrastructures créées par les start-up, et comment on s’associe avec des acteurs privés (ou public), tout en gardant la main», conclut-elle.

 

« Le numérique ne doit pas être réservé aux happy few » – Rue89 / Nouvel Obs

Nous on est un do-tank, pas un think tank, on est la salle des machines, la timonerie ! Evidemment, on travaillera avec le CNNum qui a un regard plus large, une vision de plus haut. Nous, on sera la tête dans le guidon : on travaille avec ceux qui font le numérique.

Le rôle de l'Agence du numérique face aux autres administrations et organismes

Le rôle de l’Agence du numérique face aux autres administrations et organismes – Bercy

Comment donner corps à cette agence du numérique ?

La logique de l’agence est de trouver des synergies progressivement entre ses trois pôles. Elles existent parfois déjà sans qu’on s’en rende compte. Par exemple, Blablacar, avant de devenir une licorne emblématique de la French Tech, a été aidée par la Délégation des usages de l’Internet, quand la société s’appelait Comuto. On identifie de plus en plus d’axes de stratégie communs et les collectivités discutent souvent déjà avec plusieurs de ces pôles.

S’il y a un axe à renforcer, c’est la société numérique : les deux ministres et moi-même sommes très attachés à ce que le numérique soit accessible à tous les citoyens, quel que soit leur lieu d’habitation, leur parcours professionnel, leur origine sociale. Il est nécessaire que la French Tech regarde davantage la diversité des talents, la place des femmes et des personnes issues des quartiers dans les start-up. Les profils sont aujourd’hui très homogènes…

La Mairie de Paris passe en mode « open data actif » – L’informaticien

Lors de l’AWS Summit, la Mairie de Paris a levé un bout de voile sur sa stratégie open data et a surtout glissé un nouvel élément : elle ne se contente pas de recueillir des données, elle en crée. Place de la Nation, des capteurs ont été mis en place et collectent donc de nouvelles données.

 

Présidentielles : Le Big Data au service des candidats à la présidentielle 2017

 

Personal Democracy France 2016 : le replay 

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement, ou qui voudraient en reprendre une tranche, le replay complet des débats de l’après-midi et les présentations des premiers intervenants sont en ligne !

 

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #16

8 mai 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Liens CivicTech de la semaine #16 Civic Tech

 

« La révolution sera numérique » : le manifeste de John Doe, le lanceur d’alerte des « Panama papers » – Le Monde

Au sein de l’Union européenne, le registre du commerce de chaque Etat-membre devrait être librement accessible et comporter des données détaillées sur les bénéficiaires économiques finaux des sociétés. Le Royaume-Uni peut être fier de ses initiatives, mais a encore un rôle crucial à jouer en mettant fin au secret financier sur ses territoires insulaires [comme les îles Vierges britanniques, Jersey ou Guernesey], qui sont incontestablement la pierre angulaire de la corruption institutionnelle à travers le monde. Les Etats-Unis ne peuvent plus faire confiance à leurs 50 Etats pour prendre des décisions éclairées sur les données de leurs entreprises. Il est plus que temps pour le Congrès d’entrer en jeu et d’imposer la transparence en fixant des standards pour la divulgation et l’accès public à ces informations.

C’est une chose de louer les vertus de la transparence gouvernementale lors de sommets et dans les médias, mais c’en est une autre de la mettre en œuvre effectivement. C’est un secret de polichinelle qu’aux Etats-Unis, les élus passent la majorité de leur temps à lever des fonds. Le problème de l’évasion fiscale ne pourra être réglé tant que les officiels élus dépendront de l’argent des élites qui ont le plus de raisons de vouloir échapper à l’impôt. Ces pratiques politiques iniques sont arrivées à la fin d’un cycle et elles sont irréconciliables. La réforme du système déficient des financements de campagnes électorales américaines ne peut plus attendre.

Les outils du collaboratif peuvent-il changer la politique ? – 20 minutes

Car pour ces membres de la civic tech, pas question de se couper des politiques. «Tout le monde dit que le système est pourri. Mais à l’intérieur du système, beaucoup d’élus font le même constat et essayent de faire évoluer les choses», confie le fondateur de Démocratie Ouverte, Armel le Coz. Le trentenaire dit notamment vouloir fournir des «solutions aux élus».

Parmi les projets nés sur Démocratie Ouverte, le site «Parlement et Citoyens» offre à tout un chacun de co-construire une loi. 10 000 personnes ont ainsi participé à la proposition de loi sur la bio diversité. Les inscrits étaient invités à donner leurs avis sur chaque article et à apporter des sources ou des précisions supplémentaires.

 

Civic Tech : et si l’innovation vous rendait le pouvoir ? – Contrepoints

La Civic Tech regroupe l’ensemble des technologies et innovations au service de la participation citoyenne et de la démocratie ouverte. Une technologie civique dont la finalité serait de renforcer le lien démocratique entre citoyens et gouvernements, afin de permettre, tantôt d’accroître le pouvoir des citoyens sur la vie politique, tantôt de rendre un gouvernement plus accessible et plus efficient. Là encore, il convient de distinguer d’une part les initiatives gouvernementales, le plus souvent axées sur l’ouverture du gouvernement, des initiatives citoyennes, concentrées autour de la participation et de l’inclusion.

 

Voie collaborative vs démocratie représentative – L’Hémicycle

Regroupées sous le vocable encore flou de civic tech, ces initiatives citoyennes, qui incluent plates-formes participatives, crowdfunding ou encore applications mobiles, ne s’inscrivent donc pas uniquement dans une optique contestataire. Tout comme le pendant numérique du mouvement Nuit debout, elles traduisent une même reven­dication : la transformation du système pour plus d’impli­cation des citoyens dans le fonction­nement démocratique, notamment par une plus grande collaboration entre le législateur et la société civil.

L’État ne reste pas sourd à ces demandes d’ouverture citoyenne. En témoigne la mission Étalab. Fondée en 2011 et placée sous l’autorité du Premier ministre, elle administre le portail data.gouv.fr destiné à rassembler et à mettre à disposition librement l’ensemble des informations publiques de l’État, de ses établissements publics et, si elles le souhaitent, des collectivités territoriales. En outre, la France préside, depuis le 20 avril, le Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), auquel elle a adhéré en avril 2014. Cette organisation, créée en 2011, regroupe 65 pays autour des enjeux de transparence de l’action publique et de participation de la société civile aux décisions. Le gouvernement a d’ailleurs présenté, en juillet dernier, un plan d’action numérique pour l’ouverture des données publiques aux citoyens et plus d’interaction dans la création des textes de lois. Une volonté traduite dans les faits par l’organisation, à l’automne dernier, d’une grande consultation sur le projet de loi pour une République numérique. Quelque 8 500 contributions d’internautes et près de 15 000 votes ont été enregistrés sur la plate-forme republique-numerique.fr dédiée à l’opération.

Une démarche ambitieuse sur la forme mais un fiasco sur le fond pour Benjamin Sonntag : « Les propositions des citoyens n’ont pas été retenues. Ça a viré au simulacre de démocratie direct, piloté par les défenseurs à tous crins du copyright ». Et le cofondateur de La Quadrature du Net de constater : « Beaucoup d’administrations restent encore frileuses. Les projets de coconstruction et de collaboration entre citoyens et administrations sont des processus longs à mettre en place. »« Mais, conclut-il , si ce genre de consultations n’est pas suivie d’effets, il faudra s’attendre à un retour de bâton de la part de la société civile ».

 

Gilles Babinet : « les politiques ont une façon dépassée de fabriquer le consensus » – La revue politique et parlementaire

  • Le problème est que le pays est resté très technocratique avec des débats qui sont par nature politiques et mal administrés. La classe politique actuelle ne connaît pas ou mal les enjeux du numérique et de la révolution en cours. Nos responsables politiques sont simplement restés au XXème siècle. Il faudrait qu’ils passent la main à la génération suivante ; je rappelle que nous avons l’une des plus vieille classe politique d’Europe. J’ai parfois l’impression de perdre mon temps avec eux lorsqu’au bout d’un tiers de l’entretien j’en suis encore à l’explication de texte. Je sais alors qu’il ne sortira pas grand chose de la discussion. Le dialogue avec les responsables d’autres pays européens, comme l’Estonie, la Slovénie,  les pays du Nord, ou le Royaume-Uni, sont d’un autre niveau. On passe directement aux sujets sérieux : comment donner plus de pouvoir aux citoyens ? Comment établir un cloud ouvert qui permette de conserver sa souveraineté ? etc.

  • Il faut aplanir le monde et placer le citoyen au cœur de l’Etat. Je suis pour la fabrication du consensus par le numérique, la co-construction, la collaboration. Les mouvements citoyens ont pris de l’importance, surtout dans les pays de l’Est et scandinaves, moins en France. Quoi qu’il en soit, la question d’une nouvelle gouvernance est un vrai débat.  La seule note positive vient du travail qu’a fait Axelle Lemaire : lors la concertation pour sa Loi, près de 20,000 citoyens ont participé. Le résultat est remarquable. Peu ou pas de critiques de la société civile qui s’est rangé derrière cette loi. Les seules idioties ont été réintroduites plus tard, par des parlementaires. C’est emblématique de ce qui marche et de ce qui ne marche pas.

 

Loi numérique : satisfecit réservé du Conseil national du numérique – Numerama

Établissant un « bilan mitigé » des discussions, le CNNum « s’inquiète d’un certain nombre de reculs, tant par rapport au projet de loi initial qu’au texte adopté par l’Assemblée nationale ».

« C’est le cas par exemple en matière de fouille de texte et de données (text and data mining, TDM), de portabilité, de protection des données personnelles ou encore s’agissant de la possibilité, introduite à l’Assemblée, pour des associations d’agir en justice pour défendre le domaine public », regrette l’institution. Le Conseil avait porté le texte à bout de bras depuis sa genèse, avec l’organisation d’une consultation publique inédite qui est certainement pour beaucoup dans la qualité globale des débats, remarquée par tous les bancs.

Mi-institution publique mi-lobby, le CNNum prévient que quel que soit le résultat de la CMP, il « continuera à porter ces débats au niveau européen en prévision des réformes à venir ».

 

Découvrir la #CivicTech et son impact sur les investissements IT – eMedia

Ce type de dépenses IT devraient damer le pion à celles des investissements IT traditionnels, entre 2013 et 2018, avec une croissance 14 fois plus rapide. Plateformes open data et Cloud, services mobiles, solutions de mobilité pour les fonctionnaires sont les principaux postes.

Le mouvement est aussi un booster pour la transformation digitale des gouvernements, un biais technologique pour limiter les coûts en améliorant leurs process.  Mais organiser le partage d’informations entre les différents départements et agences, de même que les services numériques aux administrés et l’expression citoyenne constituent également des challenges. Parce qu’à l’heure du digital, les attentes des citoyens sont élevées en matière de service public : accès 24h/24, par smartphone, tablette ou ordinateur, possibilité  de s’exprimer via des réseaux sociaux, des forums en ligne, mesurer l’efficacité des actions des institutions grâce à l’ouverture des données.

 

Généralisation de l’open data dans les marchés publics à horizon 2018 – Marchés publics PME

Supporté notamment par l’association Open Data France regroupant des collectivités, le mouvement en faveur de l’ouverture des données publiques se voit appuyé par le décret du 27 mars 2016 portant sur les marchés publics. En effet, l’article 107 du décret se veut structurant en ce qu’il exige des acheteurs publics qu’ils garantissent « un accès libre, direct et complet aux données essentielles ». Seules les informations « dont la divulgation serait contraire à l’ordre public » se trouvent exclues du périmètre de cet article.

 

« Sans investissement civique et politique, le repli et le rejet triompheront » – Raphaël Glucksmann revient dans Libération sur l’évolution de la relation au politique, notamment la question de l’horizontalité.

Il n’y a plus de parole a priori légitime. L’horizontalité entraîne à la fois une explosion positive de la prise de parole et le retour d’idéologies que l’on pensait bannies à tout jamais, mais qui étaient juste censurées. Il faut donc mener le combat là où les gens s’informent le plus : sur les réseaux sociaux, les blogs, les places. En septembre, face à l’afflux des réfugiés, en arguant de l’état de l’opinion pour ne pas ouvrir notre pays aux boat people du XXIe siècle, le gouvernement français l’a confirmé : le repli et le rejet de l’autre ont réellement progressé dans notre société. Or, ce n’est pas seulement la responsabilité des politiques, mais aussi celle des intellectuels, des organisations qui fondent la société civile d’essayer de comprendre où on a échoué et de repartir au combat.

 

Comment les politiques espèrent dépoussiérer les meetings de campagne – 20 minutes

Distancé dans les sondages, François Fillon jouait gros mardi soir. Le candidat à la primaire de la droite et du centre tenait un meeting à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Un meeting participatif et connecté « d’un genre nouveau », affirme son entourage. Comme lui, Bruno Le Maire ou Emmanuel Macron ont voulu dépoussiérer ce rite de campagne. Avec des méthodes parfois utilisées dans le passé.

 

Législatives partielles: des affiches-miroir à Strasbourg – BFMTV

Affiches Ma Voix législatives

Afin de « faire de la politique autrement », le collectif alsacien « Ma Voix », qui a tiré au sort son candidat pour les législatives partielles, a collé des affiches-miroir dans Strasbourg.

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #15

1 mai 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens Civic Tech de la semaine 15 #CivicTech - CivicTech

 

Hackathon Open Democracy Now! #3 – Inscriptions sur EventBrite

Open Gov, Open Source et Open Data… Comment le numérique peut apporter des réponses pratiques à la démocratie ?

Troisième étape d’un cycle initié en janvier, un nouvel hackathon Open Democracy Now! est organisé avec l’ensemble des partenaires ayant contribué aux précédentes rencontres, ainsi que toutes les équipes porteuses de projets ouverts (Open Source et/ou Open Data) à portée démocratique. 

Rendez-vous les vendredi 10 et samedi 11 juin dans les locaux de la Fondation Mozilla ! 

Ce rendez-vous s’inscrit dans le programme officiel du festival Futur en Seine, qui accueillera les restitutions des ateliers le samedi 11 juin à 19h dans l’auditorium de la Gaité lyrique. 

 

Ouverture du site de la Grande école du numérique :

Le magazine Society publie un numéro dédié au renouveau démocratique 

 

Comment s’y retrouver dans la guerre des primaires citoyennes ? – Conso Collaborative

Pas moins de trois plateformes citoyennes appellent à contester le monopole des partis sur le choix des candidats. Leur but : faire élire un représentant issu de la société civile. Mais pas facile de travailler ensemble pour tous ces mouvements. Décryptage.

 

Personal Democracy Forum FRANCE 2016 – Evénement Facebook

2016, l’année des Primaires : vous êtes plutôt #MadamPresident, #FeeltheBern, Alain Juppé ou Democratech ?

> De Madrid à Strasbourg : #Podemos, #NuitDebout, #Mavoix
> Open gov Speed-dating X 27e Région : 50 conversations pour refaire la Démocratie

> Le Call for Pitches pour la #CivicTech est toujours ouvert ici : https://aimeaile1.typeform.com/to/vMqOOc

Personal Democracy Forum FRANCE 2016

 

Militantisme : les partis sont à l’agonie (à peine 1 % des Français de plus de 18 ans ont leur carte dans un parti) – Le Parisien

Exit les partis de masse, la grande époque où le RPR et le PCF revendiquaient 500 000 à un million d’adhérents. Aujourd’hui, c’est l’heure des basses eaux. Entre le PS ( 135 833 militants, mais 86 171 vraiment à jour de cotisation au 1er janvier), les Républicains (238 208 à jour au 1er janvier), le FN (84 000, mais 57 000 à jour au 1 er avril), le PCF (70 000 à jour environ), le MoDem (14 000), le Parti de gauche (8 000), les Verts (4 000 à 5 000 en 2015), à peine 1 % des Français de plus de 18 ans ont leur carte dans un parti.

 

Selon vous, quels outils numériques la France devrait-elle développer en priorité ? – Portait de la France numérique par Renaissance numérique

Selon vous, quels outils numériques la France devrait-elle développer en priorité ?
  • L’action publique doit en priorité, selon les sondés, développer la transparence des budgets administratifs et les services d’administration en ligne.

  • La priorité va au développement de la e-administration. Le développement d’outils de participation politique sur Internet sont moins attendus par les citoyens, de même que l’ouverture des données publiques.

  • Pour les jeunes (15-34 ans), la mise en place du vote par Internet est considérablement moins attendue que le développement des outils de participation citoyenne.

  • Pour les jeunes, le développement des démarches administratives en ligne est nettement plus important que la transparence des budgets administratifs (+ 7 points).

 

Turin met en œuvre les propositions innovantes de ses employés – La gazette des communes

Exploiter les idées de ses 10 500 employés, c’est le défi dans lequel s’est lancé la ville de Turin, en 2013. L’initiative a été récompensée lors du Place Marketing Forum qui se tenait à Aix-en-Provence, les 9 et 10 mars 2016. Deux ans auparavant, Turin participe à un projet européen dans le cadre du programme « Villes et communautés intelligentes ». Il mobilise tous ceux qui se sentent concernés pour élaborer des propositions améliorant les solutions de mobilité ou d’efficacité énergétique. « Il nous a paru évident à cette occasion que la ville était la mieux placée pour mener la réflexion et réfléchir à des approches plus intelligentes de ses compétences, explique Fabrizio Barbero, cofondateur du projet Innova.to.

 

Les décisions de justice seront publiées en open data – Numerama

Si le projet de loi est adopté en l’état, le code de la justice administrative sera ainsi modifié pour préciser que les jugements définitifs des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel sont « mis à la disposition du public à titre gratuit dans le respect de la vie privée des personnes concernées ».

De même pour l’ordre judiciaire (pénal et civil), le texte adopté prévoit que « les décisions devenues définitives rendues par les juridictions judiciaires, sont mises à la disposition du public dans le respect de la vie privée des personnes concernées ».

L’open data s’invite dans la justice.

 

Présidentielle 2017: Henry de Lesquen rassemble 60.000 signatures contre sa candidature – 20 Minutes

Henry de Lesquen, ex-conseiller municipal de Versailles (Yvelines) d’extrême droite et patron de la radio Courtoisie, est candidat à la présidentielle 2017. S’il est inconnu du grand public, cet ancien élève de l’ENA a réussi à obtenir ce mardi matin 60.000 signatures contre sa candidature sur le site de pétitions change.org. Cette pétition, lancée il y a trois semaines, s’élève contre cette candidature « raciste et esclavagiste ».

Car si dans son programme présidentiel d’inspiration « nationale-libérale », figurent la « suppression du Smic », la fin du Code du travail (qu’il faudrait « brûler ») ou « la large utilisation de la peine de mort », c’est l’esclavage et la traite des Noirs qui obnubilent cet homme.

 

D’après un sondage, les pétitions en ligne supplantent en France les blogs militants et les concertations sur le Web – Libération

La pétition y apparaît comme l’outil de participation en ligne le plus largement utilisé (37 %), loin devant le partage d’articles militants sur les réseaux sociaux (16 % de l’ensemble des sondés, mais 18 % de ceux appartenant aux catégories socioprofessionnelles favorisées) ou la contribution à un blog ou un site internet «pour dénoncer ou influencer des politiques» (9 %).

 

BénévoleAtHome : Uberiser la solidarité ? La technologie au service des plus démunis – PositivR

A l’ère de “l’ubérisation” et face à la montée de la précarité en France, l’association BénévoleAtHome a décidé de mettre les nouvelles technologies au service de la solidarité.

En décembre 2015, l’équipe de BénévoleAtHome lance une application web/mobile permettant via une cartographie, la mise en relation de bénévoles solidaires avec des personnes démunies ou fragilisées (femmes seules avec enfants, étudiants, retraités ayant une faible pension…) ou des associations humanitaires et services sociaux ayant des besoins de première nécessité localisés (denrées, couches, lait, etc…).

 

Loi numérique – Vous saurez si l’administration délègue à un algorithme votre dossier – Numerama

Les sénateurs ont modifié le projet de loi numérique pour imposer à l’administration de dire aux personnes concernées que les décisions prises à leur encontre l’ont été sur la base d’un traitement algorithmique, qui devra être expliqué dans ses grandes lignes.

(…)

Il s’agira par exemple des algorithmes utilisés pour accepter ou non l’accès à une école supérieure. « De nombreuses décisions individuelles sont effectivement prises par l’administration assistée de traitements algorithmiques, c’est-à-dire d’outils soumettant les données entrées par l’administration à une suite d’opérations ou d’instructions permettant d’aboutir à un résultat », expliquait le rapport du sénateur Christophe-André Frassa.  « De tels instruments sont en particulier utilisés pour gérer de grandes masses de données, faisant intervenir de multiples facteurs à prendre en compte comme des listes de voeux ou des critères à croiser, afin d’optimiser les solutions. L’étude d’impact jointe au projet de loi cite ainsi l’exemple du système Admission Post Bac (APB) qui permet d’affecter les étudiants dans les filières d’enseignement supérieur en tenant compte de leurs choix ».

Tous les traitements algorithmiques ne seront toutefois pas communicables. L’article écarte ceux protégés par des secrets définis à l’article L311-5 du code des relations entre le public et l’administration. Pas question, par exemple, d’ouvrir l’algorithme des boîtes noires de la loi renseignement, censés identifier dans un réseau informatique les personnes suspectées de desseins terroristes.

La ville de Mexico utilise le crowdsourcing pour écrire sa nouvelle constitution – RSLN

Proposer des amendements, éditer ceux qui existent déjà : voilà ce que propose le maire de Mexico City, Miguel Angel Mancera, aux 9 millions de chilangos, le surnom des habitants de la capitale mexicaine. Selon Quartz, deux outils sont mis à la disposition des habitants : la plateforme de crowdsourcing change.org et la plateforme d’editing PubPub.

Sur la première, les résidents sont invités à être force de proposition : s’ils obtiennent 10.000 signatures sur la question qu’ils défendent, ils pourront plaider leur cause en personne. Sur la deuxième, les habitants peuvent annoter les amendements déjà présents dans le brouillon de la nouvelle constitution.

La ville de Mexico utilise le crowdsourcing pour écrire sa nouvelle constitution CivicTech Civic Tech

 

Loi numérique : codes sources de l’État : un accès limité voté par le Sénat – Numerama

Le Sénat a adopté l’article 1er bis de la loi numérique, qui impose à l’administration de communiquer les codes sources demandés par les administrés. Mais l’application du texte devrait rester limitée.

Mardi, lors de l’examen du projet de loi numérique d’Axelle Lemaire, le Sénat est revenu en partie sur la possibilité qui doit être offerte aux citoyens d’accéder aux codes sources des logiciels développés par l’administration, au même titre que n’importe quel document administratif d’intérêt public. Le principe voulu par les députés a été confirmé dans l’article 1er bis, mais le texte adopté laisse une grande marge d’incertitude sur son application réelle.

L’article modifié et voté par les sénateurs prévoit de préciser d’abord dans le code des relations entre le public et l’administration que les « codes sources » produits ou reçus par l’État, les collectivités locales ou les personnes chargées d’une mission de service public, sont bien des documents administratifs, communicables à qui en fait la demande.


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #14

24 avril 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens Civic Tech de la semaine #14 CivicTech

Gouvernement ouvert : la France met l’accent sur le numérique et la contribution citoyenne – Modernisation de l’action publique

Gouvernement ouvert PGO

La France encourage les alliances entre l’administration et la société civile en misant sur les technologies numériques, dont les approches sont déjà mises en œuvre avec l’open data, pour bâtir un gouvernement ouvert. Cette volonté se traduit dans plusieurs engagements de son plan d’action national pour la période 2015-2017, notamment en matière de coproduction législative.

Mexico City is crowdsourcing its new constitution using Change.org in a democracy experiment – Quartz

Voces ciudadanas en la nueva Constitución de la CDMX

Mexico City just launched a massive experiment in digital democracy. It is asking its nearly 9 million residents to help draft a new constitution through social media.

 The crowdsourcing exercise is unprecedented in Mexico—and pretty much everywhere else. Chilangos, as locals are known, can petition for issues to be included in the constitution through Change.org (link in Spanish), and make their case in person if they gather more than 10,000 signatures. They can also annotate proposals by the constitution’s drafters via PubPub, an editing platform (Spanish) similar to Google Docs.

The idea, in the words of the mayor, Miguel Angel Mancera, is to “bestow the constitution project (Spanish) with a democratic, progressive, inclusive, civic and plural character.”

13 propositions pour une version améliorée de l’État, sa posture et son équilibre démocratique – Renaissance numérique

Démocratie : mise à jour

Alors que fleurissent les initiatives de réinvention de la politique, « En marche » d’un côté, « Nuit debout » de l’autre, le think tank Renaissance Numérique délivre « 13 propositions pour une version améliorée de l’Etat, sa posture et son équilibre démocratique » dans le livre blanc : Démocratie : mise à jour.

Paru le 18 avril 2016, ce rapport présente les opportunités qu’offre le numérique pour faire évoluer l’Etat et la démocratie vers davantage de transparence et de représentativité. Il se présente comme une feuille de route nécessaire pour tout décideur politique qui souhaite faire évoluer son mode de gouvernance.

Nuit Debout : mais qui contrôle le site NuitDebout.fr ? – Numerama

Le site Nuit Debout

Au-delà de l’intérêt porté au mouvement, le site nuitdebout.fr a attiré notre curiosité lorsque l’on a découvert au hasard d’une recherche WHOIS que le nom de domaine avait été acheté par une agence de communication parisienne, RAIZ.

Or cette appropriation fait grincer des dents malgré tout. Julien Bayou est Conseiller régional d’Île-de-France et porte-parole d’EELV. Co-fondateur de Génération précaire et du collectif Jeudi Noir, il est l’un des pionniers du mouvement Nuit Debout. Au détour d’un débat sur la place de l’éducation et de la censure dans la démocratie, sur la place de la République, il nous confie qu’il n’est pas un grand fan de l’initiative.

« Plus jamais de loi Travail, c’est-à-dire sans concertation alors qu’elle concerne tout le monde », explique Mounir Mahjoubi – L’Usine Digitale

Vous ne travaillez pas sur la démocratie, l’engagement numérique, alors qu’avec Nuit debout ou la mobilisation contre la loi Travail, on voit bien de nouvelles formes émerger. Pourquoi ce paradoxe ?

Nous avons un chantier sur ce sujet, puisque nous allons dresser le bilan de l’expérimentation sur la loi République numérique. Nos travaux s’inscriront dans la présidence française de l’Open Government Partnership (OGP) qui s’ouvrira à l’automne.

Il faut consulter les Français sur les lois qui les concernent vraiment, car il y a une vraie envie, un vrai besoin de participation. J’ai envie de dire « plus jamais de loi Travail ! », c’est-à-dire une loi qui concerne tout le monde et pour laquelle on ne consulte personne. Je ne dis pas que c’est une bonne ou une mauvaise loi. Je ne me prononce pas sur ce sujet. Mais je regrette qu’on n’ait pas organisé une consultation à son sujet.

La “démocratie liquide” ou comment repenser la démocratie à l’âge numérique – Frédéric Martel

Comment améliorer la démocratie ? Quels outils pour permettre aux citoyens de participer ? Comment voter, décider, choisir, pétitionner en ligne ? “Démocratie liquide”, “démocratie participative”, “démocratie 2.0” : autant d’expressions qui permettent de penser non pas contre la démocratie mais pour une meilleure démocratie. Des associations, des collectifs, des mouvements, de nouveaux outils nous aident aussi à imaginer ces solutions post-démocratiques.

démocratie participative

Montréal s’associe avec Google pour se débarrasser de ses bouchons de circulation – Branchez vous

En échangeant des données en temps réel avec Waze, Montréal souhaite améliorer la circulation sur son réseau automobile.

Selon Radio-Canada, la ville de Montréal a conclu une entente à coût nul avec l’application Waze dans le cadre d’un programme de collaboration entre la division de Google et les grandes villes.

D’un côté, Montréal transmettra à Waze les données compilées des caméras, capteurs et radars installés sur son réseau, en plus d’informations liées aux événements prévus au calendrier et des chantiers de construction planifiés sur ses routes. De l’autre, Waze transmettra les données fournies par les 103 000 utilisateurs montréalais qui seront acheminées au Centre de gestion de la mobilité urbaine de Montréal, où les employés de la ville contrôlent notamment les centaines de feux de circulation.

Un député veut que les internautes soient consultés sur chaque projet de loi – NextInpact

Alors que la France accueillait hier le sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert (ou « OGP »), le député Patrice Martin-Lalande déposait au même moment une proposition de loi organique visant à rendre la consultation des citoyens obligatoire, via Internet, pour tous les projets et propositions de lois.

«En marche» : le bébé du ministre Macron fait ses premiers pas – Liberation

Le parti a débuté samedi la formation de ses «marcheurs», qui devront en mobiliser d’autres selon un principe d’enrôlement pyramidal inspiré de la campagne d’Obama. Objectif : rencontrer le maximum de Français d’ici l’été.

Démocratie participative : de Paris à Reykjavik, des outils au service des citoyens – La gazette des communes

Les initiatives de collectivités territoriales visant à permettre aux citoyens d’exprimer leurs souhaits quant à l’aménagement ou au fonctionnement des services de leurs villes, se multiplient. Paris ou Nantes en France, Reykjyavik à l’étranger, ont mis en place des outils participatifs permettant à leurs habitants de s’exprimer.

Reboot démocratique : pour une démocratie directe augmentée – Les Echos

Il serait illusoire de penser que dans cette France 2020, chaque citoyen serait à même de devenir, en quelques jours de formation, un expert raisonné, crédible et légitime. D’où l’idée de combiner le régime de démocratie participative avec un réseau dynamique de pôles d’expertise, véritables communautés d’experts internationaux habilités à formaliser des recommandations à l’attention des citoyens réunis en « délibérantes », sur des sujets de politique intérieure (via Webcast, visio-conférence, etc.).

La France sous pression sur la gouvernance ouverte – Contexte

Le besoin de créer des liens entre l’État et la société civile, qui est au cœur du projet du partenariat, reste fort en France. Les administrations sont encore frileuses face aux activistes.

Lors de son intervention au lancement de la présidence française du PGO, mercredi 20 avril, la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, n’a pas évoqué la collaboration avec la société civile dans ses axes de travail, montrant ainsi, en creux, une absence d’intérêt pour ce qui est au cœur du partenariat.

Benjamin Jean, initiateur du projet « open law » et organisateur d’un hackathon sur les Civic Tech, regrette que seuls les plus impliqués, à savoir Etalab et le SGMAP, soient venus au hackathon :

« Le gouvernement regarde avec attention ce qui se passe, mais toutes les administrations ne suivent pas de manière active. Le seul acteur étatique vraiment présent sur le sujet, c’est Etalab, car ils sont dans une logique agile et peuvent contribuer aux projets à nos côtés. »

Civic Tech : le numérique pour réconcilier citoyens et politique – Smart attitude

Civic Tech = relation entre les collectivités, les citoyens et les entreprises

Nombreux sont ceux qui voient dans le numérique le moyen idéal pour une participation citoyenne moderne.  Est-il une véritable opportunité pour envisager de nouvelles formes de démocratie ? Focus sur le dynamisme de la « civic tech » française qui espère bien réconcilier le citoyen avec la vie politique.

Retour sur le lancement du Sommet PGO – Etalab

Le 20 avril, la France a initié le processus de co-création du Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert, lors d’un événement de lancement inauguré par Jean-Vincent PLACE, Secrétaire d’Etat en charge de la Réforme de l’Etat et de la Simplification.

Partenariat pour un gouvernement ouvert

 

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #13

17 avril 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens Civic Tech de la semaine 13 - CivicTech

Aujourd’hui (dimanche 17 avril 2016) à 19h : SoftPower dédié à la démocratie et au numérique avec Loïc Blondiaux, Athur Muller et Bobby Demri

 

 

Le Sommet mondial du Open Governement Partnership à Paris s’ouvre le 20 avril – EtaLab

La France prendra la présidence du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) en octobre 2016 pour un an.

A ce titre, elle accueillera en Décembre prochain le Sommet mondial du PGOà Paris, comme l’a annoncé le Président de la République lors de ses voeux au corps diplomatique le 21 janvier 2016.

Le Partenariat pour un gouvernement ouvert est une initiative multilatérale créée en 2011, qui rassemble aujourd’hui 69 pays membres autour des grands principes du gouvernement ouvert : transparence et intégrité de l’action publique, participation citoyenne et contribution du numérique à cette ouverture.

Parce que la collaboration entre gouvernements et société civile est au cœur de l’esprit du Partenariat pour un gouvernement ouvert, le programme du Sommet sera co-créé avec la société civile.

 

« Le jour 1, on décide et on fait. Le jour 2, on se demande si ça a marché » – Rue89

Depuis le début du mouvement #NuitDebout, les manifestants sont en quête des meilleurs outils informatiques qui leur permettront de s’organiser, de ne pas être surveillés, mais qui devront surtout être en accord avec les visions politiques des participants.

 

De 1791 à « Nuit debout », une brève histoire du mot « démocratie participative » – France Culture

« Nuit debout », avec ses ateliers constituants et autres formations à la prise de parole pour les femmes, signe-t-elle le renouveau de la participation politique ? A l’instar de celui d’Occupy Wall street à l’époque où il ne faisait pas complètement le plein mais racontait déjà quelque chose, le mouvement des places qui germe depuis le 31 mars dit la soif de démocratie autant que la soif de participation. Mais pas forcément le retour en force du concept de « démocratie participative » qui s’est galvaudé au fil des décennies.

Le politiste Loïc Blondiaux, qui étudie les enjeux de la participation et de la citoyenneté de longue date, souligne qu’il n’utilise même plus le terme…

Présidentielle 2017: Des mouvements citoyens lancent la «primaire des Français» – 20 Minutes

« Il y a la primaire des partis, de droite et de gauche, il y a désormais la primaire des Français, de tous les Français », s’exclame ce lundi Corinne Lepage, présidente du parti Cap21-LRC. Avec cinq autres mouvements citoyens (Nous citoyens, Génération Citoyens, Bleu-Blanc-Zèbre, La Transition, Pacte civique) l’ancienne ministre veut renouveler la politique.

A 13 mois de la présidentielle, ces formations souhaitent promouvoir un candidat issu de la société civile « pour donner de l’oxygène à la politique », souligne Jean-Baptiste de Foucauld, du « Pacte civique ».

La « civic tech » française se met en place autour d’un nouvel espace – Les Echos

Après la food tech, l’ad tech ou encore l’ed tech, voici… la « civic tech ». Le Liberté Living Lab a été officiellement inauguré ce jeudi, en présence de la secrétaire d’Etat au Numérique, Axelle Lemaire. Cet immeuble de 1.600 mètres carrés, situé en plein coeur de Paris, doit symboliser l’émergence d’une nouvelle génération de start-up, d’ONG, d’associations, de chercheurs, de services publics ancrés dans le numérique. Le lieu sera complètement opérationnel en octobre et ouvrira alors sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Il réunira des start-up, un Fab Lab, un atelier d’intelligence artificielle, organisera des événements ouverts au public…

Primaires partisanes contre primaires de la société civile : le combat des anciens et des modernes ! – Le HuffPost

La Vraie Primaire s’inscrit dans cette dynamique de renaissance démocratique. À l’appui de cette initiative d’un genre nouveau, les résultats du sondage Ifop pour Synopia du 15 mars 2016, qui annonce que deux français sur trois, toutes tendances politiques confondues, sont favorables à une primaire non partisane organisée par la société civile, qui ait pour ambition de faire émerger de nouveaux candidats pour la présidentielle de 2017. Autre originalité, la Vraie Primaire est le premier outil démocratique à proposer de voter pour ou contre les candidats (deux votes pour et un contre par tour de scrutin), ce qui permet à chacun de s’exprimer d’une façon plus complète, selon ses différentes sensibilités, affinités et refus.

Voyage dans l’univers des démocrates militants – MediaPart

Pendant l’année qui vient nous allons devoir supporter les râles hurlants de l’agonie du système représentatif. Le monde ancien se meurt, il est temps d’écouter le monde nouveau qui éclot…

En effet, pendant que le système médiatico politique fourbit ses armes pour nous saouler pendant les 12 prochains mois avec la présidentielle, il se crée en ce moment de nombreux mouvements qui souhaitent une rénovation profonde de notre système politique pour aller vers plus de démocratie. Il y a plusieurs galaxies dans cet univers des démocrates militants plus ou moins radicaux.

Joël de Rosnay : « Institutions et citoyens doivent co-créer » – Région Île-de-France

« La créativité est là, les ferments du changement sont là, le rôle des pouvoirs publics est d’amplifier le mouvement ! L’écoute tout d’abord : on n’écoute pas assez les gens qui innovent. Trop souvent les pouvoirs publics et les industriels considèrent que tout ce qui passe par le numérique est futile et superficiel. Aujourd’hui, on sait pourtant qu’Internet et les réseaux sociaux sont des sources essentielles d’information. Il faut donc leur faire confiance. C’est ainsi qu’on parvient à la reconnaissance de la légitimité des professionnels qui créent aujourd’hui des choses impensables il y a 10 ans, ce que les pouvoirs publics aujourd’hui doivent comprendre. »

 


Contributions

Démocratiser le lobbying citoyen par le volontariat de compétences

11 avril 2016 • By

Demain, tous (good) lobbyistes ? - Civic Tech CivicTech

Que se passerait-il si les organisations de la société civile avaient la même expertise et les mêmes talents à leur disposition que les entreprises ? Que se passerait-il si toutes les parties intéressées par le processus politique y accédaient et y étaient représentées de façon égale ? Que se passerait-il si les entreprises et les ONGs pouvaient – par moments – s’associer dans la poursuite de l’intérêt général ?

Aussi hypothétiques qu’ils puissent paraître, nous croyons que si ces scénarios devenaient réalité, nous nous en porterions tous mieux. C’est en tous les cas la conviction sous-jacente au lancement de The Good Lobby, une équipe de pointe composée d’individus inspirés et inspirant ainsi que d’organisations prêtes à partager leurs talents, leur expertise and leur énergie pour faire du lobby de façon active dans l’intérêt général.

Le manque de responsabilisation civique

Bien que cela semble banal, pour beaucoup les Etats et administrations nationales, et encore plus l’Union européenne apparaîssent comme étant insuffisamment inclusives, insuffisamment transparente et trop distante de ses citoyens. Alors que les politiques publiques affectent de plus en plus notre quotidien, nous restons distants et désengagés du processus décisionnel tant national qu’européen.

Les connaissances sur l’UE sont modestes : 63% des citoyens ont peu voire aucune connaissance de leurs droits issus du droit européen et l’engagement est limité (tel qu’en atteste le faible taux de participation aux élections européennes).

En attendant, on estime à environ 30,000 le nombre de lobbyistes corporatifs opérant à Bruxelles, dominant le processus décisionnel européen. Bien que les ONGs aient été de plus en plus intégrées au sein du processus décisionnel européen (il y a aux environs de 1,500 ONGs inscrites au Transparency Register), elles sont typiquement en manque de personnel et, en raison de leur orientation pan-européenne, ont des difficultés à se connecter aux citoyens. En bref, elles sont toutes mal équipées pour représenter effectivement les intérêts de plus de 500 millions de citoyens européens sur des problèmes tels que les droits des consommateurs, la justice climatique ou encore l’égalité des genres.

Par conséquent, un manque de responsabilisation civique apparait. Le pouvoir politique est de plus en plus distribué de façon inégale dans ce qu’on a appelé la bataille de David contre Goliath entre les intérêts privés et l’intérêt général.

La question clé est : les citoyens peuvent-ils faire quelque chose pour changer cette dynamique?

Du volontariat de compétences comme lobbying citoyen

En Europe, comme partout, il existe une idée fausse selon laquelle il n’existerait que deux options pour faire la différence dans nos communautés, à savoir voter aux élections ou y être candidat. Il existe en réalité une troisième voie, moins connue, pour avoir un impact : le lobbying. Grâce à la révolution de l’information, à la technologie et à l’émergence de la philosophie du ‘do-it yourself’, le lobbying n’est plus une prérogative exclusivement réservée à des groupes fortunés aux nombres de membres et aux soutiens politiques incalculables, mais est devenu une pratique à la portée de tous. A la différence de la démocratie représentative, le lobbying fonctionne. Demandez aux grosses sociétés et organisations de la société civile qui en font régulièrement ! Le lobbying citoyen pourrait impliquer aussi bien des actions individuelles, telles qu’écrire aux autorités ou poster une opinion provocante sur un blog en ligne, que des actions collaboratives, telles que lorsque des volontaires aux diverses compétences, des juristes, des académiques ou d’autres professionnels, aident une ONG travaillant dans l’intérêt général. Que vous travailliez pour une ONG ou dans le secteur privé, que vous soyez un(e) jeune étudiant(e) ou un(e) professionnel(le) expérimenté(e), nous pouvons TOUS jouer un rôle dans le lobbying pour la bonne cause (lobbying for good). Nous sommes convaincus que le « volontariat de compétences » est une forme de lobbying citoyen au potentiel majeur.

Que vous l’appeliez du volontariat pro-bono, de compétences, 2.0 ou encore du « partage de compétences », l’idée que des étudiants, des académiques et des professionnels (jeunes et âgés) puissent user de leurs compétences, sur base volontaire, pour améliorer leurs sociétés n’est pas nouvelle. Aujourd’hui, il devient apparent que non seulement les élites, mais tous les professionnels et individus éduqués, indépendamment de leur bagage socio-économique, peuvent et souvent veulent trouver des moyens d’user de leurs compétences pour aider leurs communautés (particulièrement la jeunesse européenne qui de plus en plus manquent d’un sentiment de pouvoir ou d’habilité à avoir un impact dans le monde). L’accomplissement d’études et l’accumulation de compétences ne sont plus des chasses gardées des plus privilégiés de notre société. Dans l’Union européenne d’aujourd’hui, dans la tranche d’âges allant de 30 à 34 ans, 30% des hommes et 40% des femmes ont un diplôme de l’enseignement supérieur. Dans certains Etats membres, ces chiffres dépassent les 50% voire parfois les 60%. Cela ne prend même pas encore en considération les personnes qui suivent un enseignement de qualification professionnelle (en d’autres termes, l’enseignement vocationnel et appliqué).

La majorité des gens en Europe possèdent aujourd’hui des compétences socialement et économiquement précieuses d’un type ou d’un autre.

Un mouvement global

Lobbying citoyenPartout dans le monde, des juristes, des créateurs graphiques, des spécialistes en communication, des comptables, des étudiants en administration des affaires tout comme des menuisiers, des plombiers, des commerçants et bien d’autres encore, consacrent une partie de leur temps à aider bénévolement des associations sans but lucratif à travailler pour des causes sociales importantes. Le volontariat peut se matérialiser sous de multiples formes comme par exemple la rédaction d’un business plan, celle d’un communiqué de presse ou la coordination d’une campagne sur les réseaux sociaux. La clé est d’orienter les compétences et les talents des individus vers des causes auxquelles ils croient.

Aux Etats-Unis, le mouvement de volontariat de compétences est en plein essor grâce à des organisations pionnières telles que la Taproot Foundation (rendant le talent entrepreneurial disponible aux organisations sans but lucratif travaillant à l’amélioration de la société), Pro Bono Net et Appleseed (permettant à des juristes d’à la fois offrir leurs compétences juridiques à des individus en besoin de conseils et de travailler sur des initiatives larges et systémiques de justice sociale), Datakind (engageant des experts en science des données sur des projets relatifs à des problèmes humanitaires sévères) et St. Bernard Project (recrutant des commerçants pour reconstruire les maisons de victimes de désastres). Nous avons même observé des entreprises désireuses d’orienter leurs départements des affaires publiques vers du « lobbying for good ».

En Europe, le mouvement est peut-être plus disparate mais il prend de l’ampleur rapidement. Dans le domaine juridique, PILnet a été pionnier, mettant en lien des juristes des quatre coins du continent avec des organisations sans but lucratif en besoin de soutien juridique. Des organisations nationales fournissant un service similaire ont émergé telles que aadh en France ou encore Centrum Pro Bono en Pologne. Au-delà du droit, des organisations visant à permettre de toutes les manières possibles des professionnels des affaires et des académiques à faire du volontariat sur base de leurs compétences apparaissent en Allemagne (Proboneo), en Espagne (Fundación Hazloposible), en France (pro bono lab) et en Pologne (Fundacja Dobra Sieć). Aux Pays-Bas, un projet alors hautement innovant avait déjà été lancé en 1996: Beursvloer. Il s’agit d’un « marché » annuel (ou d’une bourse) où les sociétés, les organisations de volontariat et les autorités locales peuvent se rencontrer et construire des partenariats, alignant leur offre et leur demande.

L’action civique sur base de ses compétences et la démocratie dans l’Union européenne

Le lien qu’il reste à faire est d’explicitement joindre le volontariat de compétences à la démocratie. The Good Lobby veut faire ce lien en agissant, dans la sphère politique européenne, comme un catalyseur à forger des partenariats atypiques pour faire du lobby dans l’intérêt général. En permettant à chacun, qu’elle ou qu’il soit étudiant(e), académique, juriste ou de toute autre profession, de fournir de l’assistance aux ONGs travaillant pour d’importantes causes sociétales, The Good Lobby a l’intention de révéler le potentiel qui sommeille en chacune et chacun d’entre nous de contribuer à une représentation plus égalitaire des intérêts dans le processus décisionnel.

Il ne s’agit pas de parler de « bon » vs. « mauvais » lobbying. Il s’agit d’intégrer les citoyens au cœur des plus importantes décisions affectant leurs vies, s’assurant ainsi que chacune et chacun puisse s’asseoir autour de la table et avoir son mot à dire.

Lobbying par les citoyens pour les citoyens

The Good Lobby croit en cette simple équation. Les ONGs travaillant dans la sphère européenne doivent s’atteler à certains des plus grands défis économiques et sociaux auxquels notre société doit faire face (les migrations massives, les inégalités économiques et sociales, les dégradations environnementales, la promotion de la santé publique et la protection de la vie privée). Elles sont pourtant souvent en manque de personnel et insuffisamment connectées aux citoyens. Pendant ce temps, partout en Europe, il y a des étudiants, des professionnels et des académiques passionnés par toute une série de causes sociales et qui ne demandent qu’à bénévolement mettre leurs talents et leurs compétences au service de ces causes.

The Good Lobby vise à fournir à toutes ces personnes, ainsi qu’à leurs employeurs, des opportunités utiles de volontariat de compétences… des opportunités de s’impliquer bien au-delà des formes traditionnelles d’engagement, telles que seraient un don occasionnel ou la signature d’une pétition.

En rassemblant tous ces acteurs, une forme embryonnaire et innovante de démocratie européenne pourrait timidement voir le jour. C’est notre mission à The Good Lobby, mais nous devons en faire une réalité.

Alberto Alemanno, co-fondateur de The Good Lobby

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #8

6 mars 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens CIvicTech de la semaine #8 - Civic tech

L’intelligence artificielle, chef d’orchestre de notre mémoire ? – L’Atelier

Fruit de la collaboration entre Civic Nation, une ONG américaine qui oeuvre dans le domaine de la « civic tech » et Huge, une agence de design, Up Next est un service d’envoi de messages textes pour aider les lycéens à se préparer à l’entrée à l’université. Up Next agit en effet comme un outil de rappel par le biais de notifications (rappel de la date d’envoi des candidatures pour une université ou encore de la date d’un forum étudiants par exemple). Ne cherchant pas à reproduire une figure autoritaire ou paternaliste, le service s’apparente plutôt à un assistant personnel virtuel.

Projet Arcadie, le Who’s Who parlementaire – Garçonne Magazine

  • Lorsque je travaillais en tant que collaboratrice, je devais rechercher beaucoup d’informations sur les parlementaires, et là, franchement, rien n’était simple : si tout existe à divers endroits, il fallait rechercher, vérifier, compiler et ça prenait non seulement un temps fou, mais c’était hyper pénible à tenir à jour. Une nouvelle commission, une nomination, un débat majeur et tout est à revoir !

  • Projet Arcadie est une base de données en ligne, accessible sur abonnement, où pour chaque sénateur ou député, tu vas non seulement retrouver les infos standards, mais surtout ce sur quoi il travaille, par exemple, dans quelles commissions, quels sujets ont sa faveur, quels sont ses mandats, sa profession … On dit également qui est dans son équipe.

#OpenDataDay – L’open data a désormais son forum – Etalab

Initialement lancé autour de la question des logiciels, ce forum a rapidement rassemblé une communauté de contributeurs venus de l’administration ou de la société civile : de nombreuses discussions se sont ouvertes sur le site autour de catégories telles que logiciel libre et secteur public, technologies ou encore ouverture des codes source… et ont pu se prolonger à l’occasion d’un premier atelier ouvert le 26 février 2016.

Paris veut embarquer ses élus et les agents de la Ville dans sa mutation participative – Le courrier des maires et des élus locaux

Equipée de nombreux outils de concertation et de co-construction de ses politiques locales, la Ville de Paris veut faire en sorte que ses élus et ses agents s’emparent de la démarche participative. La mairie vient de publier à cet effet un « Guide méthodologique de la participation à la Ville de Paris ».

Primaire à droite : guerre des contenus et réseaux sociaux ? – Laurent Dupin

Nul doute que cette élection 2017 sera donc encore plus buzzante et nourrie de nombreux nouveaux effectifs des jeunes partis, totalement à l’aise avec le fait et l’outil social media. Chaque candidat a vertu à se doter de son spin-doctor du web et du social media (j’y reviendrai dans une note spécifique). Mais cela ira aussi en frontal contre les prises de positions sociétales, comme celle récente sur le blocage de Twitter et Facebook. Ou même plus directement contre les propositions d’animation médiatique touchant la primaire, surtout quand elles émanent d’experts du sujet à droite comme Thierry Solère.

« Internet, un outil incontournable des mobilisations sociales et politiques » – La Croix

De même, pour la première fois, la réponse des politiques, en l’occurrence du gouvernement, est désincarnée. Ce n’est pas la ministre qui prend la parole sur Internet mais un objet : la loi elle-même qui, comme une personne physique, a son compte Twitter et répond à ses interlocuteurs. Incontestablement, on assiste à quelque chose d’inédit : pour la première fois, mobilisation et réponses gouvernementales sont numériques.