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Réflexions

Gouvernement pas si ouvert et open data non intelligible : et si la Civic Tech était vouée à l’échec ? 3/4

20 décembre 2016 • By

Ce post est le troisième d’une série de 4 billets dédiés aux impasses de la CivicTech. Cette fois nous aborderons les problématiques de démocratisation et d’utilisation de l’open data ainsi que le rôle d’un gouvernement ouvert. J’ai proposé aux acteurs de l’écosystème Civic Tech  de partager leurs visions sur les 4 grands freins qui, selon moi, entravent le développement en France des technologies civiques.

Impasses de la civic tech civictech 3/4

La France a pris cette année la présidence de l’OGP : c’est quoi un gouvernement ou une administration ouverte ? Quel est l’apport concret de l’open data pour les citoyens, comment s’en servent aujourd’hui les institutions, les politiques, les usagers, les publics et que pourraient apporter les technologies civiques à ce niveau ?

Clara Boudehen – Chargée de mission au Cabinet d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique

La France a pris la présidence du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert en septembre dernier pour une période d’un an. Il a pour vocation d’améliorer la qualité démocratique des pays partenaires, grâce à plus de transparence de l’action publique, de participation citoyenne et de capacité d’agir des citoyens. Ce qu’on appelle ouverture c’est cette capacité d’agir des citoyens et d’avoir un impact, dans un contexte politique et public donné (gouvernement ou administration). C’est un objectif vers lequel on tend, la France a déjà développé beaucoup d’actions dans ce sens – notamment en termes de transparence, d’ouverture des données et d’implication des citoyens aux différentes échelles de l’action publique – et il reste beaucoup à accomplir.

L’émergence des Civic Tech est conjointe à celle du gouvernement ouvert. Elles partagent cette volonté de transparence, de participation et de développement du pouvoir d’agir. Souvent elles sont les outils du gouvernement ouvert, même si c’est aux administrations de rendre transparentes leurs actions, d’ouvrir leurs données et de mettre en place des consultations de leurs administré

Comment rendre l’ouverture des données intelligible pour tous ? Les données prennent une part de plus en plus importante dans notre vie et la maîtrise que l’on a sur nos données personnelles va être un enjeu majeur dans les années à venir. L’objectif n’est pas que tout le monde sache comment ouvrir les données, ou même les analyser, mais que chacun puisse en maîtriser l’usage. On ne sait pas tous comment construire une voiture ni comment la réparer mais notre but est que l’on sache tous l’utiliser et la maîtriser.

 

Nicolas Patte – Cap Collectif

La Démocratie Ouverte est une évolution naturelle de la démocratie représentative. En démocratie ouverte, le citoyen n’est pas seulement un électeur occasionnel. Il participe activement, s’il le souhaite, à la bonne marche de la société dans toutes ses composantes : fabrication de la loi, organisation territoriale, budgets, amélioration des politiques publiques ; ceci dans un esprit de grande transparence, de co-décision et de co-construction. L’OGP, partenariat que la France préside cette année, est une association de pays souhaitant marcher dans cette direction et s’échanger de bonnes pratiques sur le sujet.

L’Open Data L’ouverture des données est simplement une composante de ce grand plan : c’est la mise à disposition systématique et publique de toutes les données de l’État (moins les données hypersensibles). Le premier bénéficiaire de cette ouverture des données est l’État lui-même, qui améliore l’efficacité de ses prises de décisions à l’aune des données (rendues) disponibles. Le traitement des données ainsi libérées est ouvert à tous : tant à l’administration qu’à la recherche, tant à entrepreneuriat qu’aux simples citoyens. Là encore, l’idée est d’utiliser l’intelligence collective à des fins d’efficacité profitant à tous, c’est la création à grande échelle d’un bien commun numérique. Ce qui, au passage, philosophiquement, permet aussi de renouveler une culture commune et locale, terrain laissé un peu en friche par le fantasme de mondialisation des idées. Et sans nulle doute que la culture est un enjeu puissant des prochaines années pour l’open data.

Les exemples d’ouverture de données sont innombrables. Pour simplifier, on peut discerner deux types de réutilisation accessible des données ouvertes dans notre quotidien : “l’information vigilante” et le “couteau suisse”.

Parmi les informateurs vigilants, nous aimons bien, globalement, ce que produit l’association Regards Citoyens, dont on connaît le travail remarquable sur l’activité des parlementaires, et qui, également, a publié Lumière sur Sunshine, une série de visualisations graphiques chiffrées sur l’activité des laboratoires pharmaceutiques. Les médias, aussi, réutilisent des données ouvertes pour mettre en forme de manière épurée et intelligible des tableaux chiffrés très (trop ?) complexes : c’est ce qu’a fait Le Monde récemment, par exemple, avec leur enquête sur l’augmentation inquiétante du cancer pour certaines tranches d’âge.

Parmi les couteaux suisses, on remarque évidemment la multiplication d’applications “utiles à tous” sur les cendres des tentatives (ou des non-tentatives) institutionnelles de partager l’information publique. Si l’application officielle Vélib fonctionne correctement aujourd’hui, c’est parce qu’elle a été mise à l’épreuve au départ par une application non-officielle basée sur les données ouvertes du service. La plateforme TrainLine (anciennement Captain Train) a connu un succès fulgurant en proposant un service d’achat de billet de train plus abouti que la SNCF avec des données ouvertes par celle-ci (un peu sous la contrainte, il faut le dire). On peut également évoquer Citymapper dont le modèle repose sur les données ouvertes des transports publics dans les grandes villes du monde. Ces exemples parcellaires issus du monde du transport participent à l’amélioration des services et biens communs accessibles à tous grâce à la réutilisation des données appartenant à tous par l’intelligence collective.

 

Partenariat pour un gouvernement ouvert France civic tech civicitech

 

Florent Guignard – Le Drenche

Je pense que la sensibilisation du public et des administrations à l’open data est un des éléments qui peut restaurer la confiance entre le grand public et les administrations. Savoir que les données sont ouvertes et vérifiable crée de la confiance. Je pense que l’open data doit également s’appliquer au journalisme et aux médias ; la confiance envers les médias est en baisse constante, et le secteur manque cruellement de transparence. Plus les données seront ouvertes, et plus cette relation de confiance pourra se (ré)établir.

 

Thomas Champion – Politizr

On a tendance a considérer que les civictech font parti d’un plus grand « ensemble » qui serait l’openGov. C’est intéressant a l’approche de l’OGP… Ceci dit, de mon point de vue, les projets civictech français concernés par les openGov et reposant sur l’openData sont peu nombreuses. Il me semble que Parlement et Citoyens et Questionnezvoselus utilisent/utilisaient les data poussées par l’assemblée nationale. Politizr exploite de manière marginale les données du Ministère de l’Interieur concernant les résultats des élections. Rien de franchement transcendant…

 

Maxime Barbier – Bluenove / Assembl

Un gouvernement ouvert c’est un gouvernement qui accepte de déléguer une partie de la conception, de la décision et de la délivrance de l’action publique. Ca va bien au-delà d’un effort de transparence dans l’action publique, ou que l’ouverture des données. C’est créer de l’empowerment de la société civile (citoyens, startup, …). L’Etat pourrait d’ailleurs se positionner pour faciliter l’incubation de nouvelles initiatives citoyennes, qu’elles soient de portée technologique ou non. C’est pour moi une nouvelle politique publique à structurer au niveau national et local.


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #27

20 novembre 2016 • By

Vous pouviez habituellement retrouver ici chaque dimanche les liens Civic Tech de la semaine : cette revue de liens a pris, encore une fois, un peu de retard. Cette rubrique va probablement passer à un rythme mensuel pour assurer une meilleure régularité. 

Pour cette fois, ce sera donc les liens Civic Tech des dernières semaines 😉

Les liens civic tech de la semaine 27 civictech

 

Primaire à droite : comment les candidats ont géré leur campagne numérique – France Inter

Mais le fait le plus notable – et le plus nouveau – de cette campagne numérique, qui devrait aller en augmentant d’ici l’élection présidentielle fin 2017, c’est que les candidats se sentent de plus en plus prêts à contourner les médias “traditionnels” que sont la presse écrite, la radio et la télé au profit d’une confrontation directe avec leur audience.

Reste pour les candidats à attirer les jeunes : et pour cela ils se rendent directement sur leur terrain. Le réseau social Snapchat, le plus populaire chez les 15-24 ans, a été expérimenté par un seul des candidats : Bruno Le Maire, par l’intermédiaire de son équipe “Les jeunes avec BLM”. C’est peut-être sur ce terrain que les candidats sont le plus en retard, alors qu’aux Etats-Unis, Hillary Clinton comme Donald Trump avaient largement investi ce terrain.

 

Enquête sur la Civic Tech : comment des plates-formes citoyennes comptent sauver la démocratie – Les Inrocks

“On s’est rendu compte que les gens se plient à l’exercice et répondent très sérieusement à la question posée, parce qu’il y a derrière un véritable enjeu. Tous les participants ont saisi l’importance qu’allaient avoir leurs commentaires ou leurs publications, qu’ils n’étaient pas sur Facebook entre amis”, expliquent Clara Boudehen et Florent de Bodman. Les haters se font donc rares quand il s’agit de changer la société et d’impacter la chose publique. Bon à savoir.

Selon Axelle Lemaire, le rôle du peuple n’a jamais été fondamentalement repensé depuis la Révolution française et c’est précisément ce sur quoi devraient réfléchir les différentes Civic Tech. “En France, on est en république et on aime le répéter, mais la réalité, c’est que dans les pratiques institutionnelles et politiques on a plus l’impression d’être dans une république monarchique”, expose la secrétaire d’Etat.

 

Vidéo : Au Liberté Living Lab la Tech sert l’intérêt général – The Good Life

Lieu d’hybridation entre social et business, le Liberté Living Lab fait figure d’OVNI dans le paysage des startups françaises. En plein cœur de Paris, le site de 2 000 m2 héberge 200 résidents pluridisciplinaires avec un objectif commun : innover en faveur de l’intérêt général. Reportage dans le premier hub de la Civic Tech en France.

 

Civic Tech – Le journal des idées / France Culture 

Il y a enfin les Civic Tech de lobbying citoyen, comme make.org, dont le fondateur exprime dans l’hebdomadaire son ambition de « créer une intelligence collective ». Il fait le constat d’une « décomposition citoyenne » causée par « le corporatisme, le communautarisme, l’individualisme ». Face à cela la plate-forme entend relayer les propositions des internautes, confronter les plus fortes d’entre elles aux élus et décideurs, et obtenir en cas d’accueil favorable un engagement concret de leur part. Face au « décalage immense entre les aspirations de la société et la capacité du système à y répondre », selon les termes de notre secrétaire d’Etat au numérique, les Civic Tech proposent un arsenal d’outils pour faire de la médiation citoyenne, ainsi qu’un « début de réponse au malaise démocratique ».

 

La révolution numérique doit remettre les citoyens au centre de notre démocratie – Emmanuel Grégoire / HuffPost

Si le numérique permet aux institutions de s’ouvrir davantage à ses citoyens, il permet également à ces derniers de développer d’eux même des outils visant à s’approprier la chose publique. Plate forme de pétition en ligne, espace numérique de dialogue et de réflexions en ligne, comparateurs de programmes politiques… Une multitude d’outils sont créés chaque jours par des citoyens engagés désireux de mettre les technologies au service du bien commun. Le développement des « civic tech » témoigne de l’appétence renouvelée des citoyens pour s’investir dans la vie publique. C’est également une possibilité de renouveler l’offre démocratique classique en s’inspirant de son modèle horizontal, ouvert et innovant. La Ville de Paris travaille d’ailleurs à la création d’un « Civic Hall » pour apporter sa pierre à cet de cet écosystème riche d’une multitude d’acteurs.

Explique moi… le Partenariat pour un Gouvernement ouvert – Le Drenche

L’Open Government Partnership – OGP – ou Partenariat pour un Gouvernement Ouvert – PGO – a été lancé en septembre 2011 par huit pays fondateurs (Brésil, Indonésie, Mexique, Norvège, Philippines, Afrique du Sud, Royaume-Uni et États-Unis). Il compte aujourd’hui 70 pays membres, ainsi que des ONG et représentants de la société civile.

#hello2017 : pour mieux se préparer aux élections de 2017 – GeekZone

Initialement lancée en 2012, au moment de l’élection présidentielle, Voxe.org est une association loi 1901 qui vise à utiliser les outils numériques pour tenter de redonner aux jeunes le goût de la politique. En partenariat avec Curious (une plateforme de communication entre citoyens et personnalités influentes) et Kawaa (un outil pour faciliter les rencontres entre personnes partageant les mêmes centres d’intérêts), Voxe.org vient de lancer #hello2017, un site qui offre aux internautes un espace de débat et d’engagement plutôt inédit, articulé autour de quatre axes principaux : information, comparaison (entre les programmes de différents candidats), interpellation (pour interagir directement avec eux) et rencontre (pour constituer des groupes citoyens de discussion et d’action).

Quels bénéfices attendez-vous des technologies civiques (plateformes et applications citoyennes) ? – Enquête réalisée du 9 au 16 septembre auprès de 478 maires, adjoints au maire, DGS et responsables communication de municipalités.

Quels bénéfices attendez-vous des technologies civiques (plateformes et applications citoyennes) ?

 

[Civic Tech] Le numérique peut-il améliorer les démocraties ? –  FrenchWeb

La quasi-totalité des startups de civic tech ne créent pas d’innovation technologique à proprement parler, ni même sociétale. Elles utilisent des techniques connues et éprouvées de bases de données, de sites web, d’applications mobiles et de réseaux sociaux. Leurs modèles de données observables sont généralement très rudimentaires.

Est-ce qu’elles pourraient bénéficier de ruptures technologiques majeures? Est-ce que l’intelligence artificielle pourrait devenir une forme alternative de démocratie participative? Celle du big data, des objets connectés et des algorithmes ?

 

Qui est la start-up qui développe la civic-tech à Nice – La Tribune 

Démarrée ce 10 novembre l’expérimentation avec la métropole Nice Côte d’Azur devrait durer un an. Trois discussions sont déjà actives, pour une durée de 45 jours, autour de sujets comme quels services innovants pourraient être proposés au quotidien, quels services en télé-présence seraient utiles dans le moyen et le haut pays et quels services innovants rendraient le trajet en tramway plus agréable.

L’objectif de Civitocracy est de permettre un débat constructif mais aussi de donner l’opportunité aux citoyens de faire remonter les problématiques qui lui paraissent essentielles. En une journée, 140 personnes se sont inscrites sur la plateforme.

 

Axel Dauchez lance une plateforme de lobbying citoyen – L’ADN

Notre premier enjeu est de faire émerger des propositions citoyennes de manière massive. Tout le reste en découle.  Pour y parvenir, nous sommes sur un système de contributions simples. Nous avons mis en place une première initiative avec BFM et RMC. Chaque semaine, nous proposons sur leurs antennes une thématique sur un sujet de politique nationale. Les auditeurs sont invités à soumettre leurs solutions sur make.org, ou à venir consulter et à voter pour celles des autres. A partir des propositions recueillies, nous rédigeons une note de synthèse à destination des journalistes qui peuvent utiliser ces éléments à l’antenne. Ils commencent déjà à le faire et cela change leur manière d’interviewer les politiques. Mais le changement se fait aussi du côté des citoyens : leur rôle ne consiste plus uniquement à voter… il peuvent proposer des solutions. Quant aux élus, ils ne sont plus attendus sur l’expression de promesses, mais sur leur engagement concret à les mettre en place. Cela représente un véritable changement culturel pour l’ensemble des parties.

 

Biznext : « Le coup d’État citoyen », la politique à l’heure du numérique – La Tribune 

La Tribune propose une masterclass interactive sur la politique lors de la prochaine édition de Biznext, le 14 novembre au Casino-Théâtre Barrière à Toulouse. Elisa Lewis, co-auteure de Le Coup d’État citoyen, et Léonore de Roquefeuil, présidente de Voxe.org, partageront leur analyse et diront pourquoi la campagne pour les élections de 2017 ne ressemble à aucune autre. Interview d’Elisa Lewis.

 

#Inventons2017 : Le manifeste des jeunes pour la Présidentielle – Les Echos 

Marre de ne pas être entendu(e) ? Les Echos START avec Make.org, Sciences Po et Facebook vous donnent voix au chapitre pour la Présidentielle 2017. Une occasion inédite de faire du lobbying citoyen directement auprès des candidats. Explications.

20 propositions pour des conseils de quartier 2.0 – Valentin Chaput / Mediapart

Nous avons débuté notre collaboration au premier trimestre 2016 en organisant deux “meetups” pour rassembler une cinquantaine d’habitants des environs. Ces deux ateliers créatifs nous ont permis de définir nos attentes collectives — que les conseils de quartier ne remplissent pas à l’heure actuelle — puis nos idées sur les activités, les méthodes décisionnelles et les supports numériques qu’il faudrait développer pour donner plus d’attractivité et d’impact à ces rendez-vous citoyens. Nous les avons ensuite comparées au fonctionnement existant des conseils de quartier en assistant à plusieurs séances. Nous avons synthétisé ces travaux dans une liste de 20 propositions qui ambitionnent de dynamiser l’engagement démocratique local en attirant des participants plus divers aux réunions, en développant de nouveaux formats débouchant sur de véritables décisions co-construites avec les citoyens et de nouveaux outils numériques adaptés.

 

 

 

 


Ils font la Civic Tech

Cities for life : la première e-consultation citoyenne mondiale sur les villes inclusives et innovantes

27 septembre 2016 • By

Dans le cadre du Sommet mondial Cities for Life pour des villes inclusives, innovantes et résilientes, prévu à Paris le 21 et 22 novembre 2016, et de la conférence Habitat III des Nations Unies, qui se tiendra à Quito entre le 17 et 20 de la même année, les villes de Paris et Medellin organisent un débat international en ligne sur les villes inclusives, ouvert à tous les citoyens et les parties intéressées.

Eclairage avec Maxime Barbier, en charge de la mise en place de ce débat en ligne avec la solution Assembl.

Cities for life

Paris accueille cette année Cities for life, pouvez-vous nous présenter rapidement ce sommet international ?

Le premier sommet mondial Cities for Life a été créé par la Ville de Medellin en 2015. Pour sa deuxième édition, le sommet mondial est accueilli à l’Hôtel de Ville de Paris les 21 et 22 novembre prochains. Cet événement international porte une grande ambition : celle d’engager les villes et grandes métropoles vers plus d’inclusion sociale, de résilience et d’innovation au service du plus grand nombre.

Pendant deux jours, plus de 500 experts internationaux échangeront et présenteront leurs travaux et des solutions expérimentales au travers de séances de co-création, d’ateliers et d’un village de startups afin de définir dans un esprit coopératif et inclusif la ville du futur.

La réussite de la démarche tiendra à la capacité d’assurer une mobilisation internationale sans précédent des maires du monde entier, des dirigeants locaux, des experts, des ONG et des entreprises dans l’objectif de réinventer la « ville pour tous ». Plus de 500 experts sont attendus à Paris !

Dans quel contexte la ville de Paris et celle de Medellin ont-elles décidé d’organiser un débat international en ligne sur les villes inclusives ? Des rencontres physiques sont-elles envisagées en complément ?

Les villes de Paris et Medellin font partie des villes pionnières en matière de démocratie digitale, d’innovation sociale et de réflexion sur la ville intelligente et durable. La plateforme Assembl développée par bluenove avait d’ailleurs déjà accueilli une première consultation pour opérationnaliser la stratégie « smart city » de la ville de Paris.

Avec le débat Cities for Life, la démarche change de dimension et dépasse la seule organisation d’une conférence internationale.

La consultation a une portée internationale : elle adresse les enjeux de la ville inclusive de l’ensemble des villes du monde, avec leurs similarités et leurs disparités propres.

Elle est massive : la démarche peut supporter les contributions de plusieurs milliers de contributeurs. La méthode et les fonctionnalités d’Assemble sont développées pour analyser et organiser en continu l’information provenant d’un grand nombre de personnes.

Elle est citoyenne : la consultation est ouverte à toute personne intéressée par les enjeux de la ville de demain. Tout l’enjeu du débat est de rendre accessible au plus grand nombre ce sujet de la ville inclusive, pour le définir, le problématiser, le concrétiser.

Elle est pré-mobilisatrice de la communauté : les futurs participants sont amenés à contribuer en amont du sommet et partager leurs travaux, points de vue, expériences…

Elle est pensée, par construction, de manière hybride avec des rencontres physiques. Le pré-lancement de la démarche a été réalisé à Paris, à la mairie du 18ème le 17 septembre dans le cadre du hackathon Open Democracy Now où une dizaine de personnes ont permis d’amorcer la discussion. Les conclusions des ateliers organisés à Quito lors de la conférence Habitat III des Nations Unies, les 17-20 octobre seront retranscrites dans les fils de discussion sur la plateforme. Enfin, les conclusions de débat, sur les différentes thématiques de la ville inclusive, viendront nourrir la préparation et l’animation des ateliers du sommet mondial de novembre.

Au final, cette consultation vient servir les enjeux du sommet mondial.

 

Cette consultation est internationale : comment dépasser la barrière de la langue et tout le monde peut-il vraiment participer ? 

Tout citoyen peut participer au débat. Il suffit de créer un compte utilisateur pour accéder à la plateforme. La discussion s’adresse particulièrement à la société civile, aux associations, aux citoyens, aux étudiants et aux institutions politiques locales.

Ce débat multilingue (plus de 100 langues disponibles en temps réel) permet techniquement un échange à l’échelle internationale. Pendant 2 mois, du 16 septembre jusqu’à mi-novembre, nous attendons une participation des quatre coins du monde !

L’ensemble des contributions sont analysées, thématisées et synthétisées à échéance régulière. Nous accordons d’ailleurs beaucoup d’importance à la vertu de rédiger et publier des synthèses périodiques qui permettent de donner une visibilité à un instant t à tous les participants de l’état de la discussion sur l’ensemble des thématiques.

Plateforme Assembl

Une fois la synthèse des contributions citoyennes réalisée, quels sont les prochaines étapes pour la ville de Paris et celle de Medellin ?  

Les contributions du débat seront synthétisées et présentées pendant le Sommet Cities for Life. Elles permettront d’alimenter un Call For Action citoyen auprès des décideurs publics qui sera lancé lors du Sommet. Les meilleurs contributeurs seront d’ailleurs invités à participer au sommet.

Ce Call For Action, co-construit à plusieurs milliers de personnes, doit être vu comme le pendant citoyen d’une démarche d’experts. Les deux approches ont vocation à se parler. En espérant que l’approche citoyenne influe sur les décisions prises par les leaders mondiaux. Ce serait certainement une première mondiale !

 

Quel regard portez vous sur le développement des Civic Tech et leur apport pour la société à l’horizon 2017 ? Et après ?

Je fais partie de ceux qui pensent que les Civic Tech, dans les technologies qu’elles apportent et les méthodes de participation citoyenne qu’elles inventent, sont un atout pour recréer un lien entre les citoyens et les institutions et favoriser de nouvelles formes de décision collective.

L’approche des Présidentielles en France voit l’éclosion de nombreuses initiatives, parfois difficiles à classer et comparer. Et dont les bénéfices pour les citoyens ne sont pas toujours perceptibles. Elles ont toutes comme dénominateur commun d’apporter « plus et mieux de démocratie ». J’ai des réserves vis-à-vis des démarches anti-système ou ultra-militantes. Je suis favorable à une approche de co-construction avec les acteurs publics, plutôt que de vouloir les outrepasser à tout prix. Je salue d’ailleurs le travail de la mission Etalab qui œuvre pour structurer et fédérer ce mouvement. L’organisation de l’Open Government Partnership (OGP) Summit en décembre 2016 sera un temps fort à ne pas manquer et une révélateur de ce mouvement en marche.

Je crois aussi qu’il y a un terrain d’innovation très important à explorer, au-delà des consultations, sondages, pétitions ou comparaisons de programmes, sur l’aval des démarches participatives, notamment dans l’action collective et citoyenne ou encore dans la co-construction d’actions politiques au quotidien (une fois les élections passées).

Pour revenir au sujet, l’enjeu de l’inclusion sociale est un bon exemple de ce que la Civic Tech peut apporter. Ce sujet est mondial. Il concerne tant les villes du Sud que celles du Nord, de l’Est ou de l’Ouest. En 2050, plus de deux personnes sur trois vivront dans des villes. Nous devons imaginer dès maintenant, de manière collective en mobilisant le grand nombre et une diversité d’acteurs, les solutions à inventer pour accompagner au mieux les populations et influer positivement sur les politiques urbaines (accès aux services essentiels, emploi, formation, vieillissement, changement climatique, énergie, logement, mobilité, éducation, santé, lutte contre la pollution, immigration,…). Les démarches initiées par les institutions ne suffisent plus. Il leur faut leur pendant citoyen. Quoi de plus emblématique que de réfléchir à la ville inclusive à partir d’une démarche inclusive !

 

Pour participer à la consultation : http://citiesforlife-latribune.paris/fr/public-consultation

 

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #25

25 août 2016 • By

Vous pouvez habituellement retrouver ici chaque dimanche les liens Civic Tech de la semaine : cette revue de liens a pris un peu de retard avec l’été et les vacances…  Voici donc les liens Civic Tech du mois d’aout 😉

Les liens civic tech du mois d'aout - civictech

 

Le « liberté living lab », nouveau lieu de la Civic Tech – Contrepoints 

Pas d’élitisme ou d’entre soi : des adolescents et de jeunes publics scolaires sont associés dans ce lieu de travail qui veut laisser une vraie place à la jeunesse : ils représentent 10% des résidents. Leurs regards neufs et leurs observations sont des atouts précieux pour les startups de l’Edutech. Un fablab est d’ailleurs réservé aux  jeunes publics. La question du bien commun intéresse les startups, mais aussi les administrations et l’Etat.

Les membres du lab ont entamé des discussions avec Axelle Lemaire afin de les intégrer au projet. « Il faut sortir des stéréotypes sur les équipes de l’État. Il y a des gens absolument incroyables. Mais comme les grandes entreprises, ils sont confrontés à des problématiques de transformation monstrueuse. Ne pas vouloir travailler avec l’État ou avec les acteurs publics c’est se priver d’une puissance d’action incroyable », affirme Jérôme Richez, qui souhaiterait que des représentants de l’État intègrent le comité de pilotage du projet.

 

LaPrimaire.org : 16 candidats citoyens pour changer la donne en 2017 – Medium 

Le 14 juillet dernier à minuit s’est conclue la phase de qualification à LaPrimaire.org. Pour pouvoir se qualifier, chaque citoyen a dû prouver sa capacité à rassembler au minimum 500 soutiens autour de son projet.

En tout, ce sont 16 citoyens candidats qui se sont qualifiés pour participer à LaPrimaire.org et 5 citoyens ont été plébiscités pour se porter officiellement candidats.

La « civic tech » sauvera-t-elle le politique ? – Le Monde

La République de la prochaine décennie sera-t-elle numérique ? La « civic tech » va-t-elle progressivement envahir la sphère du politique ? En bon français, le terme recouvre tout outil ou processus numérique utilisable par les citoyens pour influer sur la scène publique. A l’heure où les institutions et les élus ne cessent de perdre en crédibilité, d’aucuns placent de grands espoirs dans cette « technologie civique ». Elle pourrait, affirment-ils, élargir considérablement le nombre de participants à la décision publique, tant à l’échelle locale que nationale. En mettant en réseau un grand nombre de citoyens, Internet permettrait tout à la fois de les informer, de les faire dialoguer ensemble et de donner leur avis, bref, de faire émerger une intelligence collective assurant à son tour une meilleure participation citoyenne aux instances démocratiques.

Pour éviter l’ubérisation de la démocratie représentative, nos députés ont une idée – L’usine digitale

Elle est passée inaperçue dans le brouhaha de la Loi travail, mais la proposition de loi organique déposé par une cinquantaine de députés  le 20 avril 2016, mérite qu’on y revienne. Courte, claire, ses trois articles visent à généraliser la consultation publique en ligne, par l’internet, sur les textes de loi avant leur examen par le Parlement, comme ce fut le cas pour la Loi pour une république Numérique d’Axelle Lemaire.

Pour ces députés, si internet remet en cause  la démocratie représentative « en permettant aux citoyens internautes d’être récepteurs et émetteurs d’un nombre illimité d’informations et d’éléments d’expertise », il peut aussi être l’un des instruments d’une sortie de cette crise, en permettant aussi aux citoyens de participer activement à la préparation de la décision politique. Il pourrait même « contribuer à refonder la confiance envers les représentants », écrivent les députés dans le préambule du projet de Loi.

 

Primaire à droite : comment les candidats utilisent les réseaux sociaux – Le Parisien

C‘est devenu un outil incontournable. Certes, la campagne de la primaire à droite se mène encore sur le terrain, mais elle se joue aussi — et surtout — sur le Web. Tous les candidats sont sur Facebook, Twitter, Instagram ou LinkedIn. A l’image de leurs programmes, ces campagnes numériques se ressemblent, mais chacun des postulants cherche à marquer sa différence.

 

Crise politique brésilienne : une opportunité pour la civic tech ? Rio Innovation Games

Pour Alessandra Orofino et Miguel Lago, les fondateurs de Meu Rio, la plateforme participative immanquable sur la scène civic tech carioca, ces jeux ont généré un sentiment de gâchis : ils auraient dû permettre des transformations pour la ville, une culture de la responsabilité et de la transparence, mais les habitants n’ont pas été consultés et il n’y aura pour eux aucun héritage.

Depuis 2011, cette start-up veille à transformer la population carioca en un véritable contre-pouvoir. Frappés par le désengagement des jeunes générations suite à la défaite électorale municipale de Fernando Gabeira face à Eduardo Paes en 2008, Alessandra et Miguel avaient mis trois ans à trouver comment traduire les politiques publiques dans un langage compréhensible par toute la société. Leur site propose plusieurs moyens d’action qui vont de la mobilisation (des vidéos et infographies pour comprendre les politiques publiques, un blog pour analyser la ville au quotidien) à l’impact direct (des pétitions de grande ampleur qui permettent de garder un oeil sur la ville).

 

‘Sim City’ à la parisienne : dessinez vous-même le prochain grand parc de Paris – TimeOut

Après ‘Pokémon Go’, voici peut-être le nouveau jeu qui va emballer la capitale : une sorte de ‘Sim City’ organisé par la mairie de Paris, où vous pouvez dessiner le prochain grand parc de la ville ! Pas folle, Anne Hidalgo a compris qu’associer les Parisiens à la politique de la ville était le meilleur moyen de désamorcer les critiques. Ceux qui se souviennent du jeu développé par Maxis prendront donc un malin plaisir à se prendre pour Dieu ou la maire de Paris (au choix), en construisant ce futur espace vert de 6,5 hectares intitulé « Chapelle Charbon ». Situé dans le 18e arrondissement, le parc ouvrira en deux étapes entre 2020 et 2023 dans le cadre du projet d’aménagement Paris Nord-Est.

 

Noter plutôt que voter – Le Monde

« Un certain nombre d’électeurs ressentent un sentiment d’exaspération face au mode de scrutin en vigueur, mais il reste à trouver la bonne alternative », avance Antoinette ­Baujard, maître de conférences en sciences économiques à l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne.

Avec une poignée de chercheurs, elle étudie un autre modèle : le vote par notes ou par approbation. Son principe ? « L’électeur note chacun des candidats. Dans le cas du vote par approbation, il met 0 ou 1. Le vote par notes, lui, peut inclure une évaluation négative, ou encore proposer un classement allant de 0 à 2 ou de 0 à 20 », détaille l’universitaire. Plutôt que de se prononcer en faveur d’un candidat unique sans évaluer ses concurrents, il s’agit de classer chaque candidat sur une échelle de valeur prédéfinie. Le gagnant est celui qui obtient le score le plus élevé.

 

Le mouvement « Civic Tech » : être citoyen à l’ère du numérique – Pratique

Au-delà de l’effet d’annonce, jusqu’où ces outils peuvent-ils renouveler le dialogue démocratique local ? Un élément avec lequel les municipalités doivent composer aujourd’hui, c’est la « ségrégation numérique ». Autrement dit : l’inégalité d’accès aux outils numériques. Les plateformes de consultation publique visent essentiellement un public de jeunes actifs connectés qui s’intéressent à la vie de leur quartier, mais n’ont ni le temps ni l’envie de participer aux réunions municipales. Compte-tenu de la dynamique du mouvement et de l’intérêt croissant des municipalités, la démocratie 2.0 devrait certainement progressivement élargir ses rangs.

 

L’inclusion numérique, l’autre versant de la civic tech – Contrepoints 

Un possible risque de la civic tech est d’aggraver la fracture démocratique en n’attirant qu’un public restreint et ciblé (jeune, connecté et déjà intéressé par la vie politique). L’inclusion numérique, c’est-à-dire le fait d’inclure toute la population à la vie et aux outils numériques, est un terme qui revient de plus en plus pour désigner l’objectif d’ouverture qui est à la fois une nécessité et un enjeu pour les civic tech.

Plusieurs définitions de l’inclusion numérique existent, mais on peut y lier ces trois caractéristiques :

  • Connectivité : avoir accès à Internet

  • Compétences numériques : être capable de se servir des ordinateurs, smartphones et d’Internet

  • Accessibilité : les services doivent être conçus pour satisfaire les besoins des utilisateurs et en permettre l’accès et l’usage à tous.

 

Paris, j’aime votre civictech projets – Joe Mitchell

The French are precious about French. It’s fair enough. Gotta watch that creeping Anglicisation. Courriel, for example, is the officially designated French translation for email. 

So I’d imagined that they wouldn’t go in for ‘civic tech’ so much. But they love it! People instantly knew what I was on about — even folks not in the tech or civic sector. Vive la France.

And there’s a lot of civic tech going on. Paris’ civic tech scene is thriving — and represents only some of what is going on across France. Here’s what I learned, between scoffing baguettes and incredibly good fromage, and pottering around the Canal St Martin.

Civic Tech : la démocratie à l’heure du numérique – RSLN

La majorité des initiatives de la Civic Tech partent de 3 mots d’ordre : « transparence, responsabilité, participation ». Rien de plus normal donc que de voir apparaître des start-up et des plateformes souhaitant œuvrer à une vie politique plus transparente et plus inclusive.

Des acteurs comme nosdeputes.fr, ou lafabriquedelaloi.fr proposent ainsi à tous les citoyens de mieux comprendre et contrôler l’action publique. En offrant un suivi des débats parlementaires ou d’actions individuelles des élus, ils favorisent à la fois la transparence sur le processus… et la prise de responsabilité des députés pour leurs actions.

OpenSpending prône également la transparence, mais sur les dépenses publiques cette fois, en offrant aux citoyens le moyen de voir très précisément dans quoi sont dépensés les deniers publics. Présente dans 76 pays dont la France, cette plateforme issue de l’Open Knowledge Foundation travaille en partenariat avec des acteurs publics du monde entier, de la commune à l’Etat, afin de récupérer les données publiques et de les mettre en forme.

 

Engagements en faveur de l’Open Government : bilan mitigé pour la France – Next Inpact

Un an après avoir présenté ses engagements en faveur de l’Open Government, la France fait le bilan. Si certaines promesses ont rapidement été tenues, notamment sur la consultation des internautes lors de l’élaboration du projet de loi Numérique, la situation s’avère bien moins reluisante sur certains dossiers…

Comme tous les membres de l’Open Government Partnership (OGP), la France a dû procéder à un point d’étape, officialisé cette semaine par la publication d’un rapport (voir ici). Les pouvoirs publics se sont ainsi lancés il y a plusieurs mois dans un exercice d’auto-évaluation, en prenant soin de consulter la société civile – via Internet ou hors ligne, lors d’un « ministère ouvert » – conformément aux principes de l’organisation.

 

La France porte une vision et des propositions pour trouver l’équilibre entre l’ouverture des données et la protection de la vie privée – Atlantico

L’action publique semble aujourd’hui faire face à une équation impossible, entre réduction des moyens et multiplication des mécontentements. Les approches traditionnelles de la réforme sont mises en échec. A cette approche décliniste, L’Etat en mode start-up oppose une autre vision, celle d’une action publique réinventée, plus agile et collaborative, « augmentée » par l’innovation technologique et sociale. Extrait de « L’Etat en mode start up », de Thomas Cazenave et Yann Algan.

 

Vous avez demandé Barack Obama sur Facebook Messenger ? Ne quittez pas… – L’usine digitale

Hélas, il s’agit plus d’une boite d’envoi basique que d’une interface de conversation virtuelle : le robot, à ce stade, n’est pas capable d’analyser la discussion et d’apporter des réponses, même simples. Mais l’ouverture de ce canal de communication illustre la volonté de la Maison Blanche d’être présent sur tous les supports.

 

La boîte à outils du gouvernement ouvert – OGP Summit

La France accueillera le Sommet Mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert à Paris les 7, 8 et 9 décembre 2016.

Comme annoncé lors de l’événement collaboratif du 20 avril dernier, le programme prévisionnel du Sommet inclut un hackathon sur le thème des civic techs et de la mise en œuvre concrète des principes et engagements du gouvernement ouvert. L’objectif est de présenter et de mettre à disposition de tous les membres du Partenariat une première version d’une “boîte à outils” de l’open gov. 

Portails d’open data, plateformes de consultation citoyenne, outils de suivi et d’élaboration collaborative de la loi, forums, civic techs, plateformes en ligne d’évaluation des plans d’action nationauxIl existe en effet de nombreux logiciels et services numériques à travers le monde, développés et utilisés par les administrations ou par la société civile, qui pourraient être référencés, partagés et réutilisés.

Cette « boîte à outils », qui sera agrémentée de cas d’usages et de critères techniques permettant de se repérer dans les solutions disponibles, visera ainsi à la fois à faciliter la mise en œuvre des engagements pris par les gouvernements dans le cadre de leurs plans d’action nationaux, et à favoriser le partage de ressources et d’expériences et les coopérations entre membres du Partenariat.

Jusqu’à décembre, des sprints de contribution permettront à des agents de l’administration, des représentants de la société civile, des entreprises, des start-ups et des membres de la communauté civic tech de co-construire cette « boîte à outils ». Le lancement de la plateforme aura lieu lors de la clôture du hackathon du Sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert, les 8 et 9 décembre 2016.

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #23

26 juin 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens civic tech de la semaine - Civictech #23

La Civic Tech invente la démocratie 2.0 – La Croix 

La modernisation des institutions, longtemps restées à l’écart des évolutions technologiques, est considérée comme un marché à fort potentiel. À l’échelle du monde, les Civic Tech représentent déjà 5,7 milliards d’euros, sur un marché global des dépenses institutionnelles dans les technologies de l’information de presque 23 milliards d’euros.

 

Civic Tech : les innovations démocratiques en questions – InternetActu

Les transformateurs” cherchent, eux, à changer le système de l’intérieur. Ils travaillent auprès des institutions et des décideurs pour les aider à changer de méthode, de modes d’organisation ou de posture. Ils utilisent la formation et les méthodes d’accompagnement au changement. Dans cette famille on trouve à la fois les Territoires hautement citoyens qui développent des outils, des méthodes, des formations et des analyses autour de territoires qui mettent la démocratie au coeur de leur fonctionnement, à l’image de Mulhouse, Trémargat, Kingersheim, Grigny, Grenoble, ou Mouans-Sartoux (qui gère tous ses services publics en régie municipale directe), ou encore, l’un de ceux qui est devenu le plus emblématique, Saillans. Dans cette famille on ne trouve pas seulement des territoires qui font la preuve de ce qui est possible par l’exemple ou qui libèrent les énergies citoyennes. On trouve aussi des institutions qui cherchent à réinventer les institutions comme, à leurs mesures, le Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique ou Etalab. Faire autrement les politiques publiques, c’est l’enjeu également de la 27e Région qui depuis les méthodes du design expérimente des logiques de transformation des politiques publiques.

 

Le Civic Hall, ce lieu pionnier qui aimante les politiques français – Les Echos

Seul principe à respecter : devenir membre en s’acquittant d’une cotisation et passer un entretien pour expliquer ce que l’on attend du centre et ce qu’on peut lui apporter. Résultat, une entité qui vit sans aucun subside municipal, mais avec l’appui financier de deux sponsors, Microsoft et Omidyar Network, et l’organisation d’événements (400 en un an). La secrétaire d’Etat semble conquise. Et prévient d’emblée : « Je sais que la maire de Paris travaille sur ce sujet, mais cela doit être porté par le gouvernement, et ne pas être cantonné à Paris. »

 

CivicTech : les 5 start-up qui pourraient faire bouger la démocratie – Microsoft 

Avec l’arrivée prochaine des élections présidentielles aux Etats-Unis et en France, Futur en Seine a souhaité mettre un coup de projecteur sur le secteur des Civic Tech. La Civic Techregroupe le champ des initiatives publiques, privées ou associatives cherchant à renforcer l’engagement citoyen, la participation démocratique et la transparence des gouvernements via les outils du numérique.

Personal Democracy France avait donc invité des intervenants tels que Jessica Morales, Digital Organizing Director de la campagne Hillary For America, ou Pablo Soto, élu de Podemos chargé de la participation citoyenne, de la transparence et de la gouvernance ouverte à la ville de Madrid. Mais également les porte-parole de la commission numérique de Nuit Debout, ou les représentants de start-up déjà installées de la Civic Tech comme Voxe.org ou Laprimaire.org.

L’évènement s’est terminé par 10 pitchs de start-up de la Civic Tech. Voici les 5 projets qui ont retenu notre attention. Le futur Uber de la politique en fait peut-être partie…

Répétez : « La politique sur Facebook c’est tabou, nous en viendrons tous à bout ! » – ZDnet

La diversité, au sens large, s’est plus encore imposée comme un sujet pour Facebook après la publication d’un article de Gizmodo relatif à la composition des « trending topics » sur le réseau social. D’après d’anciens salariés, les employés en charge de la gestion de cette fonctionnalité s’assureraient que les actualités pro-conservateurs ne remontent pas et donc ne bénéficient pas de visibilité.

Électeurs démocrates et républicains peuvent rester sur Facebook et s’écharper entre eux (ou débattre de politique en toute courtoisie). La firme met à disposition ses produits. Et puis, quelles que soient leurs opinions politiques, leurs données personnelles n’ont pas d’odeur.

Facebook continuera donc de les collecter et de les exploiter à des fins commerciales. Après tout, le libéralisme est sans doute ce qui rassemble les deux (trois) camps. Au 1er trimestre 2016, US et Canada représentaient 173 millions d’utilisateurs actifs quotidiens, mais surtout 50% de ses revenus (2,7 milliards de dollars). Mais chut, entre amis, on évite de parler d’argent… et de politique.

 

Comment les administrations vont (enfin) devenir plus accessibles et efficaces grâce à une meilleure interconnexion de leurs plateformes numériques – Atlantico

Gilles Babinet : Le fait de standardiser les échanges de données avec l’extérieur a fait l’objet de nombreuses réticences de la part de certaines administrations. Cette mise à disposition d’API offre une forme de garantie de normalisation des données. Si les données sont de qualité, elles devraient susciter l’émergence d’un écosystèmes de développeurs, startups, civic-tech, etc. conséquent. Une illustration de la conséquence des API consiste à ne plus voir la société civile et les acteurs privés comme faisant face à l’Etat, mais comme s’y trouvant finalement au coeur. Ils peuvent souvent développer des services commerciaux ou citoyens plus vite, plus efficaces et plus accessibles que l’Etat (et les grandes administrations de services publiques) lui-même.

 

« Pour une action publique transparente et collaborative » : un premier bilan à mi-parcours mis en consultation – Localtis

Membre actif du Partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP) dont elle prendra la présidence à l’automne, la France a lancé en juillet 2015 son Plan d’action national « pour une action publique transparente et collaborative ». A mi-parcours, la mission Etalab publie un rapport d’étape pour rendre compte de l’avancement des différents engagements pris. Ce document intermédiaire, dont la version finale devrait paraître en juillet, fait l’objet d’une consultation publique jusqu’au 30 juin prochain.


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #14

24 avril 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens Civic Tech de la semaine #14 CivicTech

Gouvernement ouvert : la France met l’accent sur le numérique et la contribution citoyenne – Modernisation de l’action publique

Gouvernement ouvert PGO

La France encourage les alliances entre l’administration et la société civile en misant sur les technologies numériques, dont les approches sont déjà mises en œuvre avec l’open data, pour bâtir un gouvernement ouvert. Cette volonté se traduit dans plusieurs engagements de son plan d’action national pour la période 2015-2017, notamment en matière de coproduction législative.

Mexico City is crowdsourcing its new constitution using Change.org in a democracy experiment – Quartz

Voces ciudadanas en la nueva Constitución de la CDMX

Mexico City just launched a massive experiment in digital democracy. It is asking its nearly 9 million residents to help draft a new constitution through social media.

 The crowdsourcing exercise is unprecedented in Mexico—and pretty much everywhere else. Chilangos, as locals are known, can petition for issues to be included in the constitution through Change.org (link in Spanish), and make their case in person if they gather more than 10,000 signatures. They can also annotate proposals by the constitution’s drafters via PubPub, an editing platform (Spanish) similar to Google Docs.

The idea, in the words of the mayor, Miguel Angel Mancera, is to “bestow the constitution project (Spanish) with a democratic, progressive, inclusive, civic and plural character.”

13 propositions pour une version améliorée de l’État, sa posture et son équilibre démocratique – Renaissance numérique

Démocratie : mise à jour

Alors que fleurissent les initiatives de réinvention de la politique, « En marche » d’un côté, « Nuit debout » de l’autre, le think tank Renaissance Numérique délivre « 13 propositions pour une version améliorée de l’Etat, sa posture et son équilibre démocratique » dans le livre blanc : Démocratie : mise à jour.

Paru le 18 avril 2016, ce rapport présente les opportunités qu’offre le numérique pour faire évoluer l’Etat et la démocratie vers davantage de transparence et de représentativité. Il se présente comme une feuille de route nécessaire pour tout décideur politique qui souhaite faire évoluer son mode de gouvernance.

Nuit Debout : mais qui contrôle le site NuitDebout.fr ? – Numerama

Le site Nuit Debout

Au-delà de l’intérêt porté au mouvement, le site nuitdebout.fr a attiré notre curiosité lorsque l’on a découvert au hasard d’une recherche WHOIS que le nom de domaine avait été acheté par une agence de communication parisienne, RAIZ.

Or cette appropriation fait grincer des dents malgré tout. Julien Bayou est Conseiller régional d’Île-de-France et porte-parole d’EELV. Co-fondateur de Génération précaire et du collectif Jeudi Noir, il est l’un des pionniers du mouvement Nuit Debout. Au détour d’un débat sur la place de l’éducation et de la censure dans la démocratie, sur la place de la République, il nous confie qu’il n’est pas un grand fan de l’initiative.

« Plus jamais de loi Travail, c’est-à-dire sans concertation alors qu’elle concerne tout le monde », explique Mounir Mahjoubi – L’Usine Digitale

Vous ne travaillez pas sur la démocratie, l’engagement numérique, alors qu’avec Nuit debout ou la mobilisation contre la loi Travail, on voit bien de nouvelles formes émerger. Pourquoi ce paradoxe ?

Nous avons un chantier sur ce sujet, puisque nous allons dresser le bilan de l’expérimentation sur la loi République numérique. Nos travaux s’inscriront dans la présidence française de l’Open Government Partnership (OGP) qui s’ouvrira à l’automne.

Il faut consulter les Français sur les lois qui les concernent vraiment, car il y a une vraie envie, un vrai besoin de participation. J’ai envie de dire « plus jamais de loi Travail ! », c’est-à-dire une loi qui concerne tout le monde et pour laquelle on ne consulte personne. Je ne dis pas que c’est une bonne ou une mauvaise loi. Je ne me prononce pas sur ce sujet. Mais je regrette qu’on n’ait pas organisé une consultation à son sujet.

La “démocratie liquide” ou comment repenser la démocratie à l’âge numérique – Frédéric Martel

Comment améliorer la démocratie ? Quels outils pour permettre aux citoyens de participer ? Comment voter, décider, choisir, pétitionner en ligne ? “Démocratie liquide”, “démocratie participative”, “démocratie 2.0” : autant d’expressions qui permettent de penser non pas contre la démocratie mais pour une meilleure démocratie. Des associations, des collectifs, des mouvements, de nouveaux outils nous aident aussi à imaginer ces solutions post-démocratiques.

démocratie participative

Montréal s’associe avec Google pour se débarrasser de ses bouchons de circulation – Branchez vous

En échangeant des données en temps réel avec Waze, Montréal souhaite améliorer la circulation sur son réseau automobile.

Selon Radio-Canada, la ville de Montréal a conclu une entente à coût nul avec l’application Waze dans le cadre d’un programme de collaboration entre la division de Google et les grandes villes.

D’un côté, Montréal transmettra à Waze les données compilées des caméras, capteurs et radars installés sur son réseau, en plus d’informations liées aux événements prévus au calendrier et des chantiers de construction planifiés sur ses routes. De l’autre, Waze transmettra les données fournies par les 103 000 utilisateurs montréalais qui seront acheminées au Centre de gestion de la mobilité urbaine de Montréal, où les employés de la ville contrôlent notamment les centaines de feux de circulation.

Un député veut que les internautes soient consultés sur chaque projet de loi – NextInpact

Alors que la France accueillait hier le sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert (ou « OGP »), le député Patrice Martin-Lalande déposait au même moment une proposition de loi organique visant à rendre la consultation des citoyens obligatoire, via Internet, pour tous les projets et propositions de lois.

«En marche» : le bébé du ministre Macron fait ses premiers pas – Liberation

Le parti a débuté samedi la formation de ses «marcheurs», qui devront en mobiliser d’autres selon un principe d’enrôlement pyramidal inspiré de la campagne d’Obama. Objectif : rencontrer le maximum de Français d’ici l’été.

Démocratie participative : de Paris à Reykjavik, des outils au service des citoyens – La gazette des communes

Les initiatives de collectivités territoriales visant à permettre aux citoyens d’exprimer leurs souhaits quant à l’aménagement ou au fonctionnement des services de leurs villes, se multiplient. Paris ou Nantes en France, Reykjyavik à l’étranger, ont mis en place des outils participatifs permettant à leurs habitants de s’exprimer.

Reboot démocratique : pour une démocratie directe augmentée – Les Echos

Il serait illusoire de penser que dans cette France 2020, chaque citoyen serait à même de devenir, en quelques jours de formation, un expert raisonné, crédible et légitime. D’où l’idée de combiner le régime de démocratie participative avec un réseau dynamique de pôles d’expertise, véritables communautés d’experts internationaux habilités à formaliser des recommandations à l’attention des citoyens réunis en « délibérantes », sur des sujets de politique intérieure (via Webcast, visio-conférence, etc.).

La France sous pression sur la gouvernance ouverte – Contexte

Le besoin de créer des liens entre l’État et la société civile, qui est au cœur du projet du partenariat, reste fort en France. Les administrations sont encore frileuses face aux activistes.

Lors de son intervention au lancement de la présidence française du PGO, mercredi 20 avril, la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, n’a pas évoqué la collaboration avec la société civile dans ses axes de travail, montrant ainsi, en creux, une absence d’intérêt pour ce qui est au cœur du partenariat.

Benjamin Jean, initiateur du projet « open law » et organisateur d’un hackathon sur les Civic Tech, regrette que seuls les plus impliqués, à savoir Etalab et le SGMAP, soient venus au hackathon :

« Le gouvernement regarde avec attention ce qui se passe, mais toutes les administrations ne suivent pas de manière active. Le seul acteur étatique vraiment présent sur le sujet, c’est Etalab, car ils sont dans une logique agile et peuvent contribuer aux projets à nos côtés. »

Civic Tech : le numérique pour réconcilier citoyens et politique – Smart attitude

Civic Tech = relation entre les collectivités, les citoyens et les entreprises

Nombreux sont ceux qui voient dans le numérique le moyen idéal pour une participation citoyenne moderne.  Est-il une véritable opportunité pour envisager de nouvelles formes de démocratie ? Focus sur le dynamisme de la « civic tech » française qui espère bien réconcilier le citoyen avec la vie politique.

Retour sur le lancement du Sommet PGO – Etalab

Le 20 avril, la France a initié le processus de co-création du Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert, lors d’un événement de lancement inauguré par Jean-Vincent PLACE, Secrétaire d’Etat en charge de la Réforme de l’Etat et de la Simplification.

Partenariat pour un gouvernement ouvert