Browsing Tag

axelle lemaire

Présidentielles 2017

Présidentielles 2017 : Jean-Luc Mélenchon et les CivicTech

20 avril 2017 • By

A quelques jours du premier tour des élections présidentielles, CivicTechno a interrogé les candidats sur leur vision des CivicTech. Troisième épisode avec la vision du candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

CivicTechno.fr est un site apolitique dédié aux technologies civiques, l’ensemble des 11 femmes et hommes politiques prétendant à la fonction suprême de l’État ont reçu le même questionnaire et leurs réponses sont diffusées ici sans filtre ou sélection partisane. 

 

Les Civic Tech aujourd’hui en France ?

Mélenchon France Insoumise Civic Tech CivicTech

La technologie permet un rapport plus direct et horizontal entre les citoyens et leurs représentants politiques. Ceci est bien entendu une avancée positive mais elle est loin d’être suffisante dans son utilisation actuelle et ce pour au moins deux raisons :

  1. la fracture numérique touche encore un bien trop grand nombre de nos concitoyens. Elle peut être sociale, générationnelle ou territoriale. C’est également une fracture dans les usages. Cette disparité porte gravement atteinte à l’égalité entre individus (accès aux services publics dématérialisés, liberté d’expression, partage de la culture et des savoirs). Il faut donc s’y attaquer afin que les technologies soient garantes d’une réelle représentativité ;
  2. le régime de monarchie présidentielle actuel dans lequel un individu élu tout les 5 ans concentre l’essentiel des pouvoirs sans possibilité pour les citoyens d’agir sur ses décisions. Il nous faut donc changer de régime institutionnel, rendre le peuple souverain et favoriser une réelle participation citoyenne notamment via les Civic Tech.

Le rôle de l’Etat est bien entendu primordial dans le renouveau démocratique, la participation collective pour les affaires publiques et l’établissement d’un rapport de confiance entre les élu-e-s et les citoyens.

 

Les CivicTech et la campagne de Jean-Luc Mélenchon ?

La campagne de la France Insoumise accorde une place centrale aux nouvelles technologies et à Internet. La plateforme principale est basée sur Nation Builder. Au delà de l’outil, c’est la stratégie de campagne, qui ne repose non plus sur des partis et des directives mais sur l’implication du plus grand nombre et l’intelligence collective, qui fait la différence.

Ainsi, notre programme – L’Avenir en Commun – est le fruit d’une réflexion collective qui s’est traduite par des milliers de contributions via la plateforme. Par ailleurs, de nombreuses initiatives de campagne sont issues de sympathisants ou militants auto-organisés via Internet. Le Discord Insoumis par exemple a développé des outils de campagne innovants et percutants (jeu vidéo Fiscal Kombat, Mélenphone, etc.).

Mélenchon France Insoumise Civic Tech CivicTech 2

Tout a été mis en œuvre pour protéger la vie privée des utilisateurs qui utilisent la plateforme. La protection des données personnelles et la renégociation du Privacy Shield sont des priorités de notre programme Numérique. Vous en trouverez le détail dans le livret thématique qui lui est consacré.

 

Quelle place pour les technologies civiques dans le programme de la France Insoumise ?

Les Civic Tech et l’utilisation des nouvelles technologies dans la vie démocratique constituent un tournant dans notre représentation et notre rapport vis à vis de la politique.

Ainsi, la transformation du fonctionnement des pouvoirs publics pour plus d’efficacité et plus de démocratie dans la prise des décisions est une priorité majeure. Les outils de budgets participatifs, de co-écriture des lois, de mise en relation des citoyens avec leurs représentants se multiplient. Il faut développer leurs usages et les modes de concertation afin que les citoyens puissent contribuer de la façon dont ils le souhaitent, via les outils numériques et/ou le débat présentiel. Cette participation doit s’appuyer sur l’éducation populaire et les mouvements citoyens. Les débats entamés et les décisions prises lors des assemblées hors ligne doivent pouvoir se poursuivre en ligne afin de faire participer le plus grand nombre. Cette participation en ligne ne doit pas être simplement esthétique. Ainsi, la loi République Numérique portée par Axelle Lemaire fut une initiative à saluer. Cependant, nous déplorons le résultat qui démontre que ce fut plus un outil de communication qu’une véritable volonté de co-construction de la loi.

Mélenchon France Insoumise Civic Tech CivicTech 3

Nous présentons donc des propositions concrètes pour la e-Démocratie, issues du livret « Notre révolution numérique » :

  • Généraliser, dans le cadre de la 6e République, la conception collective des textes de loi avec les citoyens, les propositions les plus soutenues par les internautes pourront être débattues au Parlement dans le cadre du référendum d’initiative citoyenne.
  • Reconnaître le droit de pétition numérique, encadrée par la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) qui pourra accorder une carte électorale numérique sécurisée.
  • Favoriser dans chaque collectivité des hackathons civiques, c’est-à-dire des événements réunissant des citoyens, des élus, des développeurs dans un but d’améliorer des outils donnés. Les solutions développées dans ce cadre deviendront un bien commun. • Développer les projets de gouvernement ouvert et systématiser la publication en open data des données publiques détenues par les collectivités territoriales. • Garantir la diffusion en ligne et l’archivage de l’ensemble des travaux de la Constituante (cf. livret thématique « Changer de République pour faire place au peuple » dans la même collection).

 

Propos recueillis auprès de Charlotte Girard, co-responsable du programme de la France Insoumise


Réflexions

Les Civic Tech survivront-elles aux élections présidentielles de 2017 ?

22 décembre 2016 • By

Ce post est le dernier d’une série de 4 billets dédiés aux impasses de la CivicTech. Cette fois, les acteurs de la Civic Tech partagent leurs visions sur l’avenir de cet écosystème : survivra-t’il aux élections présidentielles de 2017.

La Civic Tech survivra t'elle aux élections présidentielles de 2017

Clara Boudehen – Chargée de mission au cabinet d’Axelle Lemaire

J’espère bien que les Civic Tech survivront à l’élection de 2017 et qu’elles ne sont pas dépendantes du gouvernement actuel. La présidentielle de 2017 est l’occasion pour beaucoup d’entre-elles de se développer et de prouver leur pertinence par des actions concrètes. Par exemple, ‪Voxe.org mène le projet Hello2017 pour informer les citoyens tout au long de l’année, ‪Change.org à lancé Changez 2017 qui propose aux citoyens de faire remonter leurs idées pour la présidentielle. 2017 n’est qu’une échéance mais le mouvement est lancé pour que participation ne se résume plus seulement à l’élection.

Les présidentielles de 2017 ne sont qu'une échéance pour les CivicTech

L’un des défis pour la survie des Civic Tech est son financement. Quelques unes ont déjà trouvé leur modèle économique, mais ce n’est pas le cas de toutes. Pour garantir leur indépendance politique et financière, ces initiatives n’ont pas intérêt à vivre uniquement grâce aux subventions publiques. Aux Etats-Unis, l’écosystème Civic Tech est très développé grâce au investissements de grandes entreprises et à la philanthropie, ce qui est moins commun en France. Axelle Lemaire a choisi de marrainer le projet d’incubateur Civic Tech porté par Démocratie Ouverte et financé par des acteurs privés et para-publics, dans l’optique d’accompagner l’émergence des futures innovations démocratiques et ainsi pérenniser cet écosystème.

Selon moi, les Civic tech survivront à l’échéance présidentielle car leur champ d’application le plus naturel est la démocratie locale en France. De nombreux élus locaux se sont engagés à instaurer un nouveau rapport avec les citoyens, en mettant en plaça des budgets participatifs, des consultations sur les projets d’aménagement ou sur l’avenir de leur ville.

 

Jérôme Richez – Liberté Living Lab

Les civic tech assureront-elles la distraction de la présidentielle ? L’appétence actuelle peut le faire craindre. Pour autant, cette présidentielle et les législatives dans la foulée seront peut-être les dernières élections sans véritable rapport de force citoyen. Ce qui est pointé du doigt aujourd’hui, c’est à la fois un fonctionnement politique et médiatique.

Avec les civic tech, les citoyens deviennent non seulement porteurs de solution, ils se transforment collectivement en « médias », une des composantes essentielles à la démocratie : vérification des informations, attachement pour le fond, capacité à imposer des sujets, à faire émerger des voies progressistes, à faire dialoguer… Ces « citoyens-médias » devraient être actifs dès 2017. Quelle sera la prise de conscience collective ?

 

Valentin Chaput – DemocracyOS

Oui car beaucoup de projets civic-tech ne cherchent pas à entrer dans le jeu électoral qui obnubile le pays pendant un an, mais cherchent au contraire à accompagner la transition vers une société où toutes les décisions sont prises de manière plus collective et plus horizontale.

Florent Guignard – Le Drenche

Cela dépend de la nature de l’initiative. Je n’ai aucun doute que des initiatives comme Parlement et Citoyens, Voxe.org (présent dans 17 pays), Fluicity, Le Drenche ou d’autres survivront à 2017, car soit elles existent depuis plusieurs années ou dans plusieurs pays, soit elles ne sont pas liées à 2017.
En revanche, une partie des initiatives disparaîtra après les élections ; les primaires citoyennes, ou plus généralement toutes celles montées cette année dans le but d’influer l’élection présidentielle auront beaucoup de difficultés à se réinventer une fois cette échéance passée… mais une partie d’entre elles renaîtront 5 ans plus tard, car il y a peu de chances que les choses aient fondamentalement changé d’ici là. C’est une forme de darwinisme des initiatives qui n’est pas forcément malsaine ; à la fin, seules les initiatives qui répondent à un besoin de fond survivront, sous une forme ou sous une autre, et c’est la société qui en sortira gagnante.

 

Vincent Moncenis – DigitaleBox

L’industrie des CivicTech n’est pas née avec la présidentielle française de 2017, cette échéance contribue d’ailleurs à la notoriété et à l’adoption des civictech sans lui nuire, donc elles survivront aux élections présidentielles 2017.

Si certaines CivicTech voient la fin des élections présidentielles comme une date butoir ou la fin de leur projet, c’est qu’elles ont structurellement un problème, une absence de business model, une carence dans leur offre produit ou de service.

C’est le point faible de la scène CivicTech française jusqu’à présent, trop de structures n’ont pas encore passé le cap économique. Structuré en association, parfois dépourvu de business model, avec parfois une approche purement militante les plaçant sur une audience limitée, ces projets peuvent être rattrapés par la réalité une fois l’élection terminé.

Sans raison d’être, sans valeur ajoutée pour l’utilisateur une fois l’élection passé, il y a un vrai risque pour ces projets de disparaitre, c’est dramatique pour eux mêmes, mais c’est aussi dommageable pour la CivicTech toute entière. L’énergie nécessaire, la réalisation du projet, les financements engagés, le temps investit ne doivent pas être perdus ! Cela revient à revenir à l’an 0 pour toutes les parties prenantes du projet et cela ralentit la CivicTech française.

Tous les projets CIvicTech se doivent réfléchir à leur business model et leur pérennité, se structurer en entreprise, intégrer une vision entrepreneuriale et industrielle pour investir des bénéfices dans la recherche et développement pour continuer à developper les meilleurs produits au meilleur prix.

La santé et les performances de cet écosystème en dépendent en France. Nous ne sommes pas seuls, la scène CivicTech est globale. Si nous souhaitons exister, nous devons nous battre à armes égales avec nos concurrents étrangers. Ils sont nombreux, très avancés, très bien structurés et très bien financés, adossés à des fonds d’investissements.

Une fois ce constat fait, aidons nous les uns les autres et avançons.

 

Thomas Champion – Politizr

Difficile de répondre sans faire de civictech fiction… Les mouvements citoyens type “Nuit Debout” risquent d’être réactivés en cas de victoire de l’extrême droite. Certaines startups ou entreprises civictech fortement marquées à gauche et dépendantes d’un financement gouvernemental risquent de disparaître si elles ne pivotent pas. Et en dehors des résultats électoraux : quel avenir pour des initiatives comme laprimaire.org qui par définition devraient disparaitre après les élections ? Une transformation en “parti” politique pour les prochaines échéances électorales peut-être ? Un peu comme Ma Voix ?

Fin de la Civic Tech de gauche ?

En ce qui concerne Politizr, les élections prochaines sont un excellent moyen de faire la promotion de la plateforme mais ne sont en aucun cas une fin en soit. Nous poursuivrons notre développement après les élections présidentielles et législatives.

 

Julie de Pimodan – Fluicity

Une civic tech ne pourra avoir un réel poids que si elle est capable de reproduire le rapport de force qui existe entre les élus et les citoyens. Répondre à une commande publique est donc un non sens, puisque cela revient à créer un outil qui représente le gouvernement et non les citoyens.

 

Maxime Barbier – Bluenove / Assembl

On peut imaginer un éventuel rapprochement de certaines solutions complémentaires. Ira-t-on vers une convergence des acteurs ? En tout cas, je pense que des coopérations sont à monter entre les différents acteurs pour adresser globalement des problématiques.
Je pense aussi que de nouvelles technologies civiques sont à inventer post élection, notamment dans le suivi de programmes, dans la co-définition de nouveaux dispositifs publics, dans la mobilisation collective dans la mise en œuvre d’actions locales, dans la co-évaluation des politiques publiques…


Réflexions

Gouvernement pas si ouvert et open data non intelligible : et si la Civic Tech était vouée à l’échec ? 3/4

20 décembre 2016 • By

Ce post est le troisième d’une série de 4 billets dédiés aux impasses de la CivicTech. Cette fois nous aborderons les problématiques de démocratisation et d’utilisation de l’open data ainsi que le rôle d’un gouvernement ouvert. J’ai proposé aux acteurs de l’écosystème Civic Tech  de partager leurs visions sur les 4 grands freins qui, selon moi, entravent le développement en France des technologies civiques.

Impasses de la civic tech civictech 3/4

La France a pris cette année la présidence de l’OGP : c’est quoi un gouvernement ou une administration ouverte ? Quel est l’apport concret de l’open data pour les citoyens, comment s’en servent aujourd’hui les institutions, les politiques, les usagers, les publics et que pourraient apporter les technologies civiques à ce niveau ?

Clara Boudehen – Chargée de mission au Cabinet d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique

La France a pris la présidence du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert en septembre dernier pour une période d’un an. Il a pour vocation d’améliorer la qualité démocratique des pays partenaires, grâce à plus de transparence de l’action publique, de participation citoyenne et de capacité d’agir des citoyens. Ce qu’on appelle ouverture c’est cette capacité d’agir des citoyens et d’avoir un impact, dans un contexte politique et public donné (gouvernement ou administration). C’est un objectif vers lequel on tend, la France a déjà développé beaucoup d’actions dans ce sens – notamment en termes de transparence, d’ouverture des données et d’implication des citoyens aux différentes échelles de l’action publique – et il reste beaucoup à accomplir.

L’émergence des Civic Tech est conjointe à celle du gouvernement ouvert. Elles partagent cette volonté de transparence, de participation et de développement du pouvoir d’agir. Souvent elles sont les outils du gouvernement ouvert, même si c’est aux administrations de rendre transparentes leurs actions, d’ouvrir leurs données et de mettre en place des consultations de leurs administré

Comment rendre l’ouverture des données intelligible pour tous ? Les données prennent une part de plus en plus importante dans notre vie et la maîtrise que l’on a sur nos données personnelles va être un enjeu majeur dans les années à venir. L’objectif n’est pas que tout le monde sache comment ouvrir les données, ou même les analyser, mais que chacun puisse en maîtriser l’usage. On ne sait pas tous comment construire une voiture ni comment la réparer mais notre but est que l’on sache tous l’utiliser et la maîtriser.

 

Nicolas Patte – Cap Collectif

La Démocratie Ouverte est une évolution naturelle de la démocratie représentative. En démocratie ouverte, le citoyen n’est pas seulement un électeur occasionnel. Il participe activement, s’il le souhaite, à la bonne marche de la société dans toutes ses composantes : fabrication de la loi, organisation territoriale, budgets, amélioration des politiques publiques ; ceci dans un esprit de grande transparence, de co-décision et de co-construction. L’OGP, partenariat que la France préside cette année, est une association de pays souhaitant marcher dans cette direction et s’échanger de bonnes pratiques sur le sujet.

L’Open Data L’ouverture des données est simplement une composante de ce grand plan : c’est la mise à disposition systématique et publique de toutes les données de l’État (moins les données hypersensibles). Le premier bénéficiaire de cette ouverture des données est l’État lui-même, qui améliore l’efficacité de ses prises de décisions à l’aune des données (rendues) disponibles. Le traitement des données ainsi libérées est ouvert à tous : tant à l’administration qu’à la recherche, tant à entrepreneuriat qu’aux simples citoyens. Là encore, l’idée est d’utiliser l’intelligence collective à des fins d’efficacité profitant à tous, c’est la création à grande échelle d’un bien commun numérique. Ce qui, au passage, philosophiquement, permet aussi de renouveler une culture commune et locale, terrain laissé un peu en friche par le fantasme de mondialisation des idées. Et sans nulle doute que la culture est un enjeu puissant des prochaines années pour l’open data.

Les exemples d’ouverture de données sont innombrables. Pour simplifier, on peut discerner deux types de réutilisation accessible des données ouvertes dans notre quotidien : “l’information vigilante” et le “couteau suisse”.

Parmi les informateurs vigilants, nous aimons bien, globalement, ce que produit l’association Regards Citoyens, dont on connaît le travail remarquable sur l’activité des parlementaires, et qui, également, a publié Lumière sur Sunshine, une série de visualisations graphiques chiffrées sur l’activité des laboratoires pharmaceutiques. Les médias, aussi, réutilisent des données ouvertes pour mettre en forme de manière épurée et intelligible des tableaux chiffrés très (trop ?) complexes : c’est ce qu’a fait Le Monde récemment, par exemple, avec leur enquête sur l’augmentation inquiétante du cancer pour certaines tranches d’âge.

Parmi les couteaux suisses, on remarque évidemment la multiplication d’applications “utiles à tous” sur les cendres des tentatives (ou des non-tentatives) institutionnelles de partager l’information publique. Si l’application officielle Vélib fonctionne correctement aujourd’hui, c’est parce qu’elle a été mise à l’épreuve au départ par une application non-officielle basée sur les données ouvertes du service. La plateforme TrainLine (anciennement Captain Train) a connu un succès fulgurant en proposant un service d’achat de billet de train plus abouti que la SNCF avec des données ouvertes par celle-ci (un peu sous la contrainte, il faut le dire). On peut également évoquer Citymapper dont le modèle repose sur les données ouvertes des transports publics dans les grandes villes du monde. Ces exemples parcellaires issus du monde du transport participent à l’amélioration des services et biens communs accessibles à tous grâce à la réutilisation des données appartenant à tous par l’intelligence collective.

 

Partenariat pour un gouvernement ouvert France civic tech civicitech

 

Florent Guignard – Le Drenche

Je pense que la sensibilisation du public et des administrations à l’open data est un des éléments qui peut restaurer la confiance entre le grand public et les administrations. Savoir que les données sont ouvertes et vérifiable crée de la confiance. Je pense que l’open data doit également s’appliquer au journalisme et aux médias ; la confiance envers les médias est en baisse constante, et le secteur manque cruellement de transparence. Plus les données seront ouvertes, et plus cette relation de confiance pourra se (ré)établir.

 

Thomas Champion – Politizr

On a tendance a considérer que les civictech font parti d’un plus grand « ensemble » qui serait l’openGov. C’est intéressant a l’approche de l’OGP… Ceci dit, de mon point de vue, les projets civictech français concernés par les openGov et reposant sur l’openData sont peu nombreuses. Il me semble que Parlement et Citoyens et Questionnezvoselus utilisent/utilisaient les data poussées par l’assemblée nationale. Politizr exploite de manière marginale les données du Ministère de l’Interieur concernant les résultats des élections. Rien de franchement transcendant…

 

Maxime Barbier – Bluenove / Assembl

Un gouvernement ouvert c’est un gouvernement qui accepte de déléguer une partie de la conception, de la décision et de la délivrance de l’action publique. Ca va bien au-delà d’un effort de transparence dans l’action publique, ou que l’ouverture des données. C’est créer de l’empowerment de la société civile (citoyens, startup, …). L’Etat pourrait d’ailleurs se positionner pour faciliter l’incubation de nouvelles initiatives citoyennes, qu’elles soient de portée technologique ou non. C’est pour moi une nouvelle politique publique à structurer au niveau national et local.


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #27

20 novembre 2016 • By

Vous pouviez habituellement retrouver ici chaque dimanche les liens Civic Tech de la semaine : cette revue de liens a pris, encore une fois, un peu de retard. Cette rubrique va probablement passer à un rythme mensuel pour assurer une meilleure régularité. 

Pour cette fois, ce sera donc les liens Civic Tech des dernières semaines 😉

Les liens civic tech de la semaine 27 civictech

 

Primaire à droite : comment les candidats ont géré leur campagne numérique – France Inter

Mais le fait le plus notable – et le plus nouveau – de cette campagne numérique, qui devrait aller en augmentant d’ici l’élection présidentielle fin 2017, c’est que les candidats se sentent de plus en plus prêts à contourner les médias “traditionnels” que sont la presse écrite, la radio et la télé au profit d’une confrontation directe avec leur audience.

Reste pour les candidats à attirer les jeunes : et pour cela ils se rendent directement sur leur terrain. Le réseau social Snapchat, le plus populaire chez les 15-24 ans, a été expérimenté par un seul des candidats : Bruno Le Maire, par l’intermédiaire de son équipe “Les jeunes avec BLM”. C’est peut-être sur ce terrain que les candidats sont le plus en retard, alors qu’aux Etats-Unis, Hillary Clinton comme Donald Trump avaient largement investi ce terrain.

 

Enquête sur la Civic Tech : comment des plates-formes citoyennes comptent sauver la démocratie – Les Inrocks

“On s’est rendu compte que les gens se plient à l’exercice et répondent très sérieusement à la question posée, parce qu’il y a derrière un véritable enjeu. Tous les participants ont saisi l’importance qu’allaient avoir leurs commentaires ou leurs publications, qu’ils n’étaient pas sur Facebook entre amis”, expliquent Clara Boudehen et Florent de Bodman. Les haters se font donc rares quand il s’agit de changer la société et d’impacter la chose publique. Bon à savoir.

Selon Axelle Lemaire, le rôle du peuple n’a jamais été fondamentalement repensé depuis la Révolution française et c’est précisément ce sur quoi devraient réfléchir les différentes Civic Tech. “En France, on est en république et on aime le répéter, mais la réalité, c’est que dans les pratiques institutionnelles et politiques on a plus l’impression d’être dans une république monarchique”, expose la secrétaire d’Etat.

 

Vidéo : Au Liberté Living Lab la Tech sert l’intérêt général – The Good Life

Lieu d’hybridation entre social et business, le Liberté Living Lab fait figure d’OVNI dans le paysage des startups françaises. En plein cœur de Paris, le site de 2 000 m2 héberge 200 résidents pluridisciplinaires avec un objectif commun : innover en faveur de l’intérêt général. Reportage dans le premier hub de la Civic Tech en France.

 

Civic Tech – Le journal des idées / France Culture 

Il y a enfin les Civic Tech de lobbying citoyen, comme make.org, dont le fondateur exprime dans l’hebdomadaire son ambition de « créer une intelligence collective ». Il fait le constat d’une « décomposition citoyenne » causée par « le corporatisme, le communautarisme, l’individualisme ». Face à cela la plate-forme entend relayer les propositions des internautes, confronter les plus fortes d’entre elles aux élus et décideurs, et obtenir en cas d’accueil favorable un engagement concret de leur part. Face au « décalage immense entre les aspirations de la société et la capacité du système à y répondre », selon les termes de notre secrétaire d’Etat au numérique, les Civic Tech proposent un arsenal d’outils pour faire de la médiation citoyenne, ainsi qu’un « début de réponse au malaise démocratique ».

 

La révolution numérique doit remettre les citoyens au centre de notre démocratie – Emmanuel Grégoire / HuffPost

Si le numérique permet aux institutions de s’ouvrir davantage à ses citoyens, il permet également à ces derniers de développer d’eux même des outils visant à s’approprier la chose publique. Plate forme de pétition en ligne, espace numérique de dialogue et de réflexions en ligne, comparateurs de programmes politiques… Une multitude d’outils sont créés chaque jours par des citoyens engagés désireux de mettre les technologies au service du bien commun. Le développement des « civic tech » témoigne de l’appétence renouvelée des citoyens pour s’investir dans la vie publique. C’est également une possibilité de renouveler l’offre démocratique classique en s’inspirant de son modèle horizontal, ouvert et innovant. La Ville de Paris travaille d’ailleurs à la création d’un « Civic Hall » pour apporter sa pierre à cet de cet écosystème riche d’une multitude d’acteurs.

Explique moi… le Partenariat pour un Gouvernement ouvert – Le Drenche

L’Open Government Partnership – OGP – ou Partenariat pour un Gouvernement Ouvert – PGO – a été lancé en septembre 2011 par huit pays fondateurs (Brésil, Indonésie, Mexique, Norvège, Philippines, Afrique du Sud, Royaume-Uni et États-Unis). Il compte aujourd’hui 70 pays membres, ainsi que des ONG et représentants de la société civile.

#hello2017 : pour mieux se préparer aux élections de 2017 – GeekZone

Initialement lancée en 2012, au moment de l’élection présidentielle, Voxe.org est une association loi 1901 qui vise à utiliser les outils numériques pour tenter de redonner aux jeunes le goût de la politique. En partenariat avec Curious (une plateforme de communication entre citoyens et personnalités influentes) et Kawaa (un outil pour faciliter les rencontres entre personnes partageant les mêmes centres d’intérêts), Voxe.org vient de lancer #hello2017, un site qui offre aux internautes un espace de débat et d’engagement plutôt inédit, articulé autour de quatre axes principaux : information, comparaison (entre les programmes de différents candidats), interpellation (pour interagir directement avec eux) et rencontre (pour constituer des groupes citoyens de discussion et d’action).

Quels bénéfices attendez-vous des technologies civiques (plateformes et applications citoyennes) ? – Enquête réalisée du 9 au 16 septembre auprès de 478 maires, adjoints au maire, DGS et responsables communication de municipalités.

Quels bénéfices attendez-vous des technologies civiques (plateformes et applications citoyennes) ?

 

[Civic Tech] Le numérique peut-il améliorer les démocraties ? –  FrenchWeb

La quasi-totalité des startups de civic tech ne créent pas d’innovation technologique à proprement parler, ni même sociétale. Elles utilisent des techniques connues et éprouvées de bases de données, de sites web, d’applications mobiles et de réseaux sociaux. Leurs modèles de données observables sont généralement très rudimentaires.

Est-ce qu’elles pourraient bénéficier de ruptures technologiques majeures? Est-ce que l’intelligence artificielle pourrait devenir une forme alternative de démocratie participative? Celle du big data, des objets connectés et des algorithmes ?

 

Qui est la start-up qui développe la civic-tech à Nice – La Tribune 

Démarrée ce 10 novembre l’expérimentation avec la métropole Nice Côte d’Azur devrait durer un an. Trois discussions sont déjà actives, pour une durée de 45 jours, autour de sujets comme quels services innovants pourraient être proposés au quotidien, quels services en télé-présence seraient utiles dans le moyen et le haut pays et quels services innovants rendraient le trajet en tramway plus agréable.

L’objectif de Civitocracy est de permettre un débat constructif mais aussi de donner l’opportunité aux citoyens de faire remonter les problématiques qui lui paraissent essentielles. En une journée, 140 personnes se sont inscrites sur la plateforme.

 

Axel Dauchez lance une plateforme de lobbying citoyen – L’ADN

Notre premier enjeu est de faire émerger des propositions citoyennes de manière massive. Tout le reste en découle.  Pour y parvenir, nous sommes sur un système de contributions simples. Nous avons mis en place une première initiative avec BFM et RMC. Chaque semaine, nous proposons sur leurs antennes une thématique sur un sujet de politique nationale. Les auditeurs sont invités à soumettre leurs solutions sur make.org, ou à venir consulter et à voter pour celles des autres. A partir des propositions recueillies, nous rédigeons une note de synthèse à destination des journalistes qui peuvent utiliser ces éléments à l’antenne. Ils commencent déjà à le faire et cela change leur manière d’interviewer les politiques. Mais le changement se fait aussi du côté des citoyens : leur rôle ne consiste plus uniquement à voter… il peuvent proposer des solutions. Quant aux élus, ils ne sont plus attendus sur l’expression de promesses, mais sur leur engagement concret à les mettre en place. Cela représente un véritable changement culturel pour l’ensemble des parties.

 

Biznext : « Le coup d’État citoyen », la politique à l’heure du numérique – La Tribune 

La Tribune propose une masterclass interactive sur la politique lors de la prochaine édition de Biznext, le 14 novembre au Casino-Théâtre Barrière à Toulouse. Elisa Lewis, co-auteure de Le Coup d’État citoyen, et Léonore de Roquefeuil, présidente de Voxe.org, partageront leur analyse et diront pourquoi la campagne pour les élections de 2017 ne ressemble à aucune autre. Interview d’Elisa Lewis.

 

#Inventons2017 : Le manifeste des jeunes pour la Présidentielle – Les Echos 

Marre de ne pas être entendu(e) ? Les Echos START avec Make.org, Sciences Po et Facebook vous donnent voix au chapitre pour la Présidentielle 2017. Une occasion inédite de faire du lobbying citoyen directement auprès des candidats. Explications.

20 propositions pour des conseils de quartier 2.0 – Valentin Chaput / Mediapart

Nous avons débuté notre collaboration au premier trimestre 2016 en organisant deux “meetups” pour rassembler une cinquantaine d’habitants des environs. Ces deux ateliers créatifs nous ont permis de définir nos attentes collectives — que les conseils de quartier ne remplissent pas à l’heure actuelle — puis nos idées sur les activités, les méthodes décisionnelles et les supports numériques qu’il faudrait développer pour donner plus d’attractivité et d’impact à ces rendez-vous citoyens. Nous les avons ensuite comparées au fonctionnement existant des conseils de quartier en assistant à plusieurs séances. Nous avons synthétisé ces travaux dans une liste de 20 propositions qui ambitionnent de dynamiser l’engagement démocratique local en attirant des participants plus divers aux réunions, en développant de nouveaux formats débouchant sur de véritables décisions co-construites avec les citoyens et de nouveaux outils numériques adaptés.

 

 

 

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #26

24 octobre 2016 • By

Vous pouviez habituellement retrouver ici chaque dimanche les liens Civic Tech de la semaine : cette revue de liens a pris un peu de retard avec l’été, la rentrée, et un certain nombre d’autres mauvaises raisons… L’activité reprend cette semaine, voici donc les liens Civic Tech du de la semaine. 

Les liens CivicTech de la semaine Civic Tech

 

Egalité femmes-hommes: citoyen.ne.s, évaluez la loi ! – Mediapart

L’Assemblée Nationale a lancé une concertation en ligne afin d’évaluer la loi égalité réelle femmes-hommes de 2014. Pour faire en sorte que les centaines de contributions soient vraiment lues et évaluées par les député.e.s, le site Rapporteurs Citoyens propose un dispositif d’intelligence collective pour mettre les citoyen.ne.s au cœur du processus consultatif.

 

Présidentielle 2017: On a trouvé les atomes crochus entre Mélenchon et Macron – 20 Minutes 

Une plate-forme web participative comme base de travail : ils ne sont là aussi pas les seuls sur ce point. Mais les leaders d’En Marche et de la France insoumise misent particulièrement sur les « civic tech », les nouvelles technologies qui permettent de concerner les citoyens. Chez Mélenchon, cela donne un site sur lequel les quelque 130.000 sympathisants du mouvement ont pu contribuer à la rédaction des 357 mesures du candidat.

 

Primaire à droite: Quel candidat correspond le mieux à vos idées ? – 20 Minutes

C’est un outil inédit, simple et gratuit. A l’approche du scrutin de la primaire de la droite qui se déroulera les 20 et 27 novembre, 20 Minutes a développé avec le Centre de recherches politiques de Sciences Po ( CEVIPOF) la Boussole présidentielle: une plateforme interactive qui vous permet tester vos convictions politiques en répondant à une quinzaine de questions (Faut-il maintenir l’ISF, restaurer un service militaire obligatoire ?….). Et ainsi de découvrir en fonction de vos réponses, lequel des programmes des sept candidats,  Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, François Fillon ou encore Jean-Frédéric Poisson, correspond le plus à vos opinions.

 

CivicTech: Le débrief de Tech & co – 18/10 – Le Replay

Avec: Axel Dauchez, fondateur et président de Make.org. Léonore de Roquefeuil, présidente de Voxe.org. Thomas Lestavel, journaliste. Et Pascal Samama, journaliste de bfmbusiness.com.

 

La Civic Tech, nouveau créneau des entrepreneurs – Le Figaro 

La Civic Tech s’ancre en France. Mardi, un nouvel espace a ouvert à Paris pour accueillir les start-up qui se donnent pour mission d’améliorer la démocratie grâce à Internet et aux nouvelles technologies. Installé en plein cœur du IIe arrondissement, le Liberté Living-Lab avait été dévoilé en avril par la secrétaire d’État au Numérique, Axelle Lemaire. Les premières entreprises installées s’appellent HelloAsso, une plateforme de collecte de dons aux associations en ligne – elle a déjà récolté 27 millions d’euros -, ou encore Fluicity, un outil qui permet aux citoyens d’interagir avec leurs élus.

Code source d’Admission Post-Bac illisible : Axelle Lemaire répond aux critiques – Numerama

En plus d’avoir envoyé le code source d’Admission Post-Bac imprimé sur papier, le Ministère de l’Éducation Nationale semble avoir également transmis un code illisible. Le gouvernement tente de tempérer les critiques par la voix d’Axelle Lemaire.

La secrétaire d’État au numérique et à l’innovation, Axelle Lemaire, a tenté de tempérer les critiques qui fusent à l’égard du code source d’Admission Post-Bac. Celui-ci a été dévoilé par l’Éducation Nationale, qui forcée de le faire, a transmis le code imprimé sur du papier.

 

Et si la démocratie était une question de bit ? – Rue89 / L’Obs

Car nos institutions ont pour la plupart été conçues dans un temps où les canaux de communication avaient un débit beaucoup plus faible : au XVIIIIe siècle, il était difficilement envisageable d’organiser des élections plus d’une fois par an, pour des raisons tout à fait pratiques de temps de circulation de l’information.

Or avec un débit si faible, ce qui guette, c’est la compression, compression du message politique, et compression de l’avis du citoyen. On ne s’exprime que rarement, sur des grands sujets dont les enjeux sont résumés, dans un écosystème politique simplifié.

Ce qui était supportable dans un temps où l’information se diffusait en petite quantité et à cheval, cesse de l’être quand de grandes quantités d’informations se déplacent à la vitesse de la lumière, et dans les deux sens, du haut vers le bas, mais surtout, du bas vers le haut.

Les 20 outils de civic tech à avoir dans sa boite à outils citoyenne – ConsoGlobe 

Vous avez certainement déjà entendu parler de la ‘civic tech’. Pas encore ? Comme son nom l’indique, il s’agit de l’ensemble des technologies destinées à soutenir les citoyens en tant que citoyens : soit pour mieux prendre part à la décision publique, soit pour s’engager plus facilement. Voici la sélection consoGlobe.com.

Cartographie civic tech en France - CIVICTECH

À l’aide Citoyens ! – Les Echos

Il appartient en effet à l’État d’organiser les instances et de forger les instruments pour un meilleur vivre ensemble. Oui il faut un citoyen acteur à tous les niveaux. Cela dit, il faut aussi que ce citoyen soit en capacité de comprendre la complexité et de disposer d’institutions prêtes à l’accueillir.

Cela revient en fait à essayer de définir ce qu’est la bonne gouvernance. Après de longues réflexions et comparaisons, il semble que ce soit, en France, réussir à gérer les différences et la complexité pour harmoniser les multiples intérêts qui cohabitent sur le territoire. De cette harmonie naitra, en résultante, une capacité à agir ensemble pour le bien commun.

 

La démocratie participative face à ses obstacles : le cas des conseils citoyens – AgoraVox

Moins de deux ans après l’élection de François Hollande, la politique de la ville connaissait une réforme substantielle avec la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine. Avec ce texte, plusieurs objectifs étaient poursuivis par le Gouvernement et la majorité parlementaire : repenser la géographie des quartiers prioritaires, redéfinir de nouveaux contrats de ville ou encore prévoir un autre plan de rénovation urbaine. Autre orientation poursuivie, le développement de la démocratie participative au sein de chaque territoire de la politique de la ville via la mise en place des conseils citoyens.


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #25

25 août 2016 • By

Vous pouvez habituellement retrouver ici chaque dimanche les liens Civic Tech de la semaine : cette revue de liens a pris un peu de retard avec l’été et les vacances…  Voici donc les liens Civic Tech du mois d’aout 😉

Les liens civic tech du mois d'aout - civictech

 

Le « liberté living lab », nouveau lieu de la Civic Tech – Contrepoints 

Pas d’élitisme ou d’entre soi : des adolescents et de jeunes publics scolaires sont associés dans ce lieu de travail qui veut laisser une vraie place à la jeunesse : ils représentent 10% des résidents. Leurs regards neufs et leurs observations sont des atouts précieux pour les startups de l’Edutech. Un fablab est d’ailleurs réservé aux  jeunes publics. La question du bien commun intéresse les startups, mais aussi les administrations et l’Etat.

Les membres du lab ont entamé des discussions avec Axelle Lemaire afin de les intégrer au projet. « Il faut sortir des stéréotypes sur les équipes de l’État. Il y a des gens absolument incroyables. Mais comme les grandes entreprises, ils sont confrontés à des problématiques de transformation monstrueuse. Ne pas vouloir travailler avec l’État ou avec les acteurs publics c’est se priver d’une puissance d’action incroyable », affirme Jérôme Richez, qui souhaiterait que des représentants de l’État intègrent le comité de pilotage du projet.

 

LaPrimaire.org : 16 candidats citoyens pour changer la donne en 2017 – Medium 

Le 14 juillet dernier à minuit s’est conclue la phase de qualification à LaPrimaire.org. Pour pouvoir se qualifier, chaque citoyen a dû prouver sa capacité à rassembler au minimum 500 soutiens autour de son projet.

En tout, ce sont 16 citoyens candidats qui se sont qualifiés pour participer à LaPrimaire.org et 5 citoyens ont été plébiscités pour se porter officiellement candidats.

La « civic tech » sauvera-t-elle le politique ? – Le Monde

La République de la prochaine décennie sera-t-elle numérique ? La « civic tech » va-t-elle progressivement envahir la sphère du politique ? En bon français, le terme recouvre tout outil ou processus numérique utilisable par les citoyens pour influer sur la scène publique. A l’heure où les institutions et les élus ne cessent de perdre en crédibilité, d’aucuns placent de grands espoirs dans cette « technologie civique ». Elle pourrait, affirment-ils, élargir considérablement le nombre de participants à la décision publique, tant à l’échelle locale que nationale. En mettant en réseau un grand nombre de citoyens, Internet permettrait tout à la fois de les informer, de les faire dialoguer ensemble et de donner leur avis, bref, de faire émerger une intelligence collective assurant à son tour une meilleure participation citoyenne aux instances démocratiques.

Pour éviter l’ubérisation de la démocratie représentative, nos députés ont une idée – L’usine digitale

Elle est passée inaperçue dans le brouhaha de la Loi travail, mais la proposition de loi organique déposé par une cinquantaine de députés  le 20 avril 2016, mérite qu’on y revienne. Courte, claire, ses trois articles visent à généraliser la consultation publique en ligne, par l’internet, sur les textes de loi avant leur examen par le Parlement, comme ce fut le cas pour la Loi pour une république Numérique d’Axelle Lemaire.

Pour ces députés, si internet remet en cause  la démocratie représentative « en permettant aux citoyens internautes d’être récepteurs et émetteurs d’un nombre illimité d’informations et d’éléments d’expertise », il peut aussi être l’un des instruments d’une sortie de cette crise, en permettant aussi aux citoyens de participer activement à la préparation de la décision politique. Il pourrait même « contribuer à refonder la confiance envers les représentants », écrivent les députés dans le préambule du projet de Loi.

 

Primaire à droite : comment les candidats utilisent les réseaux sociaux – Le Parisien

C‘est devenu un outil incontournable. Certes, la campagne de la primaire à droite se mène encore sur le terrain, mais elle se joue aussi — et surtout — sur le Web. Tous les candidats sont sur Facebook, Twitter, Instagram ou LinkedIn. A l’image de leurs programmes, ces campagnes numériques se ressemblent, mais chacun des postulants cherche à marquer sa différence.

 

Crise politique brésilienne : une opportunité pour la civic tech ? Rio Innovation Games

Pour Alessandra Orofino et Miguel Lago, les fondateurs de Meu Rio, la plateforme participative immanquable sur la scène civic tech carioca, ces jeux ont généré un sentiment de gâchis : ils auraient dû permettre des transformations pour la ville, une culture de la responsabilité et de la transparence, mais les habitants n’ont pas été consultés et il n’y aura pour eux aucun héritage.

Depuis 2011, cette start-up veille à transformer la population carioca en un véritable contre-pouvoir. Frappés par le désengagement des jeunes générations suite à la défaite électorale municipale de Fernando Gabeira face à Eduardo Paes en 2008, Alessandra et Miguel avaient mis trois ans à trouver comment traduire les politiques publiques dans un langage compréhensible par toute la société. Leur site propose plusieurs moyens d’action qui vont de la mobilisation (des vidéos et infographies pour comprendre les politiques publiques, un blog pour analyser la ville au quotidien) à l’impact direct (des pétitions de grande ampleur qui permettent de garder un oeil sur la ville).

 

‘Sim City’ à la parisienne : dessinez vous-même le prochain grand parc de Paris – TimeOut

Après ‘Pokémon Go’, voici peut-être le nouveau jeu qui va emballer la capitale : une sorte de ‘Sim City’ organisé par la mairie de Paris, où vous pouvez dessiner le prochain grand parc de la ville ! Pas folle, Anne Hidalgo a compris qu’associer les Parisiens à la politique de la ville était le meilleur moyen de désamorcer les critiques. Ceux qui se souviennent du jeu développé par Maxis prendront donc un malin plaisir à se prendre pour Dieu ou la maire de Paris (au choix), en construisant ce futur espace vert de 6,5 hectares intitulé « Chapelle Charbon ». Situé dans le 18e arrondissement, le parc ouvrira en deux étapes entre 2020 et 2023 dans le cadre du projet d’aménagement Paris Nord-Est.

 

Noter plutôt que voter – Le Monde

« Un certain nombre d’électeurs ressentent un sentiment d’exaspération face au mode de scrutin en vigueur, mais il reste à trouver la bonne alternative », avance Antoinette ­Baujard, maître de conférences en sciences économiques à l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne.

Avec une poignée de chercheurs, elle étudie un autre modèle : le vote par notes ou par approbation. Son principe ? « L’électeur note chacun des candidats. Dans le cas du vote par approbation, il met 0 ou 1. Le vote par notes, lui, peut inclure une évaluation négative, ou encore proposer un classement allant de 0 à 2 ou de 0 à 20 », détaille l’universitaire. Plutôt que de se prononcer en faveur d’un candidat unique sans évaluer ses concurrents, il s’agit de classer chaque candidat sur une échelle de valeur prédéfinie. Le gagnant est celui qui obtient le score le plus élevé.

 

Le mouvement « Civic Tech » : être citoyen à l’ère du numérique – Pratique

Au-delà de l’effet d’annonce, jusqu’où ces outils peuvent-ils renouveler le dialogue démocratique local ? Un élément avec lequel les municipalités doivent composer aujourd’hui, c’est la « ségrégation numérique ». Autrement dit : l’inégalité d’accès aux outils numériques. Les plateformes de consultation publique visent essentiellement un public de jeunes actifs connectés qui s’intéressent à la vie de leur quartier, mais n’ont ni le temps ni l’envie de participer aux réunions municipales. Compte-tenu de la dynamique du mouvement et de l’intérêt croissant des municipalités, la démocratie 2.0 devrait certainement progressivement élargir ses rangs.

 

L’inclusion numérique, l’autre versant de la civic tech – Contrepoints 

Un possible risque de la civic tech est d’aggraver la fracture démocratique en n’attirant qu’un public restreint et ciblé (jeune, connecté et déjà intéressé par la vie politique). L’inclusion numérique, c’est-à-dire le fait d’inclure toute la population à la vie et aux outils numériques, est un terme qui revient de plus en plus pour désigner l’objectif d’ouverture qui est à la fois une nécessité et un enjeu pour les civic tech.

Plusieurs définitions de l’inclusion numérique existent, mais on peut y lier ces trois caractéristiques :

  • Connectivité : avoir accès à Internet

  • Compétences numériques : être capable de se servir des ordinateurs, smartphones et d’Internet

  • Accessibilité : les services doivent être conçus pour satisfaire les besoins des utilisateurs et en permettre l’accès et l’usage à tous.

 

Paris, j’aime votre civictech projets – Joe Mitchell

The French are precious about French. It’s fair enough. Gotta watch that creeping Anglicisation. Courriel, for example, is the officially designated French translation for email. 

So I’d imagined that they wouldn’t go in for ‘civic tech’ so much. But they love it! People instantly knew what I was on about — even folks not in the tech or civic sector. Vive la France.

And there’s a lot of civic tech going on. Paris’ civic tech scene is thriving — and represents only some of what is going on across France. Here’s what I learned, between scoffing baguettes and incredibly good fromage, and pottering around the Canal St Martin.

Civic Tech : la démocratie à l’heure du numérique – RSLN

La majorité des initiatives de la Civic Tech partent de 3 mots d’ordre : « transparence, responsabilité, participation ». Rien de plus normal donc que de voir apparaître des start-up et des plateformes souhaitant œuvrer à une vie politique plus transparente et plus inclusive.

Des acteurs comme nosdeputes.fr, ou lafabriquedelaloi.fr proposent ainsi à tous les citoyens de mieux comprendre et contrôler l’action publique. En offrant un suivi des débats parlementaires ou d’actions individuelles des élus, ils favorisent à la fois la transparence sur le processus… et la prise de responsabilité des députés pour leurs actions.

OpenSpending prône également la transparence, mais sur les dépenses publiques cette fois, en offrant aux citoyens le moyen de voir très précisément dans quoi sont dépensés les deniers publics. Présente dans 76 pays dont la France, cette plateforme issue de l’Open Knowledge Foundation travaille en partenariat avec des acteurs publics du monde entier, de la commune à l’Etat, afin de récupérer les données publiques et de les mettre en forme.

 

Engagements en faveur de l’Open Government : bilan mitigé pour la France – Next Inpact

Un an après avoir présenté ses engagements en faveur de l’Open Government, la France fait le bilan. Si certaines promesses ont rapidement été tenues, notamment sur la consultation des internautes lors de l’élaboration du projet de loi Numérique, la situation s’avère bien moins reluisante sur certains dossiers…

Comme tous les membres de l’Open Government Partnership (OGP), la France a dû procéder à un point d’étape, officialisé cette semaine par la publication d’un rapport (voir ici). Les pouvoirs publics se sont ainsi lancés il y a plusieurs mois dans un exercice d’auto-évaluation, en prenant soin de consulter la société civile – via Internet ou hors ligne, lors d’un « ministère ouvert » – conformément aux principes de l’organisation.

 

La France porte une vision et des propositions pour trouver l’équilibre entre l’ouverture des données et la protection de la vie privée – Atlantico

L’action publique semble aujourd’hui faire face à une équation impossible, entre réduction des moyens et multiplication des mécontentements. Les approches traditionnelles de la réforme sont mises en échec. A cette approche décliniste, L’Etat en mode start-up oppose une autre vision, celle d’une action publique réinventée, plus agile et collaborative, « augmentée » par l’innovation technologique et sociale. Extrait de « L’Etat en mode start up », de Thomas Cazenave et Yann Algan.

 

Vous avez demandé Barack Obama sur Facebook Messenger ? Ne quittez pas… – L’usine digitale

Hélas, il s’agit plus d’une boite d’envoi basique que d’une interface de conversation virtuelle : le robot, à ce stade, n’est pas capable d’analyser la discussion et d’apporter des réponses, même simples. Mais l’ouverture de ce canal de communication illustre la volonté de la Maison Blanche d’être présent sur tous les supports.

 

La boîte à outils du gouvernement ouvert – OGP Summit

La France accueillera le Sommet Mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert à Paris les 7, 8 et 9 décembre 2016.

Comme annoncé lors de l’événement collaboratif du 20 avril dernier, le programme prévisionnel du Sommet inclut un hackathon sur le thème des civic techs et de la mise en œuvre concrète des principes et engagements du gouvernement ouvert. L’objectif est de présenter et de mettre à disposition de tous les membres du Partenariat une première version d’une “boîte à outils” de l’open gov. 

Portails d’open data, plateformes de consultation citoyenne, outils de suivi et d’élaboration collaborative de la loi, forums, civic techs, plateformes en ligne d’évaluation des plans d’action nationauxIl existe en effet de nombreux logiciels et services numériques à travers le monde, développés et utilisés par les administrations ou par la société civile, qui pourraient être référencés, partagés et réutilisés.

Cette « boîte à outils », qui sera agrémentée de cas d’usages et de critères techniques permettant de se repérer dans les solutions disponibles, visera ainsi à la fois à faciliter la mise en œuvre des engagements pris par les gouvernements dans le cadre de leurs plans d’action nationaux, et à favoriser le partage de ressources et d’expériences et les coopérations entre membres du Partenariat.

Jusqu’à décembre, des sprints de contribution permettront à des agents de l’administration, des représentants de la société civile, des entreprises, des start-ups et des membres de la communauté civic tech de co-construire cette « boîte à outils ». Le lancement de la plateforme aura lieu lors de la clôture du hackathon du Sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert, les 8 et 9 décembre 2016.

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #21

12 juin 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Liens CivicTech de la semaine #21 civic tech

 

Projet France, jeunes avec Arnaud Montebourg… les bras armés de Montebourg pour 2017 – Challenges

Bienvenue au premier apéro du Projet France une plateforme lancée le 22 mai dernier par les disciples d’Arnaud Montebourg. Elle répond à « l’appel du Mont-Beuvray » formulé par l’ancien ministre de l’Economie pour bâtir « un grand projet alternatif » autour de deux questions fortes: « Comment changer la politique? Comment redémarrer l’économie? » L’initiative rappelle les « civic tech » qui émergent en France ou les militants trentenaires qui cherchent à « hacker la politique » chez Europe-Ecologie Les Verts.

 

What Can Civic Tech Learn From Social Movements? – Gov Labs

  1. Grassroots activity is expanding across the US – Activity is no longer centralized around San Francisco and New York; it’s rapidly growing and spreading across the US – in fact, there was an 81% increase in the number of cities hosting civic tech MeetUps from 2013 to 2015, and 45 of 50 states had at least one MeetUp on civic tech in 2015.

  2. Talk is turning to action – We are walking the talk. One way we can see this is that growth in civic tech Twitter discussion is highly correlated with the growth in GitHub contributions to civic tech projects and related Meetup events. Between 2013-2015, over 8,500 people contributed code to GitHub civic tech projects and there were over 76,000 MeetUps for civic tech events. 

  3. There is an engaged core, but it is very small in number – As with most social movements, civic tech has a definite core of highly engaged evangelists, advocates and entrepreneurs that are driving conversations, activity, and events and this is growing. The number of Meetup groups holding multiple events a quarter grew by 136% between 2013 to 2015. And likewise there was a 60% growth in Engaged Tweeters in during this time period.  However, this level of activity is dwarfed by other movements such as climate action.

 

Les pétitions en ligne : un nouveau moyen de se faire entendre – La voix du nord 

Change.org, premier site du genre, lancé en France en 2012, compte aujourd’hui 150 millions d’utilisateurs dans 196 pays, 7 millions dans l’Hexagone. Pour autres exemples, avaaz.org en enregistre 4,3 millions ; mesopinions.com, 4 millions. Les Français seraient parmi les plus contributeurs au monde. À chaque jour, ou presque, sa nouvelle cause, à défendre d’un clic.

Les Français auraient trouvé là un nouveau moyen de s’exprimer, hors des partis, des syndicats, des associations, dans lesquels ils ne se reconnaissent plus forcément. Comme ils le font aussi à coups de hashtags sur Twitter ou de like sur Facebook… La pétition 2.0 est un des outils de la famille des « civic tech », comme sont appelées dans le jargon les nouvelles technologies à disposition des citoyens.

 

Société collaborative : ce qu’attendent les Français – Contrepoints

Un défi colossal pour l’ensemble des plateformes de civic tech, qui ne manquent pas d’imagination et d’inventivité afin de séduire des Français déçus par la politique. La « Civic tech »séduit essentiellement les jeunes, les chiffres sont d’ailleurs encourageants pour la tranche des 18-24 ans. En revanche, une requête est unanime et intergénérationnelle : 70 % des Français jugent leurs institutions trop fermées et demandent plus d’inclusion et une meilleure prise en compte de leurs avis dans le débat public.

« Civic tech » à la traîne, mais « crowdfunding » en pleine essor : que faut-il en conclure ?

La raison de cette croissance à double vitesse des secteurs révèle qu’au-delà des logiques économiques et de l’intérêt financier, c’est la valeur « partage » qui reste le dénominateur commun des initiatives collaboratives. L’argent n’est pas la motivation principale des sondés. Pour 40% d’entre eux, le collaboratif c’est, avant tout, le partage et la solidarité quand seulement 7 % du panel évoque le souhait de faire des économies. L’étude nous donne également des indices sur les thématiques et les secteurs dans lesquels les Français souhaitent s’impliquer à l’avenir.

En tête des priorités, on retrouve la préservation de l’environnement et le développement durable. 47 % des sondés évoquent la lutte contre les déchets et le gaspillage lorsque 41 % se déclarent en faveur d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Autre sujet phare, la lutte contre les exclusions et la pauvreté. De quoi ajouter de l’optimisme et un nouveau souffle dans le renouveau social autour de schémas participatifs et collaboratifs.

 

Civic tech : de la fracture numérique à la fracture démocratique – Contrepoints

Il est indéniable que la civic tech améliore l’accès aux institutions et opère ainsi une « démocratisation de la démocratie ». Pourtant, quand on y regarde de plus près, cette numérisation de la vie civique comporte un effet pervers majeur, celui de l’exclusion des personnes non-connectées. Ainsi, en voulant rapprocher les citoyens de la politique, la civic tech en exclurait d’autres…

Cette fracture se ressent aussi au niveau politique. Certains jouent beaucoup sur la participation en ligne et la co-construction, comme Arnaud Montebourg qui vient de mettre en place une plate-forme participative (leprojetfrance.fr). D’autres mettent cet aspect totalement de côté, comme Donald Trump qui a fait une campagne quasiment sans numérique, sans pour autant y perdre…  Par ailleurs, le mouvement « En Marche ! » lancé par Emmanuel Macron mise sur le terrain pour se connecter aux gens, en organisant une gigantesque opération de porte-à-porte et non un sondage géant en ligne. Les outils numériques, même s’ils sont extrêmement prometteurs, sont donc encore loin d’être les remèdes magiques pour la vie civique.

 

How Can Civic Tech Contribute to Public Safety? – Granicus

During emergencies, citizens and response teams need to be as informed as possible. Government Technology contributor David Raths reported that social media has been previously used as an information-sharing tool during natural disasters. Emergency management teams are also beginning to experiment with social media to improve situational awareness for first responders. It’s helping public information officers and first responders alike to identify best practices and keep government operations more transparent.

 

Faire vivre la démocratie autrement – La Croix 

En commençant par des initiatives pour redonner la parole aux citoyens. Mulhouse, dans le Haut-Rhin, expérimente ainsi la démocratie participative. Il y a deux ans, un grand forum a réuni 5 000 habitants, 5 % de la population.« Nous avons un mandat pour mener à bien un programme mais il existe aussi un droit à la contribution », résume le maire Jean Rottner (Les Républicains). S’inspirant de la ville de Québec, il a créé une agence de la participation chargée d’animer le débat public et s’appuie sur les nouveaux outils numériques.

Jean Rottner sait que c’est un travail de long terme et assume les échecs. « Nous avions changé la composition des comités de quartier pour impliquer davantage les citoyens, avec tirage au sort. Mais les résultats furent décevants. Les gens se sont découragés. Il faut trouver un bon équilibre entre l’ouverture à la société civile et le savoir-faire des politiques. »

 

À quoi sert l’Agence du numérique créée par l’État ? – Numerama

En pratique, l’Agence du numérique obéira aux objectifs annuels fixés par le ministre en charge du numérique, actuellement Emmanuel Macron et sa secrétaire d’Etat Axelle Lemaire, et réunira en son sein plusieurs missions jusque là dispersées, toutes orientées vers le développement des territoires :

  • Le pilotage et la mise en oeuvre du plan « France Très Haut Débit » (France THD), qui doit rendre disponible un accès à internet d’au moins 30 Mbps pour 50 % des foyers d’ici 2017 (nous en sommes loin) et 100 % d’ici 2022 ;

  • Le pilotage et la mise en oeuvre du label « French Tech » avec ses « quartiers numériques ». Son rôle consiste essentiellement à aider les territoires à travers le label, mais elle pourra aussi être « consultée sur les évolutions du cadre réglementaire relatif au financement des entreprises innovantes et à l’encouragement à l’entrepreneuriat »  ;

  • L’encouragement à la « diffusion des outils numériques et (au) développement de leur usage auprès de la population ». L’Agence du numérique devra ainsi lutter contre la fracture numérique, aussi bien en terme d’accessibilité à internet que d’usages, pour les collectivités territoriales, les associations ou encore les réseaux d’entreprises.. Elle pourra en outre être associée « aux mesures prises pour le développement des services publics numériques ». Il s’agit en clair des fonctions jusque là occupées par la Délégation aux usages de l’internet (DUI), créée en 2003 et supprimées par le décret.

 

(Mise à jour) 13 propositions pour une version améliorée de l’État, sa posture et son équilibre démocratique – Renaissance numérique

Alors que fleurissent les initiatives de réinvention de la politique, « En marche » d’un côté, « Nuit debout » de l’autre, le think tank Renaissance Numérique délivre « 13 propositions pour une version améliorée de l’Etat, sa posture et son équilibre démocratique » dans le livre blanc : Démocratie : mise à jour.

Paru le 18 avril 2016, ce rapport présente les opportunités qu’offre le numérique pour faire évoluer l’Etat et la démocratie vers davantage de transparence et de représentativité. Il se présente comme une feuille de route nécessaire pour tout décideur politique qui souhaite faire évoluer son mode de gouvernance.

 

Paris, future reine des Civic Tech? – FrenchWeb

Le secteur public comme carburant pour réinventer la démocratie, mais l’engouement sera-t-il suffisant pour réellement renouveler l’offre politique, tant au niveau local que national? Sur Paris, seuls 7% des répondants déclarent avoir participé à des concertations en ligne organisées par des administrations publiques, (à l’image du budget participatif de la ville de Paris) comme le révélait une étude du think tank Renaissance Numérique. «Parmi ceux qui considèrent que les pétitions en ligne ne sont en aucun cas prises en considération avec les élus, les jeunes (15-34 ans), les Parisiens et la catégorie sociale « inactifs » sont les plus représentés», montrait-elle également.

Or, les attentes sont fortes. Plus d’un Français sur deux (53%) attendent en priorité des pouvoirs publics qu’ils développent des services administratifs en ligne (impôts, passeports, etc.), et qu’ils soient plus transparents concernant les budgets administratifs, d’après ce même sondage.

«Il doit y avoir une vraie volonté politique derrière. En même temps que l’ouverture d’un incubateur, il faut aussi accepter une gouvernance partagée, de distribuer son pouvoir, de décentraliser», observe Camille Vaziaga, la déléguée générale à Renaissance Numérique. «D’autres questions vont aussi immanquablement se poser, comme de savoir comment l’État construit ses propres outils numériques, à qui vont appartenir ces infrastructures créées par les start-up, et comment on s’associe avec des acteurs privés (ou public), tout en gardant la main», conclut-elle.

 

« Le numérique ne doit pas être réservé aux happy few » – Rue89 / Nouvel Obs

Nous on est un do-tank, pas un think tank, on est la salle des machines, la timonerie ! Evidemment, on travaillera avec le CNNum qui a un regard plus large, une vision de plus haut. Nous, on sera la tête dans le guidon : on travaille avec ceux qui font le numérique.

Le rôle de l'Agence du numérique face aux autres administrations et organismes

Le rôle de l’Agence du numérique face aux autres administrations et organismes – Bercy

Comment donner corps à cette agence du numérique ?

La logique de l’agence est de trouver des synergies progressivement entre ses trois pôles. Elles existent parfois déjà sans qu’on s’en rende compte. Par exemple, Blablacar, avant de devenir une licorne emblématique de la French Tech, a été aidée par la Délégation des usages de l’Internet, quand la société s’appelait Comuto. On identifie de plus en plus d’axes de stratégie communs et les collectivités discutent souvent déjà avec plusieurs de ces pôles.

S’il y a un axe à renforcer, c’est la société numérique : les deux ministres et moi-même sommes très attachés à ce que le numérique soit accessible à tous les citoyens, quel que soit leur lieu d’habitation, leur parcours professionnel, leur origine sociale. Il est nécessaire que la French Tech regarde davantage la diversité des talents, la place des femmes et des personnes issues des quartiers dans les start-up. Les profils sont aujourd’hui très homogènes…

La Mairie de Paris passe en mode « open data actif » – L’informaticien

Lors de l’AWS Summit, la Mairie de Paris a levé un bout de voile sur sa stratégie open data et a surtout glissé un nouvel élément : elle ne se contente pas de recueillir des données, elle en crée. Place de la Nation, des capteurs ont été mis en place et collectent donc de nouvelles données.

 

Présidentielles : Le Big Data au service des candidats à la présidentielle 2017

 

Personal Democracy France 2016 : le replay 

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement, ou qui voudraient en reprendre une tranche, le replay complet des débats de l’après-midi et les présentations des premiers intervenants sont en ligne !

 

 


Contributions

Les français veulent plus de démocratie participative !

1 juin 2016 • By

Après un #mardigital de haut niveau organisé par Axelle Lemaire et Claude Bartolone, la CivicTech était encore une fois à l’honneur hier à Paris avec un événement organisé par la banque en ligne monabanq. Une soirée placée sous le signe de l’échange et du partage autour de la nouvelle société collaborative naissante et de la démocratie participative.

Les intervenants passionnés et dynamiques ont échangé sur leurs parcours et leurs visions du monde de demain au cours de 2 tables rondes. Une première centrée sur les CivicTech et une seconde un peu plus large sur la quête de sens des citoyens dans leur quotidien, leur travail et leurs engagements politiques.

Les français et la société collaborative

Pour démarrer la soirée une première étude sur la société collaborative a été présentée par Edmond Prin, directeur d’études chez TNS Sofres. Comme le soulignera un peu plus tard Antonin Leonard (OuiShare) c’est la première fois que l’on parle de société collaborative plutôt que simplement d’économie ou de consommation collaborative. Une terminologie qui change la donne et élargie le débat en étudiant le collaboratif dans son ensemble.

En ce qui concerne la partie démocratie participative qui nous intéresse plus particulièrement ici il y a quelques chiffres marquants qui ont retenu notre attention. Comme le décalage entre la pratique de ce type d’actions et le ressenti des français sur le manque d’attention des médias sur le sujet. Si vous voulez retrouver l’infographie en intégralité, c’est par ici.

 

Un panel CivicTech passionné et passionnant

On ne parlait en fait pas vraiment de CivicTech et d’outils ou de plateformes hier soir sur la Seine au pied de la Tour Eiffel. Ce sont bien les gens, porteurs de projets, citoyens et élus, qui étaient au centre des échanges. On retiendra le parcours initiatique d’Armel LeCoz et son tour de France des élus pendant les dernières municipales pour aller dormir chez les maires et comprendre les campagnes locales au plus près du terrain. Une expérience en forme de déclencheur pour l’engagement d’Armel dans Démocratie Ouverte et les plateformes connexes.

Puis ce fut le tour de Valentin Chaput de DemocracyOS de nous présenter son parcours et l’essence de son engagement avec l’open source et la technologie ouverte au service de la démocratie. L’histoire de DemocracyOS et son code ouvert venant d’Argentine, son équipe française qui contribue à optimiser le code et le met à disposition au monde entier. Une belle histoire de l’open source et du libre au service de la démocratie qui nous donne envie d’y croire et de foncer.

Baztille a ensuite présenté son concept, et la promesse est belle. Demain vous pourrez télécommander vos députés ! Le principe est assez simple, chaque jour une question est posée à la communauté des utilisateurs de Baztille et les citoyens donnent leur avis. En utilisant les quelques minutes ou quelques secondes à leur disposition chaque jour pour s’engager, à leur échelle, et sans contrainte de temps ou de lieu grâce au mobile. Une utopie pour certains, une réalité qui commence à grandir chez Baztille qui fonce sans se retourner pour tester, pour essayer.

Les outils c’est bien, mais ça ne suffit pas

Armel LeCoz l’a très bien rappelé pendant cette table ronde. Les plateformes ne sont que des outils au service d’une prise d’un changement de posture vis à vis de la politique.

De nouvelles méthodes doivent faciliter la reprise de pouvoir du citoyen, les CivicTech font partie de ces solutions mais il ne faut pas oublier de se connecter au terrain et aux aspirations de ces citoyens prêts à s’engager si on leur redonne confiance.

Car c’est bien par la communauté que viendra le succès de ces nouvelles formes de démocratie. On le sent déjà avec des mouvements tels que MaVoix, c’est aussi le cas chez Baztille ou DemocracyOS, les communautés commencent à grossir, et c’est bien par le passage à une nouvelle échelle en termes d’usages que ces CivicTech pourront réellement peser.

Dans cette table ronde comme dans la suivante avec des acteurs du changement comme OuiShare, Ticket For Change et Bluenove, l’optimisme est de mise : c’est par la France qu’arrivera la vague démocratique nouvelle qui permettra le changement de modèle tant attendu.

Hier soir on avait vraiment envie d’y croire.


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #19

31 mai 2016 • By

Chaque dimanche (et cette semaine, toujours plus à la bourre, le mardi), retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

les liens civic tech de la semaine 19 civictech

Risque de déconnexion et de renforcer l’opposition citoyens/institutions – La Tribune

Enfin, de nombreux observateurs mettent en garde contre les « risques » des Civic Tech. Notamment celui de créer une nouvelle fracture en laissant hors de cette « révolution démocratique » les populations les plus précaires, moins connectées, ainsi que les non-technophiles. Ce qui est un peu le cas aujourd’hui.

« Au-delà du fait que de nombreuses Civic Tech se concentrent sur la forme plus que sur le fond – contrôler l’action des élus, comparer les programmes, mettre en place le vote électronique… -, beaucoup ont une vision naïve du citoyen parfait, prêt à s’impliquer et à donner de son temps pour comprendre la politique« , estime le sociologue Dominique Cardon.

Démocratie participative : à l’aube d’importantes élections, la Civic Tech se lève – Connexité

De la représentation à la participation. Du lien brisé à la reconnection du citoyen et du politique. A l’heure où la fracture entre gouvernants et gouvernés est de plus en plus apparente, la Civic Tech peut devenir le ciment d’un édifice démocratique plus juste, plus efficace et plus serein. En effet comme le site CivicTechno l’affirme, la Civic Tech a le potentiel “d’élargir massivement le nombre de participants à la décision publique (une réponse à l’abstention toujours plus grande), d’éclairer l’avis des citoyens, de co-construire des politiques publiques plus efficaces et d’accélérer le processus démocratique avec la technologie”.

 

Entretien avec Audrey Tang, figure de proue du hacking civique à Taïwan – Atelier des médias

Le contexte politique de Taïwan est fortement lié à l’intérêt que porte Audrey pour les questions de citoyenneté. Internet est né seulement trois ans après la fin de la loi martiale, qui donnait au président chinois le pouvoir de contrôler Taïwan et ainsi d’empêcher toute opposition de s’exprimer. Les premières élections taïwanaises au suffrage universel direct n’ont lieu qu’en 1996, avec l’élection de Lee Teng-Hui. En fait, à Taïwan, l’Internet est né en même temps que la démocratie. Pour Audrey, c’est cela qui fait toute la différence entre un digital native européen et un digital native taïwanais.

 

2017 : les Civic Tech à suivre pour la primaire et la présidentielle – La Tribune

Conséquences de la crise profonde du politique et de l’essor de la scène startup française, ces initiatives de citoyens engagés ou d’entrepreneurs en quête de sens entendent redonner du pouvoir aux citoyens. Casser la verticalité du rapport entre les élus et le peuple pour créer une démocratie 2.0, plus participative et éclairée. A l’approche de la primaire de la droite de novembre 2016, mais surtout des élections présidentielles et législatives de 2017, de nombreuses plateformes se sont renforcées ou ont vu le jour ces derniers mois. Et elles comptent bien peser sur le scrutin. Tour d’horizon.

 

#Mardigital : la soirée consacrée aux “Civic Tech” par Axelle Lemaire et Claude Bartolone – Le Drenche

6 start-up civiques ont été mises sous les feux des projecteurs : Voxe.org, la Fabrique de la Loi, Parlements et Citoyens, Tell my city, Belem et Fullmobs. Toutes plus inspirantes les unes que les autres, elles sont représentatives de la civic tech par leur dynamisme et les résultats concrets qu’elles ont déjà obtenus à grande échelle.

La soirée était animée par Jean Massiet, d’Accropolis, la chaîne Youtube dédiée à l’actualité politique et parlementaire française.

La Ministre Axelle Lemaire a également évoqué des pistes pour le futur des Civic tech : la question du statut juridique, certainement quelque part entre une entreprise et une association, la question du financement et du modèle économique, l’idée d’un lieu ouvert qui pourrait accueillir ce type d’initiatives, etc.

Au delà des thèmes abordés, passionnants, beaucoup de personnalités politiques et médiatiques ont été surprises de l’énergie dégagée par les acteurs de la Civic tech. C’est probablement une des caractéristiques de cet écosystème : les initiatives sont extrêmement complémentaires, et elles forment ensemble un tout cohérent.

La révolution démocratique sera numérique ou ne sera pas“, disait Axelle Lemaire.

 

 


Liens de la semaine

Les liens CivicTech de la semaine #15

1 mai 2016 • By

Chaque dimanche, retrouvez les liens Civic Tech de la semaine.

Les liens Civic Tech de la semaine 15 #CivicTech - CivicTech

 

Hackathon Open Democracy Now! #3 – Inscriptions sur EventBrite

Open Gov, Open Source et Open Data… Comment le numérique peut apporter des réponses pratiques à la démocratie ?

Troisième étape d’un cycle initié en janvier, un nouvel hackathon Open Democracy Now! est organisé avec l’ensemble des partenaires ayant contribué aux précédentes rencontres, ainsi que toutes les équipes porteuses de projets ouverts (Open Source et/ou Open Data) à portée démocratique. 

Rendez-vous les vendredi 10 et samedi 11 juin dans les locaux de la Fondation Mozilla ! 

Ce rendez-vous s’inscrit dans le programme officiel du festival Futur en Seine, qui accueillera les restitutions des ateliers le samedi 11 juin à 19h dans l’auditorium de la Gaité lyrique. 

 

Ouverture du site de la Grande école du numérique :

Le magazine Society publie un numéro dédié au renouveau démocratique 

 

Comment s’y retrouver dans la guerre des primaires citoyennes ? – Conso Collaborative

Pas moins de trois plateformes citoyennes appellent à contester le monopole des partis sur le choix des candidats. Leur but : faire élire un représentant issu de la société civile. Mais pas facile de travailler ensemble pour tous ces mouvements. Décryptage.

 

Personal Democracy Forum FRANCE 2016 – Evénement Facebook

2016, l’année des Primaires : vous êtes plutôt #MadamPresident, #FeeltheBern, Alain Juppé ou Democratech ?

> De Madrid à Strasbourg : #Podemos, #NuitDebout, #Mavoix
> Open gov Speed-dating X 27e Région : 50 conversations pour refaire la Démocratie

> Le Call for Pitches pour la #CivicTech est toujours ouvert ici : https://aimeaile1.typeform.com/to/vMqOOc

Personal Democracy Forum FRANCE 2016

 

Militantisme : les partis sont à l’agonie (à peine 1 % des Français de plus de 18 ans ont leur carte dans un parti) – Le Parisien

Exit les partis de masse, la grande époque où le RPR et le PCF revendiquaient 500 000 à un million d’adhérents. Aujourd’hui, c’est l’heure des basses eaux. Entre le PS ( 135 833 militants, mais 86 171 vraiment à jour de cotisation au 1er janvier), les Républicains (238 208 à jour au 1er janvier), le FN (84 000, mais 57 000 à jour au 1 er avril), le PCF (70 000 à jour environ), le MoDem (14 000), le Parti de gauche (8 000), les Verts (4 000 à 5 000 en 2015), à peine 1 % des Français de plus de 18 ans ont leur carte dans un parti.

 

Selon vous, quels outils numériques la France devrait-elle développer en priorité ? – Portait de la France numérique par Renaissance numérique

Selon vous, quels outils numériques la France devrait-elle développer en priorité ?
  • L’action publique doit en priorité, selon les sondés, développer la transparence des budgets administratifs et les services d’administration en ligne.

  • La priorité va au développement de la e-administration. Le développement d’outils de participation politique sur Internet sont moins attendus par les citoyens, de même que l’ouverture des données publiques.

  • Pour les jeunes (15-34 ans), la mise en place du vote par Internet est considérablement moins attendue que le développement des outils de participation citoyenne.

  • Pour les jeunes, le développement des démarches administratives en ligne est nettement plus important que la transparence des budgets administratifs (+ 7 points).

 

Turin met en œuvre les propositions innovantes de ses employés – La gazette des communes

Exploiter les idées de ses 10 500 employés, c’est le défi dans lequel s’est lancé la ville de Turin, en 2013. L’initiative a été récompensée lors du Place Marketing Forum qui se tenait à Aix-en-Provence, les 9 et 10 mars 2016. Deux ans auparavant, Turin participe à un projet européen dans le cadre du programme « Villes et communautés intelligentes ». Il mobilise tous ceux qui se sentent concernés pour élaborer des propositions améliorant les solutions de mobilité ou d’efficacité énergétique. « Il nous a paru évident à cette occasion que la ville était la mieux placée pour mener la réflexion et réfléchir à des approches plus intelligentes de ses compétences, explique Fabrizio Barbero, cofondateur du projet Innova.to.

 

Les décisions de justice seront publiées en open data – Numerama

Si le projet de loi est adopté en l’état, le code de la justice administrative sera ainsi modifié pour préciser que les jugements définitifs des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel sont « mis à la disposition du public à titre gratuit dans le respect de la vie privée des personnes concernées ».

De même pour l’ordre judiciaire (pénal et civil), le texte adopté prévoit que « les décisions devenues définitives rendues par les juridictions judiciaires, sont mises à la disposition du public dans le respect de la vie privée des personnes concernées ».

L’open data s’invite dans la justice.

 

Présidentielle 2017: Henry de Lesquen rassemble 60.000 signatures contre sa candidature – 20 Minutes

Henry de Lesquen, ex-conseiller municipal de Versailles (Yvelines) d’extrême droite et patron de la radio Courtoisie, est candidat à la présidentielle 2017. S’il est inconnu du grand public, cet ancien élève de l’ENA a réussi à obtenir ce mardi matin 60.000 signatures contre sa candidature sur le site de pétitions change.org. Cette pétition, lancée il y a trois semaines, s’élève contre cette candidature « raciste et esclavagiste ».

Car si dans son programme présidentiel d’inspiration « nationale-libérale », figurent la « suppression du Smic », la fin du Code du travail (qu’il faudrait « brûler ») ou « la large utilisation de la peine de mort », c’est l’esclavage et la traite des Noirs qui obnubilent cet homme.

 

D’après un sondage, les pétitions en ligne supplantent en France les blogs militants et les concertations sur le Web – Libération

La pétition y apparaît comme l’outil de participation en ligne le plus largement utilisé (37 %), loin devant le partage d’articles militants sur les réseaux sociaux (16 % de l’ensemble des sondés, mais 18 % de ceux appartenant aux catégories socioprofessionnelles favorisées) ou la contribution à un blog ou un site internet «pour dénoncer ou influencer des politiques» (9 %).

 

BénévoleAtHome : Uberiser la solidarité ? La technologie au service des plus démunis – PositivR

A l’ère de “l’ubérisation” et face à la montée de la précarité en France, l’association BénévoleAtHome a décidé de mettre les nouvelles technologies au service de la solidarité.

En décembre 2015, l’équipe de BénévoleAtHome lance une application web/mobile permettant via une cartographie, la mise en relation de bénévoles solidaires avec des personnes démunies ou fragilisées (femmes seules avec enfants, étudiants, retraités ayant une faible pension…) ou des associations humanitaires et services sociaux ayant des besoins de première nécessité localisés (denrées, couches, lait, etc…).

 

Loi numérique – Vous saurez si l’administration délègue à un algorithme votre dossier – Numerama

Les sénateurs ont modifié le projet de loi numérique pour imposer à l’administration de dire aux personnes concernées que les décisions prises à leur encontre l’ont été sur la base d’un traitement algorithmique, qui devra être expliqué dans ses grandes lignes.

(…)

Il s’agira par exemple des algorithmes utilisés pour accepter ou non l’accès à une école supérieure. « De nombreuses décisions individuelles sont effectivement prises par l’administration assistée de traitements algorithmiques, c’est-à-dire d’outils soumettant les données entrées par l’administration à une suite d’opérations ou d’instructions permettant d’aboutir à un résultat », expliquait le rapport du sénateur Christophe-André Frassa.  « De tels instruments sont en particulier utilisés pour gérer de grandes masses de données, faisant intervenir de multiples facteurs à prendre en compte comme des listes de voeux ou des critères à croiser, afin d’optimiser les solutions. L’étude d’impact jointe au projet de loi cite ainsi l’exemple du système Admission Post Bac (APB) qui permet d’affecter les étudiants dans les filières d’enseignement supérieur en tenant compte de leurs choix ».

Tous les traitements algorithmiques ne seront toutefois pas communicables. L’article écarte ceux protégés par des secrets définis à l’article L311-5 du code des relations entre le public et l’administration. Pas question, par exemple, d’ouvrir l’algorithme des boîtes noires de la loi renseignement, censés identifier dans un réseau informatique les personnes suspectées de desseins terroristes.

La ville de Mexico utilise le crowdsourcing pour écrire sa nouvelle constitution – RSLN

Proposer des amendements, éditer ceux qui existent déjà : voilà ce que propose le maire de Mexico City, Miguel Angel Mancera, aux 9 millions de chilangos, le surnom des habitants de la capitale mexicaine. Selon Quartz, deux outils sont mis à la disposition des habitants : la plateforme de crowdsourcing change.org et la plateforme d’editing PubPub.

Sur la première, les résidents sont invités à être force de proposition : s’ils obtiennent 10.000 signatures sur la question qu’ils défendent, ils pourront plaider leur cause en personne. Sur la deuxième, les habitants peuvent annoter les amendements déjà présents dans le brouillon de la nouvelle constitution.

La ville de Mexico utilise le crowdsourcing pour écrire sa nouvelle constitution CivicTech Civic Tech

 

Loi numérique : codes sources de l’État : un accès limité voté par le Sénat – Numerama

Le Sénat a adopté l’article 1er bis de la loi numérique, qui impose à l’administration de communiquer les codes sources demandés par les administrés. Mais l’application du texte devrait rester limitée.

Mardi, lors de l’examen du projet de loi numérique d’Axelle Lemaire, le Sénat est revenu en partie sur la possibilité qui doit être offerte aux citoyens d’accéder aux codes sources des logiciels développés par l’administration, au même titre que n’importe quel document administratif d’intérêt public. Le principe voulu par les députés a été confirmé dans l’article 1er bis, mais le texte adopté laisse une grande marge d’incertitude sur son application réelle.

L’article modifié et voté par les sénateurs prévoit de préciser d’abord dans le code des relations entre le public et l’administration que les « codes sources » produits ou reçus par l’État, les collectivités locales ou les personnes chargées d’une mission de service public, sont bien des documents administratifs, communicables à qui en fait la demande.