57 Search Results for

citoyens

Ils font la Civic Tech, Non classé

Les citoyens fixent le programme des prochains députés sur Make.org

8 juin 2017 • By

Fin mai, Make.org a lancé Législatives Citoyennes, une consultation nationale pour permettre aux Français d’adresser leurs priorités à leurs futur(e)s député(e)s pour les Législatives de 2017.

En faisant émerger des propositions politiques sur l’ensemble du territoire, l’initiative donne aux citoyens le moyen de faire savoir aux candidats de leurs circonscriptions les enjeux publics que leurs électeurs jugent primordiaux. Les actions de lobbying auprès des candidats permettent d’obtenir des futurs député(e)s qu’ils se prononcent sur ces propositions et les soutiennent, et enfin, qu’ils mettent réellement en œuvre celles sur lesquelles ils se seront engagé(e)s.

Anciens ministres ou novices en politique, 600 candidats répondent en ce moment aux Français sur la plateforme : https://www.legislatives-citoyennes.fr/

 

Voici quelques exemples de prises de position de candidats sur la plateforme :

 

Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, candidate dans la 2ème circonscription de Paris, Les Républicains

  • « Il faut qu’il/elle agisse pour la qualité de l’air dans les zones urbaines souvent victimes de pollution. Il en va de notre santé ! » Margot, Paris 3ème
    Nous avons perdu trop de temps pour interdire l’accès du cœur d’agglomération aux véhicules les plus polluants. Alors que tout était prêt en 2012, la majorité sortante a préféré tout remettre à plat, ce n’est que depuis cette année que les véhicules les plus polluants peuvent être interdits. Il faudra rapidement fixer un calendrier clair, permettant à tout un chacun, professionnels comme particuliers, de faire les bons choix
  • « Il faut qu’il/elle propose une loi interdisant la maltraitance animale (corrida, cirques, fourrure, élevage intensif…) » Christine, Auvergne-Rhône-Alpes
    D’accord, mais la corrida représente une tradition et une culture dans certaines régions du sud auxquelles les habitants de ces régions sont très attachés.

 

Benjamin GRIVEAUX, candidat dans la 5ème circonscription de Paris (La République en Marche)

  • « Il faut qu’il/elle ouvre le débat sur la légalisation encadrée du cannabis » Jean-Luc, Bourgogne Franche-Comté 
    La question n’est pas celle de la légalisation du cannabis mais celle de l’impact de la consommation sur la santé publique, en particulier sur les jeunes. Il faudra que le législateur dispose d’éléments tangibles sur l’impact du cannabis en termes de santé publique avant d’ouvrir le débat.
  • « Il faut qu’il/elle propose une loi retirant les taxes des petites entreprises de 0 à 10 employés » Frédérique, Bretagne
    Le principal objectif du quinquennat est de baisser le cout du travail pour les petites entreprises, en particulier pour les employés moins qualifiés. C’est le sens de la transformation du CICE en baisse de charges pérenne pour les entreprises.

 

Régis JUANICO, candidat dans la 1ère circonscription de la Loire (Parti Socialiste)

  • « Il faut qu’il/elle sache s’entourer des conseils de gens issus de la société civile et de leur expérience » Pascal, Auvergne-Rhône-Alpes
    Membre du groupe de travail « Parlement ouvert » à l’Assemblée, j’ai participé à l’expérimentation de modalités nouvelles pour associer davantage la société civile à l’élaboration et au contrôle de la loi. Ainsi, j’ai créé un « Observatoire citoyen » dans ma circonscription – une première en France : un collectif indépendant qui a carte blanche pour m’interpeller sur mon travail parlementaire et la fabrique de la loi. Nous avons beaucoup collaboré sur le projet de loi Egalité et Citoyen
  • « Il faut qu’il/elle interdise les élevages et cultures intensives » Olivier, Auvergne-Rhône-Alpes
    Le modèle intensif n’a pas d’avenir en agriculture : hyperspécialisation fragilisant les territoires, pollutions diffuses de l’eau, des sols, de l’air ; consommateurs alertés sur la qualité des produits ; agriculteurs dont la santé est mise en danger par leur exposition prolongée à des produits nocifs… Il faut rompre avec ce modèle et promouvoir un développement durable de l’agriculture, tout en assurant l’autonomie alimentaire de l’Europe avec des produits sains et diversifiés.

 

Histogramme Législatives Citoyennes Marke.org


Ils font la Civic Tech

Change.org est devenu un outil incontournable pour les citoyens mais aussi pour les responsables politiques

4 mai 2016 • By

Vote d’une loi obligeant les supermarchés à distribuer leurs invendus alimentaires, démission de Agnès Saal, grâce présidentielle accordée à Jacqueline Sauvage, retravail de la loi El Khomri, sauvetage du statut des auto-entrepreneurs… La pétition semble aujourd’hui faire l’opinion.
Comment Change.org agite les français, les médias et les élus ? Décryptage avec Benjamin des Gachons, directeur de Change France, ils font la Civic Tech cette semaine.

Change.org semble avoir remis au gout du jour un vieil instrument démocratique : la pétition. Comment expliquez-vous ces incroyables mobilisations et ces résultats ?

Logo Change.org Civic Tech CivicTechChaque heure dans le monde, une pétition initiée sur notre plateforme aboutit à une victoire déclarée par un utilisateur sur la base de décisions et mesures concrètes prises par des décideurs politiques ou économiques en réponse à une pétition. Ces résultats s’expliquent par le fait que Change.org n’est pas simplement un site de pétitions en ligne mais une plateforme de production de changements : les internautes peuvent y construire des mouvements d’opinion à partir de leurs pétitions, accéder à différents outils de mobilisation et de viralisation mais aussi dialoguer avec les décideurs qui sont de plus en plus nombreux à prendre au sérieux ces mobilisations horizontales, participatives et citoyennes.

Nous avons en effet voulu renouveler ce vieil instrument de la pétition en le rendant plus accessible et plus efficace grâce à la puissance d’internet. Mais ce qui est le plus fascinant et le plus réjouissant, c’est la créativité de nos utilisateurs (parfois très jeunes) qui se saisissent des outils de notre plateforme, des réseaux sociaux mais aussi d’expressions plus traditionnelles de mobilisation (comme les manifestations) pour inventer de nouvelles formes d’expression citoyenne mêlant le online et le offline, comme on l’a vu dans le succès de la mobilisation #LoiTravailNonMerci.

Pour que ces bonnes pratiques développées par nos utilisateurs bénéficient au plus grand nombre, nous mettons d’ailleurs en ligne dans les prochains jours un “guide du lobbying citoyen” mettant en avant de manière didactique les ressorts d’une mobilisation citoyenne réussie. Sur le modèle des formations au crowdfunding dispensées par les sites de financement participatif, notre ambition est de former toujours plus de citoyens au crowdcampaigning, à ces mobilisations citoyennes participatives dont l’impact va croissant.

 

Un des grands enjeux des différentes solutions dites « Civic Tech » est de toucher une large audience et d’arriver à engager les publics. Quelle est l’audience française de Change.org ? Quelle est votre stratégie pour ré-engager les citoyens dans le débat public ? 

On compte aujourd’hui 140 millions d’utilisateurs actifs dans le monde dont plus de 7 millions en France. Avec plus de 3 millions de nouveaux utilisateurs par mois dans le monde, Change.org connaît une croissance exponentielle qui traduit une envie d’agir des citoyens et leur souhait d’accéder à des outils simples et efficaces leur permettant de s’exprimer et de rallier des gens aux causes qui leur tiennent à cœur. C’est selon moi cette accessibilité, cette ouverture et cette neutralité qui expliquent le succès de notre site. Ce qui nous différencie des autres sites, c’est aussi la possibilité pour chacun d’y construire de véritables mouvements (communication avec les signataires via un système de mises à jour) et celle de dialoguer avec les décideurs (possibilité pour des élus et des entreprises de répondre aux pétitions via leurs Profils vérifiés).

 Profil vérifié de la Ministre Najat Vallaud-Belkacem

Profil vérifié de la Ministre Najat Vallaud-Belkacem

Tous ces aspects poussent de nombreux citoyens à venir s’engager régulièrement sur notre plateforme, et il faut dire que les sujets et les causes ne manquent pas, tant au niveau local, régional que national. Face à cette envie d’agir, on est en quelque sorte devenu le média de l’engagement, l’outil d’expression citoyenne de proximité.

 

Mexico mène actuellement une incroyable expérience démocratique en proposant à ses 9 millions d’habitants de co-construire une nouvelle constitution via Change.org. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette expérimentation ? 

C’est en effet tout à fait incroyable et cela montre que notre plateforme est devenu un outil incontournable pour les citoyens mais aussi pour les responsables politiques qui ont l’intuition de la puissance du numérique pour inventer de nouvelles relations citoyens/représentants.

Change.org est devenu un outil incontournable pour les citoyens mais aussi pour les responsables politiques

De quoi s’agit-il ? Nous avons lancé sur Change.org une fonctionnalité baptisée “Page mouvement” permettant à toute entité (association, collectif, institution) de fédérer des mobilisations individuelles portant sur un objectif commun. Pour la ville de Mexico, cette fonctionnalité répondait parfaitement à leur besoin d’une solution technique permettant d’organiser une consultation à grande échelle, intégrant la viralité des réseaux sociaux et permettant la participation la plus large, pour écrire leur nouvelle constitution. Ainsi, cette page mouvement rassemble à l’heure actuelle plus de 260 pétitions qui sont autant de propositions concrètes que la ville peut prendre en compte sur la base d’un seuil fixé à 10.000 signatures.

Mouvement · Voces ciudadanas en la nueva Constitución de la CDMX

Cet outil est ouvert à tous et il est donc probable que l’exemple de Mexico crée un précédent. Chaque collectivité souhaitant organiser une consultation de ce type peut très facilement mettre en place une solution similaire en contactant l’équipe de Change.org.

 

Pourrait-on imaginer que, demain, Change.org devienne le parlement des citoyens et qu’à partir d’un certain niveau de participation, les propositions citoyennes basculent dans un autre parlement : l’Assemblée nationale ?

Pourquoi pas ? La route sera longue en France où les résistances sont parfois plus fortes que dans des pays comme l’Allemagne déjà dotés de puissants outils participatifs. Mais de fait, comme on l’a vu avec l’adoption de la loi contre le gaspillage alimentaire largement impulsée par la pétition initiée sur Change.org, les propositions citoyennes basculent déjà dans l’Assemblée nationale. Il est à mon avis aussi intéressant de voir que des institutions comme le Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui sont dotées d’un droit de pétition légalement reconnu, réfléchissent à intégrer la puissance des pétitions en ligne pour faire fonctionner ce droit, et ont souhaité consulter Change.org sur ce point il y a quelques semaines.

Conseil Economique Social et Environnemental - CivicTech Civic Tech

 

Pour finir, estimez-vous faire partie d’un mouvement, d’une communauté Civic Tech ? Quelles sont, selon vous, les perspectives de ce secteur en France et à l’international ?

Je crois beaucoup à la notion d’écosystème et en tant que plateforme ouverte, c’est dans l’ADN de Change.org de participer à l’émergence de nouvelles tendances. En ce sens, on se rallie avec enthousiasme sous la bannière Civic Tech qui recouvre des initiatives très diverses mais qui ont pour point commun l’idée de mettre l’innovation technologique au service d’une expérience démocratique renouvelée.

À un an de la présidentielle, il y a en France un fourmillement d’initiatives estampillées Civic Tech qui est très stimulant et qui prolonge le développement du secteur en cours un peu partout dans le monde. Mais comme on l’a vu dans d’autres secteurs d’innovation technologique, il y aura à mon avis besoin d’une reconnaissance forte de la part de la puissance publique pour que le secteur Civic Tech gagne encore plus en visibilité et en audience. Le sommet du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert présidé cette année par la France, qui aura lieu en décembre prochain à Paris, est l’occasion de donner ce coup de projecteur attendu, et d’impulser de nouvelles initiatives et des partenariats entre institutions, gouvernements, élus et acteurs Civic Tech.

 


Ils font la Civic Tech

Mettre les citoyens à la fabrique des décisions politiques : interview de DemocracyOS France

15 avril 2016 • By

DemocracyOS a pour ambition de transformer le rapport des citoyens à la politique, à l’heure où internet a changé presque tous les aspects de notre vie quotidienne… sauf le fonctionnement de nos démocraties. Inventée en 2012 par des développeurs et politologues en Argentine, elle est reprise dans le monde: Mexique, États-Unis, Espagne… et désormais en France.

Depuis, la solution fait parler d’elle dans les médias français et en ligne, c’est d’ailleurs une des initiatives Civic Tech qui est la plus citée dans les interviews publiées sur ce CivicTechno. Retour sur l’arrivée de de la plateforme dans l’hexagone avec cette interview de l’équipe française de DemocracyOS, ils font la Civic Tech cette semaine.

Logo DemocracyOS France

Comment ce projet est-il arrivé sur le territoire français ? Pourquoi selon vous, la plateforme intéresse plus que d’autres acteurs ? 

DemocracyOS intéresse parce que c’est une belle histoire en plus d’être une bonne plateforme. Tout a commencé en Argentine avec une équipe désireuse de transformer le rapport des citoyens à la politique. Ils ont fondé le Partido de la Red et la plateforme DemocracyOS, avec en tête un projet assez proche de ce que cherche à réaliser #MaVoix aujourd’hui : permettre aux citoyens de reprendre leur place à la table des décisions. Puis la renommée de DemocracyOS a dépassé les frontières argentines grâce à la conférence TED de Pia Mancini en 2014 et la sélection au prestigieux Y Combinator. La plateforme étant très facilement réplicable, elle a été traduite et utilisée à travers le monde, par le gouvernement mexicain, par des activistes tunisiens pour travailler sur une révision constitutionnelle, par la coalition dont faisait partie Podemos à Barcelone.

 

Et puis en France, avec notre association qui existe depuis déjà un an. Cela paraît peu, mais quand nous avons lancé le meetup Open Source Politics au printemps 2015, il n’y avait que quelques initiatives réellement civictech en France, notamment Regards citoyens et Voxe.org. Depuis, c’est l’ébullition, et ce site en est une illustration. Enfin, dernier facteur important, nous sommes l’une des rares plateformes de débat et de vote à faire le choix de l’open source. Pour nous, l’opengov est avant tout une démarche de transparence il est donc absolument essentiel que les consultations citoyennes ne se passent pas sur des plateformes propriétaires dont le code est par définition fermé et non consultable par les citoyens.

Vous vous attendiez à ce que des députés votent une loi de « modernisation » de l’élection présidentielle qui vise à verrouiller un peu plus le système en place ?

On ne s’y attendait pas car cela va à l’encontre de ce que nous voyons autour de nous dans la sphère de l’innovation citoyenne qui veut justement ouvrir le champ de la représentation au-delà des partis politiques traditionnels. Que ce soit volontaire ou non, cela démontre encore le décalage entre des élus installés depuis des années dans des carrières politiques professionnelles et l’insatisfaction d’une très large majorité de Français.

Concrètement, comment fonctionne la plateforme ?

Contactez-nous ! DemocracyOS est une plateforme open source, donc son code est disponible sur Github et vous pouvez directement et gratuitement déployer votre propre instance. Nous améliorons régulièrement la documentation pour vous aider à utiliser l’outil. Nous pouvons évidemment apporter un support supplémentaire pour aider quelques projets porteurs auxquels nous croyons. Enfin, si votre collectivité souhaite que nous adaptions la plateforme à ses besoins ou que nous créions des fonctionnalités supplémentaires, nous pouvons convenir d’une convention pour financer ces développements. C’est ce que nous avons fait avec les mairies de Nanterre et Paris.

Vous écrivez dans votre manifeste « qu’il est temps d’utiliser cet outil (…) pour une démocratie plus ouverte, de remettre sur la table la promesse qui est celle de Notre République : le gouvernement de tous, par tous et pour tous. » Comment comptez vous mettre DemocracyOS entre les mains des citoyens, des politiques et des institutions ?

Avec un an de recul, nous avons compris qu’un temps était nécessaire pour se familiariser avec les outils avant de se servir de tout leur potentiel. En 2015, nous avons lancé plusieurs débats test sur des sujets d’actualité comme le projet de loi renseignement et sur la COP 21. Cette année, nous avons un partenariat avec la ville de Nanterre pour rendre accessible en ligne un maximum de consultations publiques et nous avons expérimenté une restitution de mandat en ligne avec la mairie de la Paris. Nous voulons continuer à développer ces usages. Nous savons que les jeunes urbains diplômés y ont plus facilement accès que le reste de la population à l’heure actuelle. Il est essentiel que l’Etat et les collectivités territoriales nous aident à toucher les publics les plus défavorisés et les moins connectés en investissant dans des consultations grand public et en soutenant l’écosystème civictech.

Retrouvez le bilan d’activité de DemocracyOS France pour ce début d’année ici 

Civic Tech : c'est quoi ?, Ils font la Civic Tech

Crise sanitaire : les CivicTech en 2021 selon Make.org

3 février 2021 • By

Info importante 😉
Cette interview Civic Tech a été réalisée pendant le dernier confinement (j’ai manqué un peu de temps ces derniers… temps).

2021 : dépôt de bilan pour les CivicTech ?
2021 : dépôt de bilan pour les CivicTech ?

1 – Bonjour Axel (Dauchez), il y a un moment que je n’avais pas pris de tes nouvelles et de celles de Make.org. J’ai vu que vous aviez sorti plein de super projets : peux-tu nous en dire plus sur le Make 2020, comment vous en êtes arrivés là et ce que vous avez dans les cartons pour l’avenir ?

Malgré la situation sanitaire et la crise, l’année 2020 a été très riche en initiatives pour Make.org, avec toujours cette volonté de faire notre part au service de l’intérêt général.  Nous avons lancé la Grande Cause pour la Protection de l’Enfance en septembre dernier au Ministère de la Santé et des Solidarités. Cette grande mobilisation pour protéger les enfants contre toutes les violences a recueilli plus de 4 300 propositions, ce qui montre que les citoyens ont envie de s’exprimer sur ce sujet crucial pour notre société. Nous avons également réalisé une consultation importante sur la mode responsable. Ce fut un franc succès avec 107 000 participants mobilisés pour encourager les professionnels et consommateurs à rendre cette industrie plus durable.  En cette année si particulière, nous avons également réalisé, avec la Croix Rouge française, WWF France, Groupe SOS, Mouvement UP et Unis-Cité, la plus grande consultation sur “Le Monde d’après”. Plus de 165 000 citoyens se sont exprimés et ont émis le nombre record de 20 000 propositions pour construire ensemble la société de demain, plus résiliante et solidaire.

Grande cause Make.org : Améliorer les conditions de vie dans notre territoire.

Les ambitions pour l’avenir sont nombreuses. Nous allons lancer notre prochaine Grande Cause sur le thème des territoires au début de l’année prochaine, en amont des élections régionales.

2 – J’aimerais avoir ton avis : penses-tu que la Civic Tech a pris en France ? L’écosystème des technologies civiques aujourd’hui est-il au niveau de l’espoir que nous portions tous dans ces nouveaux outils démocratiques ? Peux-tu me citer des réussites ? Des échecs ?

La Civic Tech est indéniablement en plein foisonnement aujourd’hui en France. Les mobilisations citoyennes, dans leur diversité, passent désormais quasi systématiquement par des usages numériques. Il y a un double mouvement : d’un côté la prise de conscience, à tous les niveaux de la décision politique, de la nécessité de consulter les citoyens et de l’autre, l’envie grandissante des citoyens de participer activement à la vie démocratique. Les Civic Tech permettent cette dynamique, cette réintermédiation sans laquelle il est aujourd’hui quasi impossible de recréer du lien à un niveau important. C’est en cela qu’elles sont au cœur du renouvellement démocratique.

Logo Make.org

Parmi les réussites de Make.org qui attestent de l’importance du poids des Civic Tech, je pense particulièrement à la consultation WeEuropeans que nous avons menée en 2019. C’était un véritable défi car il s’agissait de la plus grande initiative civique jamais menée en Europe. Elle a permis de toucher plus de 38 millions de personnes sur tout le continent. Un Agenda citoyen a été créé sur la base des propositions qui ont été faites par les citoyens, qui a servi de support aux engagements d’action pris par 200 partis politiques de tous les pays de l’Union européenne, ainsi que de grandes organisations de la société civile européennes.

Actuellement, les institutions européennes prévoient de lancer une grande Conférence sur l’avenir de l’Europe. Selon moi, c’est une initiative cruciale pour la démocratie en Europe, peut-être la dernière chance de répondre à la promesse d’une “Europe proche des Européens”. Les enjeux de cette Conférence sont donc immenses et je plaide pour qu’elle s’appuie sur des outils innovants, accessibles et inclusifs, qui permettront à des millions d’Européens d’y participer et pas seulement quelques milliers de personnes déjà très engagées sur le sujet. Je souhaite sincèrement la réussite de ce projet, car son échec pourrait créer une situation irrémédiable avec une sévère crise de confiance au niveau européen et une déconnexion des institutions.   

3 – Quel rôle les Civic Tech peuvent-elles ou doivent-elles jouer dans une période de confinement ?

Je crois que les Civic Tech jouent déjà un rôle crucial en période de confinement : celui de ne pas laisser place à l’inaction démocratique et civique. Elles peuvent et doivent maintenir le lien entre les citoyens et les décideurs, mais aussi avec l’ensemble de la société civile afin de permettre aux uns et aux autres de s’investir malgré la distanciation sociale. Les confinements sont des moments charnières d’un point de vue politique et de société, ils offrent la possibilité de penser à des solutions pérennes pour l’avenir. C’était exactement le sens de la démarche que nous avons menée pour “Le Monde d’après” : imaginer ensemble les soubassements d’une société résiliante, durable, et épanouissante pour tous.

Axel Dauchez

4 – Crois-tu qu’il y aura à nouveau une explosion du « phénomène » Civic Tech en 2021 dans le cadre des élections départementales ou régionales ? Pour la présidentielle en 2022 ? Sens-tu un nouvel appétit pour ces technologies citoyennes de la part du monde politique ?

Je pense que l’essor des Civic Tech est bien plus qu’un phénomène, il traduit l’émergence d’un nouveau système de pensée et de fonctionnement de la démocratie participative. Ce n’est plus un gadget qu’on met au fond d’un programme ou d’un site. Le recours aux Civic Tech et à la démocratie participative ne va, selon moi, cesser de croître ces prochaines années. On a d’ailleurs vu au cours des différentes élections précédentes que beaucoup de partis politiques ont eu recours au numérique. Il y a eu aussi le Grand Débat national, la Convention citoyenne pour le climat, qui s’est aussi appuyée sur des outils de la Civic Tech… Il y a fort à parier que cela va se répéter à l’avenir.

Toutefois, l’important reste que les Civic Tech soient au service de l’intérêt général citoyen avant tout. C’est un vecteur précieux de mobilisation de la société civile, en dehors de toute échéance électorale et c’est ce qui fait leur force.

Merci Axel


Civic Tech : c'est quoi ?, Contributions, Ils font la Civic Tech, Réflexions

Les Maires doivent se saisir de la CivicTech en ces temps nouveaux !

7 mai 2020 • By

La technologie au service du citoyen

S’engager dans la démocratie participative aujourd’hui repose sur la volonté de mettre en avant une nouvelle forme de communication, la capacité à s’approprier les nouvelles technologies, et l’ambition de trouver le meilleur outil pour répondre aux besoins de la population.

Il en va de la responsabilité des maires de contribuer au bien vivre-ensemble au sein de leur commune et de renforcer des liens unissant les élus et leurs administrés. Cela suppose d’axer la communication municipale sur l’échange, le partage, et la prise de décision collective.

Aujourd’hui, à l’ère du digital et des réseaux sociaux, des solutions existent et permettent de faire de la communication l’axe central de la progression collective.

La nécessité pour les mairies de se doter d’une plateforme collaborative se fait d’autant plus ressentir lorsqu’une multitude d’outils est disponible sur le marché de l’application mobile, et que la volonté de s’engager dans la vie communale concerne un nombre croissant de citoyens.

Pour le maire, le choix de la solution de démocratie participative adaptée aux besoins de sa commune, suffisamment pertinente et simple à mettre en œuvre, sera alors la première étape de cette transition vers une participation directe et une mobilisation collective.

Définir les fonctionnalités civic-tech à mettre en place pour sa commune

Parmi les différentes fonctionnalités déployables pour une meilleure communication à l’échelle locale et la mise en place d’une démocratie participative au sein de la commune, il est important d’adapter l’outil choisi à ses besoins, et de définir les priorités.

Une présentation complète de la commune sera toujours utile, et permettra non seulement de partager les secrets historiques, mais aussi de lister les services de la mairie, présenter l’équipe municipale, et partager les liens utiles. Un album photo permettra de mettre la commune à l’honneur, et un agenda rappellera à tous les habitants les événements à ne pas louper.

Le partage de médias (photos, vidéos, pdf) et d’informations peut se faire via un système de publications d’actualités, permettant aux habitants d’être informés en temps réel de tout ce qu’il se passe dans leur commune.

Les systèmes d’alertes font souvent partie des fonctionnalités phares et parmi les plus utiles : avertir par notification push, email ou SMS les habitants des dangers imminents est primordial et sera très apprécié.

L’usage d’une messagerie directe permettra de gagner du temps et d’éviter des rendez-vous inutiles ou des appels en mairie.

Enfin, parmi les modules de démocratie participative, nous pouvons trouver les sondages anonymes (pour prendre en compte l’opinion majoritaire citoyenne), les signalements urbains (pour faire remonter les anomalies rencontrées dans la commune), les suggestions citoyennes (la boîte à idées de la commune), ou encore les groupes de discussion (un débat public accessible n’importe où et n’importe quand).

Pouvoir choisir les fonctionnalités utiles et paramétrer son application citoyenne pour qu’elle corresponde exactement à ses besoins est un atout indéniable, le système de module à la carte sera alors parmi les plus performants.

Promouvoir la nouvelle application communale auprès des habitants

Une fois le nouvel outil de communication pris en main, l’étape suivante est de le faire connaître : il s’agira alors d’informer les habitants de la commune de son existence et les attirer sur la plateforme.

Une fois la cible définie et les objectifs identifiés, plusieurs solutions peuvent être envisagées pour promouvoir la nouvelle application communale auprès des citoyens, les leviers de communication sont multiples et seront renforcés par vos moyens de communication habituels.

Mixer les canaux traditionnels et numériques apportera généralement de bons résultats, vous pouvez donc vous servir du bulletin municipal, des réseaux sociaux, d’une réunion publique, d’une newsletter existante, d’un courrier postal, du site web de la commune, d’un panneau lumineux ou de n’importe quel affichage public.

Tous les moyens seront bons pour faire connaître la nouvelle à tous les habitants au début, le bouche-à-oreille fera le reste et prendra rapidement le relais… à condition que l’outil soit pertinent !

Pour aller plus loin, l’application MairesetCitoyens propose sur son blog des réflexions autour de la démocratie participative et prodigue de nombreux conseils sur ce sujet.


Non classé

Les Entretiens Compol : ou comment réunir élus, experts de la communication politique et acteurs de la CivicTech.

3 octobre 2019 • By

A la veille d’une séquence qui verra 6 élections en 3 ans, les municipales, sénatoriales, départementales, régionales, présidentielles et législatives : les professionnels de la communication politique, de la CivicTech pont rendez-vous, demain, le 4 Octobre pour « Les Entretiens Compol. » pour une journée d’entretiens qui réunira 100 participants à l’Hotel de l’industrie à Paris. Rencontre avec le co-fondateur des Entretiens Compol, Vincent Moncenis.

Pourquoi créer un événement dédié à la communication politique et en quoi cela peut-être utile aux élus, institutions et citoyens ?

Depuis la fin du Salon Staffs dont la dernière édition était en 2016, les professionnels de la communication politique, les élus ainsi que les CivicTech étaient un peu orphelins, nous n’avions plus aucun événement pour nous retrouver. Il y avait un sentiment de manque partagé par les uns et les autres, depuis quelques années nous cherchions le bon format pour avoir au moins une fois par an une occasion de nous réunir.

L’époque est aussi particulière, en ces temps de défiance, fake-news, populisme, il n’y a jamais eu autant de distance entre les citoyens et institutions. Il nous faut redonner à la communication politique ses lettres de noblesse et réhabiliter l’indispensable expression démocratique des élus. C’est exactement la mission de cet événement, un travail de fond, des échanges et analyses des techniques et outils innovants de la communication politique sans perdre de vue la finalité, réhabiliter l’expression démocratique, et contribuer à réconcilier les citoyens avec leurs institutions.

Qui est à l’origine de ce projet, qui l’organise ? Quel est le format ?

J’ai beaucoup échangé sur le projet avec les élus et les professionnels du secteur, plusieurs formats ont été envisagés, finalement c’est ma rencontre avec Anne-Laure Faubert, Présidente de Bulle de Culture qui a été décisive. Si DigitaleBox est dans le quotidien des élus et totalement intégré à l’éco-système de la communication politique, l’événementiel est un métier à part entière… en clair je ne souhaitais en aucun cas m’y aventurer seul. Anne-Laure Faubert et Bulle de Culture, forts de leur expertise et de l’organisation de plus de 80 événements par an, nous ont apporté toute la logistique et l’expérience indispensable à la construction d’un événement de qualité.

Je suis ravi que cette rencontre ai pu permettre à la création de ce nouveau rendez vous « Les Entretiens Compol. » qui a vocation à se tenir chaque année début Octobre.

Le format retenu est celui d’une série d’entretiens avec l’assistance, 100 participants uniquement, élus et collaborateurs d’élus, nous voulons rester à taille humaine pour privilégier des interactions de qualité avec les intervenants.

Nous ouvrirons la journée avec deux élus, qui partageront avec les 100 participants leurs retours d’expériences sur la communication politique lors de l’exercice d’un mandat ou de campagnes électorales. Puis des panels d’experts se succéderont pour décrypter les stratégies et les outils de la communication politique, et présenter les innovations et les grandes tendances.

Des ateliers permettront de découvrir les innovations de la CivicTech et des cas d’usages dans l’exercice d’un mandat ou lors de campagnes électorales.

Qui interviendra cette année, quels seront les sujets couverts ?

Le programme a été compliqué à monter, il y a dans l’éco-système énormément de talents, de nombreux corps de métiers composent la communication politique. Il nous a aussi fallut retenir les élus qui interviendraient en prenant en compte la pluralité politique ainsi que la parité, la diversité des profils et géographiquement couvrir aussi bien la France urbaine et rural mais aussi un regard sur l’étranger, il sera question d’analyse de la communication politique dans de nombreux pays.

Nous ouvrirons la journée avec deux élus, le premier d’entre eux sera Robin Reda, le Député de l’Essonne, qui reviendra sur ses campagnes victorieuses des municipales 2014 à Juvisy à l’âge de 22 ans et les élections législatives 2017 contre la vague en marche dans la 7ème circonscription de l’Essonne.

Suivrons ensuite les panels d’experts, qui proposeront des analyses des stratégies de communication politique, mais aussi des décryptages des grand changements et tendances observés, le tout sur un format de table ronde, ou des experts d’horizons différents peuvent échanger leurs points de vue et interagir avec l’assistance.

Nous verrons les interventions de François Gombert, expert des stratégies de communication et d’influence pour les élus – les collectivités – les dirigeants, Florian Silnicki de la Frenchcom, Charles-Amaury Cadiet ex Dircom de La Baule, mais aussi Johann Fourmond, conseiller en communication politique, Eve Zuckerman conseillère en communication digitale du Premier Ministre, Mathieu Gallard de Ipsos, des élus apporteront aussi leur retour du terrain comme la conseillère départementale de Seine-Maritime Marine Caron ou Pauline Winocour-Lefevre VP déléguée aux ruralités au Département des Yvelines.

Nous aborderons des sujets très divers allant de l’analyse des nouvelles contributions de masse tel que la participation au grand débat en France mais aussi des pétitions et mouvements impliquant des millions de personnes en Europe et dans le monde, tel que la pétition à 6 millions de signatures contre le Brexit en Angleterre, ou les 10 millions d’américains pour l’impeachment de Trump, les conséquences pour les élus et comment les appréhender.

Nous aborderons aussi le futur des campagnes électorales, l’apparition des nouveaux formats d’expression, de prises de paroles, et les outils innovants dont de nombreuses CivicTech, là encore, avec vous, François GOMBERT.

Nous analyserons les campagnes réalisées à l’étranger, les techniques et outils utilisés, avec un focus particulier sur l’élection présidentielle américaine

Enfin, nous prendrons le temps d’analyser l’état de l’opinion, en France dans un climat post Gilets Jaunes à la veille des municipales, mais pas seulement, nous travaillerons sur la manière dont les élus peuvent répondre à cette « démocratie liquide » que nous observons dans tous les pays et aux brusques mouvements d’opinions qui peuvent faire ou défaire une élection, locale ou nationale, en Europe, en Afrique ou aux Etats-Unis.

Clairement il y a tellement de sujets que nous aurions souhaité aborder, d’élus et d’experts que nous aurions souhaité inviter que nous pourrions faire un événement sur plusieurs jours, c’est le bon coté, des choses, faire des choix fut plus compliqué et personnellement je regrette de ne pas pouvoir accueillir plus d’intervenants qui avaient toute leur place pour cette première édition, on comptera bien évidemment sur eux pour la seconde édition.


Contributions

Elections municipales : comment les outils numériques de civic tech changent les règles du jeu

6 septembre 2019 • By

La civic tech est maintenant partout. Les innovations technologiques ont envahi le champ démocratique, et ces outils sont en train de réinventer la façon dont les communes et agglomérations dialoguent avec leurs citoyens. Des plateformes de budgets participatifs aux sondages en ligne en passant par le recueil d’idées citoyennes, la civic tech est utilisée au quotidien par un nombre croissant de municipalités. Qu’en est-il des campagnes électorales ?

La présidentielle de 2012 aux Etats Unis a été la première à mettre en lumière les possibilités de la civic tech. En utilisant des outils numériques pour cerner les électeurs et aider ses ses militants à s’organiser, l’équipe de campagne de Barack Obama a gagné une longueur décisive sur ses adversaires. Depuis, l’usage de ces outils s’est démocratisé et de plus en plus de candidat.e.s s’en emparent pour mieux cerner les attentes des citoyens, associer ces derniers à la construction des programmes et ainsi mieux mobiliser les électeurs. Quelles sont les possibilités offertes par la civic tech ? Comment les candidats aux municipales peuvent-ils les mettre à profit ? Suivez le guide !

Augmenter la mobilisation

Les outils de civic tech sont avant tout un outil de mobilisation des communautés. Leur fonction première est d’aider les citoyens à communiquer entre eux, à s’organiser et à faire entendre leur voix. A l’échelle d’une campagne, de tels outils peuvent être de formidables atouts pour mobiliser les militants et s’organiser efficacement en interne. 

Des plateformes comme Actionkit fournissent des outils de campagne clefs en main. Rally permet d’organiser des levées de fonds en quelques clics seulement. CitizenLab donne aux partis la possibilité d’automatiquement segmenter les utilisateurs de la plateforme afin de communiquer de façon ciblée et offrir différents contenus pour les différents groupes de soutien.  


Envoi de messages ciblés à un groupe de militants sur la plateforme de CitizenLab

Au delà de l’aspect organisationnel, les outils de civic tech permettent également de consulter les militants et de véritablement leur donner une voix dans la construction du programme politique. Pour mobiliser les militants, « Il faut qu’il y ait une reconnaissance de l’investissement. Cela peut être un dîner avec le candidat ou l’accès à des groupes de travail pour élaborer la stratégie », déclarait ainsi récemment Florent Barre de Quorum au courrier des maires. Plus les militants se sentent écoutés et valorisés, plus la mobilisation augmente… et plus les candidats ont des chances de succès. 

Ecouter, cerner et cibler les électeurs

Ces dernières années, il a beaucoup été question de l’impact du big data sur les campagnes électorales. On invoque ainsi souvent le spectre de Cambridge Analytica, une entreprise qui utilise les données personnelles recueillies en ligne pour prédire de façon très précise les tendances de vote des électeurs et leur faire parvenir des messages micro-ciblés pour influencer leurs décisions. 

Ces techniques ont été développées par les équipes de campagne d’Obama en 2012, avant d’être perfectionnées et déployées à plus grande échelle lors de la campagne du Brexit puis des dernières élections présidentielles américaines et kenyanes. L’opacité et l’intrusivité de ces outils ont récemment valu à Cambridge Analytica de devoir venir s’expliquer devant le Parlement britannique

Depuis, de nouveaux outils qui se revendiquent de la civic tech tels que Callhub ou Acronym  tentent de démocratiser les recours à de tels outils et de redorer leur blason. Cependant, ces techniques sont encore souvent chères, mal perçues du grand public, et compliquées à mettre en place sans compétences techniques particulières. Qu’en est-il donc pour des équipes de campagne avec des moyens et des équipes réduites ?

A cette échelle, la réalité est bien moins effrayante (et bien plus atteignable). La collecte de données se fait au niveau des idées : les candidat.e.s sont en effet de plus en plus nombreux.ses. à consulter les citoyens lors de l’élaboration de leur programme. La consultation numérique permet d’atteindre un large nombre de citoyens et surtout d’entendre des voix qui sont absentes des habituelles réunions en mairie ou autres assemblées citoyennes : les jeunes, les parents, ou encore les citoyens issus de minorités. 

Ce processus permet également de mieux appréhender les attentes des citoyens, de voir comment elles varient selon les zones géographiques ou les critères démographiques, et ainsi de mieux communiquer avec les électeurs. Des plateformes telles que celle de CitizenLab permettent ainsi d’analyser automatiquement les contributions citoyennes, et de voir en un coup d’oeil les principales tendances qui en ressortent. 


Analyse automatisée des commentaires sur la plateforme de CitizenLab

Cette approche, bien plus transparente que la récolte de données personnelles sur internet, permet de tisser un lien durable avec les citoyens. C’est une façon de gagner la confiance des électeurs et d’exploiter l’intelligence collective des habitants d’une ville. De plus, des études récentes ont montré que les programmes auxquels les citoyens peuvent contribuer sont souvent perçus comme étant plus légitimes une fois mis en place. Les outils de civic tech sont là pour rester !

Disclaimer : ce post a été rédigé par Coline Cuau, Marketing Manager chez Citizen Lab


Contributions

CivicTechs : ne cédons pas à la DémoMagie !

17 avril 2018 • By

L’engouement pour les CivicTechs a pris une telle ampleur en France, que parler d’un effet de mode serait sous-estimé : c’est bien à la structuration d’un véritable écosystème que l’on assiste aujourd’hui, et que nous, citoyens, élus, et porteurs de projets, contribuons à construire. Mais dans notre enthousiasme, on oublie parfois que ces outils ne se suffisent pas à eux-mêmes : pour être efficaces, ils doivent être maîtrisés et s’inscrire dans une stratégie globale cohérente, comme compléments et leviers des dispositifs participatifs existants.

 

Un développement rapide et continu

Si les projets de CivicTech ont essaimé de manière exponentielle à l’approche des présidentielles de 2017, la plupart n’a pas périclité une fois les élections passées, comme on aurait initialement pu le penser ; au contraire, leur installation dans le paysage démocratique s’est effectuée naturellement, comme une évidence. Le chemin que les instigateurs de ces projets ont d’abord suivi intuitivement, répondant souvent à des convictions et à des visions personnelles, a ainsi ouvert la voie à la volonté partagée, tant par les élus que par les citoyens, d’expérimenter de nouvelles formes démocratiques.

Les outils développés se distinguent les uns des autres, présentant des “marques de fabrique” plus ou moins notables. On peut à ce jour en identifier quelques sous-ensembles : plateformes de débat et de partage d’idées en ligne ; réseaux sociaux citoyens ; budgets participatifs ; consultation citoyenne mobile et web ; etc. Nées dans la société civile, ces initiatives aujourd’hui structurées en association ou en startup répondent toutes au même objectif : moderniser les institutions et la relation élus-citoyens, en utilisant des moyens technologiques que nous n’avons jamais eus à notre disposition auparavant.

Cependant, à l’aube de l’instauration de nouvelles pratiques démocratiques, certaines questions se doivent d’être posées. Quelles sont nos attentes vis à vis des CivicTechs ? Quelle orientation voulons-nous leur donner ? Les résultats que nous visons sont-ils définis, et réalistes ?

 

Une solution magique ?

Il existe une tendance, en France, et particulièrement en période de crise, à chérir sans tout-à-fait se l’avouer le mythe de la figure politique providentielle : cette femme ou homme d’état qui ferait consensus et viendrait résoudre, grâce à ses compétences et à son charisme seuls, les difficultés que notre société traverse. Une telle figure n’existe pas : ne transposons pas cette attente de providentiel sur les CivicTechs, ne faisons pas l’erreur de penser qu’elles constituent en soi un remède miraculeux qui permettrait de créer une Démocratie Magique, une DémoMagie en quelques sortes. Cela reviendrait à céder au “solutionnisme technologique” que décrit Evgeny Morozov, ce chercheur américain spécialiste des implications politiques et sociales du progrès technologique et numérique.

Certes, les technologies civiques offrent des opportunités inédites, grâce à leurs fonctionnalités novatrices. Mais l’outil reste un outil ; ce qu’on en fait demeure la clef. Les CivicTechs constituent avant tout un moyen ; pas une fin en soi. Elles sont un levier, qui permet d’aller plus loin dans le jeu démocratique ; pas une solution miracle qui viendra combler les manquements de notre système. Elles doivent s’intégrer en complémentarité avec les formes traditionnelles de participation citoyenne ; pas se substituer au présentiel, aux conseils de quartier, aux enquêtes publiques.

La participation citoyenne est un travail de fond : elle se construit dans le temps, par la cohérence, la complémentarité, et la bonne coordination des actions menées. Les outils numériques viennent augmenter les moyens existants, mais doivent être intégrés dans une méthodologie globale pour être efficaces, et ce, sur le long cours. Avant d’en faire usage, il est particulièrement important de bien les comprendre, et de les maîtriser. La qualité du contenu dans l’interaction avec le citoyen, de même que la capacité à capitaliser sur la communauté utilisatrice, sont par exemple des facteurs déterminants pour établir une relation élu-administré solide. La collectivité peut choisir d’être accompagnée, afin de bien prendre en main les nouveaux enjeux qui se posent et de maximiser les chances de mise en oeuvre concluante du dispositif.

 

Plus d’audience, de rétention et d’implication

Concrètement, quel est l’apport des CivicTechs par rapport aux formes traditionnelles de participation citoyenne, et en quoi viennent-elles augmenter le champ de la démocratie participative ?

L’un de leurs atouts-clés tient dans leur capacité à toucher des audiences considérablement agrandies, qui incluent des profils habituellement éloignés des dispositifs participatifs traditionnels, notamment les jeunes générations et les actifs. En diversifiant et en élargissant la part de citoyens contributeurs, les CivicTechs dynamisent le champ de la participation citoyenne et accroissent son rayonnement.

Par ailleurs, leur faculté de rétention, ou autrement dit, la capacité à “retenir” des utilisateurs sur un service digital, est un autre de leurs points forts. Cette capacité de rétention est d’abord due à la facilité de participation qu’elles induisent : accessibles en continu et disponibles sur tous types de supports, notamment sur mobile, elles offrent au citoyen la possibilité de contribuer où et quand il le souhaite, selon ses disponibilités, et via des outils qu’il connaît et utilise au quotidien. Deuxièmement, leur rétention est liée à leur simplicité d’utilisation : ergonomiques, ludiques, elles sont pensées pour être intuitives et agréables à utiliser. D’autre part, la transparence, valeur phare pour la majorité des projets CivicTechs, gage sur la mise en accessibilité des résultats recueillis, ce qui permet au citoyen contributeur de s’informer sur les avis de sa collectivité et de se situer par rapport à ses pairs. Enfin, elles constituent un tiers de confiance : la donnée personnelle est anonymisée automatiquement, et les citoyens peuvent ainsi exprimer librement leurs opinions, sans être inquiétés.

Parce que le citoyen s’approprie plus facilement l’outil, il l’intègre dans son quotidien de manière plus évidente. L’acte de participation devient alors plus naturel pour celui-ci, de même que son implication dans la vie locale et dans les décisions qui le concernent. Ainsi, l’utilisateur ponctuel se mue en contributeur régulier, mieux informé des enjeux de son territoire et plus à même de s’en sentir partie prenante.

 

Par leurs fonctionnalités, leurs valeurs, leur ancrage dans la société civile, et leur capacité à créer du lien, les CivicTechs ont le potentiel de redonner un élan durable à la participation citoyenne, à une condition cependant : qu’elles soient intégrées intelligemment et progressivement dans les dispositifs participatifs existants. Ce point de vigilance est la clé de voûte, de même que d’entretenir la pluralité du secteur, avec des projets diversifiés et à taille humaine, ce qui permettra d’assurer un contrôle du citoyen et de l’élu sur la bonne poursuite des objectifs. Car quoi qu’il arrive, les CivicTechs ne doivent jamais perdre leur cap : demeurer des outils au service de la démocratie.

 

Tribune co-écrite par l’équipe Vooter – Camille Rosenblatt, Stéphane Béquin, Dimitri Delattre, et le chat.


Contributions

Manifeste Civic Tech : « Pour une démocratie délibérative »

17 juillet 2017 • By

Le choix d’un outil civictech est révélatrice de la vision politique du mandant : le citoyen est-il co-créateur des politiques publiques ou est-il simplement « sollicité » ?

Le citoyen n’a pas toujours raison. Il peut avoir raison s’il est informé et si ses prises de position, non strictement individuelles, sont le fruit d’une coopération active avec d’autres parties prenantes.

Nous croyons à une démocratie augmentée par la technologie, à ses nouveaux usages et aux vertus de la démocratie délibérative, respectueuse du sens à donner à l’engagement citoyen. Ce manifeste s’adresse aux acteurs publics et décideurs politiques.

 

Nous croyons à une démocratie délibérative - civic tech civictech

 

Manifeste « Pour une démocratie délibérative »

 

Frank Escoubès, co-fondateur de bluenove, frank.escoubes@bluenove.com

Maxime Barbier, VP Public, maxime.barbier@bluenove.com

 

  • Un outil civictech de concertation est d’abord un outil « civic » avant d’être un outil « tech ». Il est conçu dans un esprit de responsabilisation du citoyen, qui respecte son « expertise profane ».

 

  • Un outil civic tech de concertation s’inscrit dans une logique de démocratie délibérative.

    Ce n’est pas une course à la participation souvent vide de sens et avec peu d’impact sur le processus de décision mais la recherche d’idées et solutions travaillées, problématisées et argumentées. Il en ressortira des propositions convaincantes.

 

  • Un outil civic tech de concertation qui ne s’adresserait qu’aux citoyens serait caduque (principe de représentativité).

    • Il doit aussi permettre l’expression des parties prenantes constituées, des représentants bénéficiant d’une délégation de parole et des experts.
    • Toutefois, l’outil civic tech doit faire en sorte que ces expressions ne bénéficient pas d’un poids supérieur à celui des citoyens s’exprimant en leur nom propre.

 

  • Un outil civic tech de concertation n’est pas un objet autonome.

    • L’intelligence collective ne s’auto-organise pas, seuls les questionnaires, les votes et les appels à idées sont peu exigeants en animation et en organisation ex-post de l’information.
    • Il ne viendrait à l’idée de personne de ne pas animer une réflexion collective en salle. Un outil digital nécessite un accompagnement au moins équivalent à celui d’une démarche physique.

 

  • Un outil civic tech de concertation doit s’enrichir de contributions collectées en présentiel.

    • Car le présentiel permet d’accélérer l’engagement et de partager des informations qui sont mal véhiculées en ligne.
    • Car le présentiel permet d’associer des populations peu enclines à utiliser des outils numériques pour s’exprimer.
    • L’association du online et du offline est donc par nature vertueuse. L’outil civic tech doit être pensé en conséquence.

 

  • Un outil civic tech de concertation doit respecter l’intelligence du co-design.

    • Il doit accueillir une évolution des modes de questionnement au fur et à mesure du débat, au travers de phases distinctes. Car on ne résout pas collectivement un problème en posant les mêmes types de question du premier au dernier jour. Dans un processus de concertation abouti, plusieurs phases se succèdent : appropriation et problématisation, idéation collective, approfondissement, vote, mise en action.

 

  • Un outil civic tech de concertation nécessite une charte d’engagement entre initiateur et participants.

    Cette charte d’engagement est un contrat moral. Elle peut intégrer les requis suivants :

    • Droits et devoirs des participants (sélection) :
  • Je ne suis pas ‘propriétaire’ de mon idée, elle est un bien commun.
  • Je ne suis pas anonyme, je m’engage au titre de mes idées.
  • Je peux contribuer sans être décisionnaire, même si je vote.
  • Je peux réagir à une synthèse partielle ou partiale opposable.
  • Je peux faire partie de la solution mise en œuvre.
    • Droits et devoirs des mandants (sélection) :
  • Je protège les idées de chacun jusqu’au terme de l’exercice.
  • Je ne recherche pas un consensus forcé.
  • Je respecte un principe démocratique : 1 personne = 1 voix (égalité de visibilité, de prise en compte et de vote)
  • Je respecte un principe de transparence : toute l’information est accessible à tous en tout temps.
  • Je respecte un principe d’auditabilité : transparence des modes opératoires (dont technologies / algorithmes).

 

  • Un outil civic tech de concertation ne produit pas un plus petit dénominateur commun, un consensus mou, un train d’évidences.

    • Il acte les dissensions éventuelles.
    • Il présente l’ensemble des options discutées.

 

  • Un outil civic tech de concertation n’est pas un concours de popularité.

    • S’il se repose excessivement sur les votes binaires (pour / contre) d’une communauté, il prend l’écume pour la vague.
    • Les votes peuvent avoir une fonction d’aide à la priorisation, le plus tardivement possible dans le processus, et pour comparer des options équitablement défendues tout au long de la concertation. Plusieurs modalités sont possibles (votes par jeton, évaluation multi-critères…)

 

  • Un outil civic tech répond à 4 grands principes de restitution.

    • Principe d’imprévision : le résultat n’est ni anticipé ni prévu au démarrage.
    • Principe de parallélisation : les maturités et vélocités d’expression des idées varient.
    • Principe de traitement des biais cognitifs : les principaux biais cognitifs opposables sont traités (biais de confirmation / d’ancrage / de groupe / de hiérarchie / de bulles filtrantes).
    • Principe de capitalisation : les contenus de la concertation sont synthétisés en permanence. Ils font l’objet d’une restitution finale formalisée et publiée.

 

  • Un outil civic tech, enfin, n’a aucune raison d’être s’il n’est pas lié à une recherche d’impact (économique, social, démocratique…)

    • Les recommandations sont présentées aux décisionnaires, identifiés en amont de la concertation.
    • Les décisionnaires ne sont pas liés aux recommandations (recommandations « non contraignantes ») mais ils s’engagent a minima à motiver leur refus de les suivre.

 

 


Présidentielles 2017

Présidentielles 2017 : Jean-Luc Mélenchon et les CivicTech

20 avril 2017 • By

A quelques jours du premier tour des élections présidentielles, CivicTechno a interrogé les candidats sur leur vision des CivicTech. Troisième épisode avec la vision du candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

CivicTechno.fr est un site apolitique dédié aux technologies civiques, l’ensemble des 11 femmes et hommes politiques prétendant à la fonction suprême de l’État ont reçu le même questionnaire et leurs réponses sont diffusées ici sans filtre ou sélection partisane. 

 

Les Civic Tech aujourd’hui en France ?

Mélenchon France Insoumise Civic Tech CivicTech

La technologie permet un rapport plus direct et horizontal entre les citoyens et leurs représentants politiques. Ceci est bien entendu une avancée positive mais elle est loin d’être suffisante dans son utilisation actuelle et ce pour au moins deux raisons :

  1. la fracture numérique touche encore un bien trop grand nombre de nos concitoyens. Elle peut être sociale, générationnelle ou territoriale. C’est également une fracture dans les usages. Cette disparité porte gravement atteinte à l’égalité entre individus (accès aux services publics dématérialisés, liberté d’expression, partage de la culture et des savoirs). Il faut donc s’y attaquer afin que les technologies soient garantes d’une réelle représentativité ;
  2. le régime de monarchie présidentielle actuel dans lequel un individu élu tout les 5 ans concentre l’essentiel des pouvoirs sans possibilité pour les citoyens d’agir sur ses décisions. Il nous faut donc changer de régime institutionnel, rendre le peuple souverain et favoriser une réelle participation citoyenne notamment via les Civic Tech.

Le rôle de l’Etat est bien entendu primordial dans le renouveau démocratique, la participation collective pour les affaires publiques et l’établissement d’un rapport de confiance entre les élu-e-s et les citoyens.

 

Les CivicTech et la campagne de Jean-Luc Mélenchon ?

La campagne de la France Insoumise accorde une place centrale aux nouvelles technologies et à Internet. La plateforme principale est basée sur Nation Builder. Au delà de l’outil, c’est la stratégie de campagne, qui ne repose non plus sur des partis et des directives mais sur l’implication du plus grand nombre et l’intelligence collective, qui fait la différence.

Ainsi, notre programme – L’Avenir en Commun – est le fruit d’une réflexion collective qui s’est traduite par des milliers de contributions via la plateforme. Par ailleurs, de nombreuses initiatives de campagne sont issues de sympathisants ou militants auto-organisés via Internet. Le Discord Insoumis par exemple a développé des outils de campagne innovants et percutants (jeu vidéo Fiscal Kombat, Mélenphone, etc.).

Mélenchon France Insoumise Civic Tech CivicTech 2

Tout a été mis en œuvre pour protéger la vie privée des utilisateurs qui utilisent la plateforme. La protection des données personnelles et la renégociation du Privacy Shield sont des priorités de notre programme Numérique. Vous en trouverez le détail dans le livret thématique qui lui est consacré.

 

Quelle place pour les technologies civiques dans le programme de la France Insoumise ?

Les Civic Tech et l’utilisation des nouvelles technologies dans la vie démocratique constituent un tournant dans notre représentation et notre rapport vis à vis de la politique.

Ainsi, la transformation du fonctionnement des pouvoirs publics pour plus d’efficacité et plus de démocratie dans la prise des décisions est une priorité majeure. Les outils de budgets participatifs, de co-écriture des lois, de mise en relation des citoyens avec leurs représentants se multiplient. Il faut développer leurs usages et les modes de concertation afin que les citoyens puissent contribuer de la façon dont ils le souhaitent, via les outils numériques et/ou le débat présentiel. Cette participation doit s’appuyer sur l’éducation populaire et les mouvements citoyens. Les débats entamés et les décisions prises lors des assemblées hors ligne doivent pouvoir se poursuivre en ligne afin de faire participer le plus grand nombre. Cette participation en ligne ne doit pas être simplement esthétique. Ainsi, la loi République Numérique portée par Axelle Lemaire fut une initiative à saluer. Cependant, nous déplorons le résultat qui démontre que ce fut plus un outil de communication qu’une véritable volonté de co-construction de la loi.

Mélenchon France Insoumise Civic Tech CivicTech 3

Nous présentons donc des propositions concrètes pour la e-Démocratie, issues du livret « Notre révolution numérique » :

  • Généraliser, dans le cadre de la 6e République, la conception collective des textes de loi avec les citoyens, les propositions les plus soutenues par les internautes pourront être débattues au Parlement dans le cadre du référendum d’initiative citoyenne.
  • Reconnaître le droit de pétition numérique, encadrée par la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) qui pourra accorder une carte électorale numérique sécurisée.
  • Favoriser dans chaque collectivité des hackathons civiques, c’est-à-dire des événements réunissant des citoyens, des élus, des développeurs dans un but d’améliorer des outils donnés. Les solutions développées dans ce cadre deviendront un bien commun. • Développer les projets de gouvernement ouvert et systématiser la publication en open data des données publiques détenues par les collectivités territoriales. • Garantir la diffusion en ligne et l’archivage de l’ensemble des travaux de la Constituante (cf. livret thématique « Changer de République pour faire place au peuple » dans la même collection).

 

Propos recueillis auprès de Charlotte Girard, co-responsable du programme de la France Insoumise